‹ Paroisse de Charlesbourg [microforme]Chapitre 28 sur 57 · SOU · texte numérisé non relu

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faire, n'étaient pas du goût de tous les paroissiens—-il est si difficile de contenter tout le monde—et ces dissertiments Jui firent susciter des difficultés qui lengragérent à laisser Charlesbourg. * M. Borel

läissa Ja paroisse par mécontentement,

dit M. Payment, les paroissiens condescendant difficilement aux volontés de leur curé. [Is défirent une remise adossée au pignon du presbytère; c’est ce quiacheva de déterminer M. Borel à remettre sa cure à l'évêque qui l'accepta, M Dorel se retira alors (vers le 20 juillet 1786, son dernier acte dans les recistres étant du 19 juillet,) chez les Récollets dont il était oœrand ami. Peu de temps après, à Ja demande réitérée des habitants de Sainte- Foye, il accepta la charge de curé de cette paroisse et il en remplit les fonctions jusqu'au moment de sa mort qui arriva le 5 février 1792. Il mourut à l'Hôpital Général... à l'âge de 64 ans et 7 mois. Deux jours après sa mort, le 7 février, il eut un service à l’Hôpital- Général, chanté par le Grand Vicaire Gravé et auquel assistait celui qui devait le remplacer à Churlesbonre, M. Derome.

Son corps fut ensuite transporté à Sainte- Foye où 1l fut enterré Le 9 après avoir été

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PAROISSE DE CHARLESBOURG 143 s les exposé deux jours —(dit l’acte de l'Hôpital enter Grénéral) S Jui On ne voit pas qu'il y ait eu de visite N2'a- épiscopale à Charlebourg pendant le Borel règne de M. Borel comme curé.

lent, Ldes- MONSIEUR JACQUES DEROME DIT DESCARleur REAUX son 13ème Desservant et 5ème Curé.

leva * sa Après le départ de M. Borel et en orel attendant l'arrivée de son successeur M. son Derome, dont le 1% acte dans les régistres du est du 14 août suivant, M. Hubert, plus tait tard Evêque de Québec, et M. Robert, la plus tard Vivaire Général et Supérieure ite- du Séminaire de Québec, et alors curé de ‘tte Berthier de Bellechasse, desservirent alter- )ns nativement la paroisse où ils firent un IVa mariase, un baptéème et six sépultures tal d'enfants.

Contrairement à MM. Morisseaux et Borel, ses deux prédécesseurs, M. Derome

a ]- prit le titre de curé dès le premier acte re qu'il inserivit dans les régistres, Il ait signait : Derome P'eseulement. L'abbé Le. Tanguay dit de lui: “Né à Québec, le 16 Le- octobre 1752, fils de Joseph Derome et de

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avril 1777; 1777, curé de Ste-Anne de Beaupré et de lAnge Gardien ; 1786, curé de Charlesbourg où il décède le 30 septembre 1808.”

Avec M. Derome commencent les souvenirs traditionnels de la paroisse. Il y a peut-être encore à Charlesbourg quelques octogénaires qui ont été baptisés par lui, et tous les paroissiens un peu âgés ont souvent entendu leurs parents parler du temps de M. Derome qu'ils avaient connu et dont ils avaient gardé un bon souvenir.

M Derome était le grand oncle maternel de notre poëte national Octave Crémazie et de ses deux frères Jacques et Joseph dont le nom est éteint. Madame veuve Joseph Crémazie possède le portrait à l'huile de cet ancien et bon curé de Charlesboure et elle s'est engagée à le laisser après sa mort à la fabrique de cette paroisse qu'il a desservie pendant au-delà de 22 ans. Ce sera un précieux souvenir et le commencement peut-être d'une galerie des portraits des curés de Ja paroisse bien propre àorner la magnifique sacristie qu'on est à construire (1).

(1) Le 27 juillet IS07 se fit à Charlesbourg, par M, Derome, le mariage de Jacques Crémazie marchand, père

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“ Lorsque M. Derome arriva à Charlesbourg, dit M. Payment, il y trouva une congrégation en mauvais ordre ; c'était une vieille bâtisse en pierre ; il n'y avait pas de sacristie, [se mit à l'œuvre en arrivant et 1l réussit à faire construire une sacristie et un local pour les Congréganistes.” C’est la très-petite sacristie à la suite de laquelle était la chapelle de la congrégation que les anciens de Ja paroisse ont vue avant 1830.

Il y'avait longtemps que la paroisse de Charlesbourg n'avait pas eu Fhonneur et le bonheur de recevoir la visite de son premier pasteur, (à raison du grand âge de Mer Briand et des infirmités de son successeur Mor D'Exolis) lorsque Mer Jean François Hubert. fit sa visite épiscopale, le 23 juillet 1789.

Ce Prélat ordonna qu'à l'avenir quand un banc viendrait à vaquer il serait crié, conformément à l'ordonnance du 9 juin 1723, et adjugé au plus offrant et dernier enchérisseur et que le prix de l’adjudication serait payé chaque année, au lieu de

des trois frères Crémazie, avee Marie Anne Deschônes, fille de Germain Deschènes et de Marie Anne Derome sœur de M. le curé Derome.

la rente que lon avait toujonrs payée jusqu'à ce moment Jà. Il permit de prendre dans le coffre l'argent nécessaire pour la réparation de la grande porte de l'église, attendu que la misère de la présente année mettait les habitants de paroisse hors d'état de subvenir à cette dépense.

La seconde visite épiscopale que reçut M. Dérome fut celle de Mer Pivcrre Denaut qui eut lieu le 12 juiliet 1798. Il ne fit aucune ordonnance,

La troisième visite fut celle de Mer Jos. Oct. Plessis, le 26 mai 1807. Il alloua les comptes de la fabrique et ordonna entre autres choses, de faire placer dans le jubé autant de bancs qu'il en faudra pour remplir lespare resté vide

Pendant que M. Derome était curé il se fit une orande amélioration pour les habitants de Charlesbourg, si souvent obligés d'aller à Québec; ce fut la construction, en 1787, d’un pontsurlarivière saint Charles, auquel on donna le 0m de Pont Dorechester, qu'il porte encore aujourd'hui, en l’honneur de Lord Dorchester, alors gouverneur du pays. Jusque-là il avait fallu passer la rivière sur un bac et on voit par les comptes que

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tous lesans la fabrique payait une certaine somme, surtout à la fête de Saint Charles ‘“ pour le passage des prêtres.” Le premier ou plus ancien passager connu de ce bac de la rivière Saint Charles, est Jacques Glinel (on dit à tort D'nel), premier ancêtre de Ja famille de ce nom à Charlesbourg, auquel le père Rafeix, Jésuite, baïlla et délaissa pour trois ans, le 24 mars 1686, à titre de loyer, le passage de la rivière Saint Charles.

Il y avait sur ce premier pont, détruit plus tard par un incendie, deux petites maisons où malheureusement les passagers pouvalent se procureur des boissons qu'on y plaçgait en coutrebande et auxquelles on donnait le nom de petite bière d’epinette. Les piétons payaient autrefois un sou pour leur passage sur ce pont, qui eut longtempspourgardien,ou plutôt pour gardienne, la bonne femme Villeneuve, véritable virago, célèbre par ses allures et ses goûts masculins. Pour s'amuser un jour et aussi pour l’engager à débiter une partie de son riche répertoire de gros mots, plusieurs jeunes ouvriers qui travaillaient au nord de la rivière Saint Charles passaient le pont, après leur journée, ayant chacun d’eux un de leurs com-

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