‹ Paroisse de Charlesbourg [microforme]Chapitre 25 sur 57 · acte de piété lorsque la connaissance en a is venue juan Eye CL · texte numérisé non relu

acte de piété lorsque la connaissance en a is venue juan Eye CL

ème TT y a à la voüte un petit navire se ndu, Coup d'essaie et offrande à Nt.

Charles d’un nommé Charles Cassavant pour se mettre sous sa protection dans la profession de charpentr'er de marine qu’il voulait embrasser.”

I y avait autrelois dans la plupart dés églises, même à la cathédrale de Québee, un petit navire ainsi suspendu à la voûte.

C'était une sorte d'ez-volo en souvenir de la destruction de Ja flotte anglaise aux Sept-[sles, en 1711, qu'on attribut aux prières qu'on fit alors partout, mais surtout à Québec où on invoquait avec erande confiance et grande piété la protection de la sainte Vierge. Ce fut aussi en reconnaissance de cette protection que l'église de Ia Basse-Ville fut alors dédiée

Notre-Dame de Ja Victoire.

Ces petits navires, suivant quelques uns, avalen. aussi une siénification MmvysStique et représentaient la barque de Saint Pierre, ou le vaisseau de l’église, de même que le ceq du clocher, qu'on appe-

(1) L'usage ” l'offrande et de l'instrument de paix n'existe plus.

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lait le coq gaulois, rapnelait le coq dont le chant précéda la chüte de Kaint l'ierre, et était aussi la fieonre emblématique de la vigilance du pasteur. Pourquoi donc ces deux souvenirs emblématiques du temps passé tendent-1ls à disparaitre complètement ?

Une lettre dr M. Morisseaux, du 21 septembre 1767, fait connaitre qu'alors les habitants de Ja partie du territoire de Charlesboure, qui forme aujourd'hui la paroisse de KNaint-A mbroise, présentèrent en ce temps-là à Mer Briand une requête demandant à former une paroisse séparée etaavoirunceuré pour les desservir, Cette démarche fut faite à la sugoestion secrète du Père Granit, Jésuite, qui était depuis longtemps chargé de In mission des Hurons de la Jeune Lorctte. I parait que le Père Girault, voulant faire comprendre à M. Morisseaux. qui s'opposait à la division de la paroisse, l'opportunité, ou plutôt 1x nécessité de frire cette division, refusait quelquefois d'aller administrer les malades qui étaient bien plus près de lui que du curé de Charlesbourg, et dont à la vérité il n’était pas chargé. Mais M. Morisseaux se donnait beaucoup de peine pour suflire à tout,

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car il était persuadé que cette demande était prématurée et que, en divisant la paroisse alors, on ferait deux paroisses pauvres et incapables de subvenir aux dépenses nécessaires pour l'entretien des deux églises et des dépendences, et incapables &ussi de faire vivre les deux curés convenablement. * KReprésentez - vous, écrivait M. Morisseaux à Mer briand, d'une manière assez originale, les deux pasteurs qui auront le courage de régir ces deux nouvelles paroisses comme deux moutons de printemps ; ils seront tondus, ils ne pourront faire que des pasteurs de canicule, desservir pendant le temps des chaleurs et s'enfouir en terre pendant le reste des autres saisons pour en éviter les rigueurs.” La division de Ja paroisse fut remise à plus tard.

M. Morisseaux était un homme d'esprit et bien aimé de ses supérieurs ecclésiastiques et civils. Il était en bon rapport avec les principaux ofliciers anglais, après la conquête, et surtout avec le gouverneur Carleton, plus tard Lord Dorchester.

C'était bonne politique des deux côtés ; le clergé qui se trouvait par circonstance à la tête du petit peuple Canadien ruiné et découragé, avait besoin de gagner les

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bonnes grâces des nouveaux maitres du pays, et, d’un autre coté, ces nouveaux maitres avaient besoin de se concilier le clergé et par lui le peuple Canadien, et ils recevaient de Londres des instructions dans ce sens. C’est ce que comprenait M. Morisseaux et bien d'autres curés, ainsi que le gouverneur Carleton luimême, Ce dernier donc assista, en compagnie de plusieurs officiers, un jour de la fête de Saint Charles, au diner que M.

Morisseaux donnait ee jour-là à plusieurs confrères réunis chez lui pour la fête de la paroisse, qui était alors d'obligation et célébrée avec toute la solennité d'une fête de pren ‘ère classe. Carleton assista mème à l’oflice des vêpres avec ses amis ; mais cela ne fut pas du goût de tous ses confrères ; on fut presque scandali:sé de la tenure de ces Messieurs à l’église et on s'en plaignit à l’Evèque. M. Morisseaux n'eut pas de peine à justifier sa conduite dans cette circonstance et à faire voir qu'il avait agi sagement, en les invitant à assister à l'office de l’aprèsmidi, bien qu'ils fussent protestants, d'autant mieux qu'ils n'avaient rien fait d'insultant pour le culte catholique et s'étaient contenté d'examiner, d'écouter

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debout ou assis lorsqu'il fallalts’agenouiller (ce qui surtout avait déplu) et d'échanger leurs observations On n'était pas accoutumé à voir des protestants dans les églises et on avait tant de raisons alors d'être préjugés contre les Anglais !

Comme nous l'avons déjà remarqué, M. Morisseaux, à raison de sa faible santé, était souvent obligé d'avoir recours aux services de ses confrères, et surtout de ses confrères de Québec, aussi voit-on qu'en 1765 particulièrement on paya “pour voiturage des prêtres d'aller et venir pour Îies besoins de la paroisse, le curé malade et paiement du bac (1) et plusieurs fois en conséquence 48 livres.” Cependant. il fut obligé de rester sans vicaire depuis le départ de M. Marcou, en octobre 1760, et 1l resta ainsi seul jusqu'à sa mort, arrivé le 26 mai 1774, à 4 heures du matin, dit son acte de sépulture ; car 1] y avait grande disette de prêtres dans Îles premières années après la conquête et plusieurs paroisses même n'étaient desservies que par voie de mission M. Morisseaux étant bien malade et presque mourant eut cependant encore le courage de faire, huit jours

(1) Pour passer la rivière Saint-Charles.

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