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PARN;SSE DE CHARLESBOURG

généreux et compatissant le faisaient aimer de tous ceux qui avaient quelques rapports avec lui. C'était un de ces hommes qui peuvent avoir des adversaires, mails qui ne sauralent avoir des ennemis. Mais son cœur était plus grand et plus large que sa b'urse, et, lorsqu'il ’avait pas l'argent qu'on lui demandait n pur don ou à emprunter, il lempruntait lui-même pour rendre service. Il ne pouvait refuser, C’est ainsi qu'il est mort endetté de plusieurs centaines de piastres que sa succession n’a pu payer.

N1 les paroissiens Jui étaient attachés, il ne leur était pas moins attaché luimême ni moins dévoué. Cependant, il fut quelque temps d’abord persuadé qu'il n'était pas propre à desservi ir Charlesbourg, et il ne pouvait s'empêcher de regretter Ja paroisse de Sainte-Marguerite qu'il avait laissée et, le 24 août 1849, il demanda à Mer Signay à y retourner ; mails ce projet ne put avoir de suite.

M. Payment en fut d'abord contrarié, mais la tournure de son caractère heureux ne lui permettait pas de se livrer longtemps au chagrin et à la mélancolie.

Il se consola donc bientôt, mit de nouveau la main à la charrue sans plus regarder

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C’est pendant que M. Payment était curé, le 28 janvier 1850, que fut érigée canoniquement par Mgr Turgeon, et civilement, en 1856, la paroisse de KSaint- Edmond de Stoneham et de Tewsbury comprenant ‘‘ une partie des fiefs et seigneuries de Saint-Joseph de lEpinay, d'Orsainville, de Notre-Dame des Anges, de la Trinité, de Grand Pré et de Boure la Reine, paroisse de Saint-Charles de Charlesbourg.” C’est le dernier démembrement de la paroisse, mais il faut bien remarquer que le territoire ainsi séparé de Charlesbourg ne renfermait point d'habitations.

Le 12 du mois d'août 1850, Mgr Turgeon, qui n'était encore que Coadjuteur de Mgr Nignay, fit sa dernière visite épiscopale à Charlesbourg et entre autres ordonnances qu'il fit fut celle de laisser le foin du cimetière sur le lieu même, et défendit de le donner où de le vendre.

Le 25 septembre de cette même année, il y eut une assemblée des marguilliers dans laquelle on décida de vendre les terres de Vide-Poche et de la Rivière

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Jaune données à la fabrique par M. Bedard ; mais ce ne fut que le 27 octobre 1855, qu'une nouvelle assemblée des marguilhers autorisa M. Payment et lemarguillier en charge, Louis Cloutier, à prendre les mesures nécessaires “ pour mettre la fabrique de Charlesbourg en droit de disposer par vente ou autrement des propriétés léguées par M. Bedard pour l’école du Trait-Carré.”

Le 5 décembre de cette même année 1855, M. Payment reçut une lettre de l’'Agent des Terres de la Couronne relativement au banc seigneurial. On sait que les Seigneurs avaient droit à un banc particulier dans les églises situées dans leurs seigneuries, lequel droit leur a été enlevé, ainsi que les autres droits honorifiques dont ils jouissaient, lors de l'abolition de la tenure seigneuriale.

L'Agent des Terres de la Couronne informait M. Payment dans cette lettre qu'un ordre en Conseil, sanctionné par le Gouverneur Général, le 27 novembre précédent, déclarait que le Gouvernement permettait aux fabriques des paroisses situées dans les seigneuries appartenant à la Couronne de disposer, comme elles l’entendraient, du banc seigneurial jusque

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là réservé dans chacune de ces paroisses.

Comme à Charlesbourg les Keigneurs primitifs étaient les Jésuites, dont les biens sont encore aujourd'hui au pouvoir du gouverment, on voit pourquoi celui-ci remit à la fabrique de Charlesbourg le banc seilgneurial qui ft alors ‘vendu suivant le règlement passé pour les autres banes.

