‹ Paroisse de Charlesbourg [microforme]Chapitre 27 sur 57 · MONSIEUR FRANÇOIS BOREL · texte numérisé non relu

MONSIEUR FRANÇOIS BOREL

12ème Desservant et 4ème Curé.

Aussitôt après la mort de M. Morisseaux, Mgr Briand nomma pour le rem-

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placer M. François Borel qui avait si son vicaire et qui était alors curé de Sainte- Foye, M. Borel se hâta de faire ses préparatifs de départ et d'aller prendre possession de sa nouvelle cure de Charlesbourg où il avait laissé une partie de son cœu:

lorsque, étant vicaire dans la paroisse, il avait été obligé de s’en éloigner 18 ans auparavant Il y était déjà installé dès le 9 juin 1774 comme curé, car ce jour là il fit un Has et, dans l'acte qu'il en dressa, il prit, comme M. Morisseaux, le titre de missionnaire qu'il continua de prendre jusqu'à son dépait de Ja paroisse.

L'abbé Tanguay semble ignorer que M. L'orel a Cté louet: mps à Charlesboure, d'abord conme vicaire et ensuite coinmme euwé: et il fait erreur lorsqu'il dit qu'il est mort à Nainte-Fove, car 1] est mort à l'Hôpital Général et a ét5 enterré à Kainte- Foye.

L'année qui suivit celle de M. Borel comme curé. 1775, eut lieu l'invasion du pays et l'attaque de Québec en décembre par les Américains. C’est ce qu'on a appelé l'année ou la œuerre des Bostonnais. [l est probable que plusieurs paroissiens de Charlesbourg furent alors enrôlés comme miliciens ; mais nous re connais-

sons aucun document quile prouve. Tout ce que nous avons pu trouver à ce sujet, relativement à la paroisse, c’est que, pendant les mois de décembre 1775 et de janvier 1776, deux ecclésiastiques de Québec, en congé à cause de l’état de siège de la ville, étaient au presbytère de Charlesbourg et signèrent plusieurs fois comme témoins dans Îles récistres.

C'étaient M. Derome, alors dia:re, que nous allons voir succéder à M. Dorel, comme euré,et M. Dufeaut ecclésiastique, plus tard vicaire-wénéral au Dnoe

Le 19 octobre 1777, M. Borel et les marvuilliers présentèrent une requête à Mer Brian afin d'obtenir la permission d'allonger l'église de 26 à 39 pieds. Dans cette requête on disait entre autres choses :

‘vù que les clochés sont d: gros frais, d uu grand entretien et de peu de duré 6, nous voudrions qu'en même temps qu'on élèverait le côté de l’église on élevât une tour de pierre à Îa manière d'Europe.” Ce plan, suggéré par M. Borel qui avait vu ces sortes de tour en France, aurait été du nouveau dans le pays, s'il avait été mis à exécution, car jusque là on ne voyait que des clochers à chevalsur le faite des églises, suivant l'expression d’un de

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nos anciens architectes ; mais Mer Briand, en accordant toutes les demandes de la requête, avait mis pour conditions que le tout serait soumis à l’approbation d’une assemblée de toute la paroisse, et la majorité de cette assemblée de la paroisse ne voulut pas y consentir. L'église resta donc telle qu'elle était et telle qu’elle est demeurée jusqu'à sa destruction. On refit seulement le clocher qui avait grand besoin d’ètre renouvelé.

M. Borel acheta, cette même année 1777, une paix d'argent qui existe encore parmi les vases d'argent de la sacristie. Ceci rappelle un usage dont il est bon de garder au moins le souvenir, comme de bien d’autres usages dont Ia mémoire se perd trop facilement. La paix était un petit instrument sur lequel était ordinaiïrement un crucifix, ou l’image de quelque saint, et que l’on présentait à baiser au petit elere qui devait faire la quête dans l’église, où passer avec Ia tasse, comme on disait autrefois, parce que cette quête se faisait, au moins à Charlesbourg, avec une petite tasse d'argent. Le clerc se présentait, portant un cierge placé au haut d’un bâton fleuri, à la balustre ou au pied de l'autel, lorsque le célébrant

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bénissait ie pain ou les pains qu'on offrait. À Charlesbourg on plaçait dans le cierge même l'offrañide en argent que celui qui rendait le pain bénit devait faire et qui était ordinairement un quinze sous (1).

M. Borel annait à bien entretenir l'intérieur et l'extérieur de son église et aussi à la fournir de tout ce qu'il convenait d'avoir pour la décence et la beauté du culte: il avait le zèle de Ia maison de Dieu. Dès les premières années qu'il passa à Charlesbourg 1l fit réparer Île clocher, la couverture de lPéglise, le crépis il acheta des ornements, des rideaux fit pe ue la chaire, le bane d'œuvre, le bane des chantres ; fit fuire le cierge pascal, dont on se sert encore aujourd’hui, qui couta 141 francs et fut doré à l'Hôpital Général. M. Borel ét: uit a la tête de tout et, comme en 1778, la d'pense excédait Ia recette, 11 prêta à la fab que une somine de 887 livre. <ur laquelle 31 abandonau 168 livres * oulant, dit le cahier des Délibérations, « ntribuer à lornement de son église.” Cependant les travaux qu'il fit exécuter, el ceux surtout qu'il voulait encore

avait, en 1775, un coffre-fort (ce n'était plus ta

boitte primitive) ‘fun sac de liars de nulle x alcur.””

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