Le 4 juillet 1856, Mer Baillargeon, Evêque de Floa, Coadjuteur de Mgr Turgeon et Administrateur du Diocèse, fit sa première visite épiscopale à Charlesboure. (Cinq ans apres. le ler juillet 1861, le méme Evèque n'étant encore qu'Adiministrateur, fit une seconde visite épiscopale pendant laquelle il approuva une résolution de Ja fabrique tendant à donner $100 à M. Payment en sus des $120 déja allouées, afin de Jui aider à payer un vicaire dont 1} avait besoin à raison de Ja maladie mortelle dont il était atteint et qui devait le conduire au tombeau. Cette demarche spontanée des marguilliers en faveur de leur curé fait comprendre comme on aimait à lui donner des preuves de la sympathie qu'on avait pour lui.

En 1858 M. Payment introduisit dans l'église une amélioration à laquelle l’ex-

cellent chœur de chantres qu'il y a à Charlesbourg s’empressa d’applaudir Île premier. Après avoir fait agrandir le jubé il y fit placer un harmonium. Cet instrument, qu'on s’efforçait alors d’introduire dans toutes les églises et qu’on a le bon goût aujourd'hui de remplacer par un orgue, lorsqu'il est possible de le faire, à rendu et rend encore de bons services. Comme il est moins dispendieux et occupe moins de piace que l'orgue, la plupart des fabriques ont pu se le procurer, et puis il a puissamment contribué à répandre le août de la musique. À Charlesbourg il a préparé les voies à l'achat de l'orgue magnifique qu'on entend raisonner aujourd'hui dans l’église et que M. Beaudry, successeur de M.

Payment, a fait installer, pour répondre aux vœux des paroissiens.

Depuis le commencement de février 1861 jusau'à sa mort, arrivée le 22 novembre, M. Payment fut toujours plus ou moins gravement malade et, pendant ce temps, il eut successivement pour lui aider M. Epiphane Lapointe, en mars et avril, puis M. F.-X. Plamondon en mai, juin et jusqu'au 15 juillet. M. Frs-[onace Paradis vint alors passer quelques jours

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avec M. Payment et au milieu du mois d'août M. Bureau fut nommé vicaire et après la mort de M. Payment il fut nommé Desservari,

M. Payment fut enterré dans le chœur de l'église de Charlesbourg, le 25 novembre par Mer Daillargeon en présence de 30 piêtres et d’un grand concours de peuple.

MONSIEUR JOSEPH AIMÉ BUREAU 13ème Desservant.

Monsieur Joseph-Aimé Bureau, né le 5 février 1883, à l’Ange-Gsrdien, ordonné prêtre à Québec, le 14 septembre 1859, et aujourd'hui curé de Saint-Nicolas, a desservi Charlesbourg depuis la mort de M.

Payment jusqu'au 1° octobre de l’année suivante 1862

Pendant cette desserte de M. Bureau, le 30 mars 1862, il fut décidé que la fabrique achèterait une calèche dont les paroissiens devront se servir pour transporter le prêtre, lorsque celui-ci portera le Saint-Viatique aux malades. Rien de plus convenable, et dans quelques paroisses même aujourd'hui on fait encore

mieux, on conduit ie prêtre dans un beau

carrosse avec fanneaux pour la nuit. Mo:

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autrefois. Dans notre jeune âge :l n'y avait pas un seul quatre-roues où waggon à Charlesbourg On ne se croyait pa en mryen, ou plutôt on ne croyait pas qu’ii était de son état d' rouler carross cela ne pouvait convenir qu'aux œeols de la ville. 1 n'y avail quelques rares calèches, énormes leur solidité, leur ampleur et leurs orandes oreilles, avec deux porses cotés, et qu’on ne sortait cependant que dans les beaux temps de l'été seulome Muis, presque pour tous les cultivateurs, des petites charrette: ou cabriolets dont I sièce était durement porté

ressorts üe bois. C’étai avec ces di

nièrcs voitures qu'on allait prendre à l'église le prêtre qui apportait le Naint- Vincique aux rmalades. Celui qui conduisait Ja voiture par respert pour Île saint sacrement, ne prenait pas place sur le siège, à coté du prêtre, mais s'assevait

misérablement et comme il pouvait sui ie devant de cette voiture. Toujours une iuitre voiture, où u homme à cheval,

précédait, portant un fanal avec lumière

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et sonnant la cloche, qu'on appelle la loche des 1 des, vis-à-vis des maisons ibitées ou la rencontre de quelque personne. Autrefois dans plusieurs pa- 0 ortait pas le Saint Viatique 0 leurs voitures se mettre à

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au encore aujourd’hui à oir le respect et la piété ns au passage du prêtre

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imen étiennes, que l’on voit alors Jeu ures, S'avgenouiller et

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eu ir \ leurs voitures chargées

le grain, laisser leur instruments ara-

s, mettre bas leurs chapeaux et s'asenouiller avec les sentiments de la foi la plus vive pour adorer leur Dieu et Ini demander sa bénédiction !

Pendant la desserte de M. bureau, dans le mois de septembre 1862. on agita fortement la question du supplément de S120 que la fabrique payait au curé ; on voulait profiter de cet interrèwne pom

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faire retrancher, comme de fait il fut aboli et ne fut pas payé au successeur de M. Payment. D'abord le 7 septembre il y eut une assemblée dans laquelle on décida de s'adresser à Mer l’'Administrateur pour lui demander d’ôter à la fabrique l'obligation de payer ce supplément et d'en charger les emplacitaires de la paroisse. L’Administrateur goûta peu ce projet et fit demander aux intéressés par son secrétaire de le considérer de nouveau.

Le 15 du même mois 1l y eut donc une nouvelle assemblée dans laquelle on décida de présenter une requête pour le même but à l’Administrateur ; mais, dès le lendemain de cette assemblée, les emplacitaires qui, pour la plupart n'étaient pas présents et n'avaient pas pu par conséquent s'opposer à la mesure proposée, firent une contre requête alléguant que la fabrique pouvait payer ces $129 de supplément, que la charge serait trop forte pour eux qui étaient en petit nombre et que si toutefois on déchargeait Ia fabrique de payer ces $126, il faudrait en charger au moins tous les paroissiens indistinctement. Ils furent écoutés relativement à ce qui les intéressait plus particulièrement et finalement le °u-nlément fut aboli

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MONSIEUR AUGUSTIN BEAUDRY 19ème Desservant et 10ème Curé.

“Né à la Pointe-aux-Trembles (de Québec), dit l'abbé Tanguay, le 19 juin 1812, fils de Pierre Beaudry et de Félicité Delisle ; ordonné à Québec le 23 septembre 1837; vicaire à Québec; 1844, curé de Ste Famille. Isle d'Orléans ; 1847, curé de la Malbaie: 1862, (17 octobre) curé de Charlesbourg,” qu'il à desservi pendant 24 anset 20 jours. Etant malade M. Beaudry a laissé la paroisse, le 21 octobre 1886, et s'est retiré à l'Hôpital- Général oùil jovit d'un repos bien mérité par quarante neuf ans d’un ministère des plus actifs. Son zèle, pendant cette longue suite d'années, fut constamment secondé par une santé exceptionnellement bonne et que deux graves accidents seuis, auxquels tout autre que lui n'aurait pu survivre, ont pu lui faire perdre en partie dans l'été de 1886.

M. Beaudry a laissé un excellent souvenir de son séjour dans Îa paroisse comme curé dévoué a ses paroissiens, révulier en tout, ne regardant pas au travali et à la peine, et abusant en quelque sorte de sa forte santé pour remplir les

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