‹ Paroisse de Charlesbourg [microforme]Chapitre 45 sur 57 · LAS EU PAROISSE DE CHARLESBOURG · texte numérisé non relu

LAS EU PAROISSE DE CHARLESBOURG

devoirs de son ministère. Nous pourrions ajouter encore bien des choses à la louange de ce bon prêtre, mais ceséloges

mérités pourraient tomber sous ses -a : rds af ko. : nilité en serait blessée :

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M Paie: %:.;: loin d’être un finan- He on pit sh cœur large et généreux mn: Jui per ‘14 pas de laisser accumuler ] rgent n: ; su bourse ni dans le coffre le la fabrique et il avait laissé les affaires pécuniaires de cette dernière dans un état peu prospère. M. Beaudry, homme d'ordre par excellence, ne fut pas longtemps dans la paroisse avant d’inspirer et de rétablir, sous le rapport des finances, la confiance que M. Payment avait ébranlée et on n'hésita pas à lui permettre bientôt de

faire les dépenses jugées nécessaires, ou

du moins convenables. Ainsi en 1864 1l fit dorer la seul de l'intérieur de l'éciise res l'a fait repeindre en entlt en 1872. 1l fit iaire le jubé

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qui supporte l'orgue magnifique qui fut inauguré dans ‘automne de cette même année ; en 1874 il fit faire le second jubé ; en 1875 il engagea la paroisse à détruire le presbytère bâti par M. Roy et qui était déjà bien détérioré et devenu presqu’inhabitable parcequ'on n'avait pas donné à l’eau l’écout nécessaire. On décida done, le 13 juin 1875, de détruire le presbytère qui existait, et le 22 du mois d'août, il fut décidé qu'on le remplacerait par un presbytère beau et digne d’une paroisse comme celle de Charlesbourg. Il fut en eflet construit sur un beau plan et M.

Beaudry en prit possession, en 1876.

Le 7 juin de l’année précédente, 1875,

Mor l'Arche ‘vêq te Taschere U, aujJourd'hui Cardinal, fit sa première visite épi copale.

Mais ce qui fait surtout Te la gloire du règne de M Beaudrv à Char- L à our sont le= deux inst1 utions à l'établissement desquelle donné Île plus ora ncouragement » couvent

ha I Le linge Saltii P1. nd LUX quels ON àa( hit 1e no heure de Notre-Dame di Laurentid ot oùûvent du Trait-Carré y à dans presque toutes les paroisses + laces 1mp: ntes. par leur étendi

et leur population, ce qu’on appelle des coins noirs où vont se réfugier tous ceux qui n'aiment point le voisinage d’une église ou d'une maison respectable. “ Qui se ressemble se rassemble,” dit un proverbe, et c’est ce qui explique pourquoi on voit se grouper ensemble fous ceux qui ont des idées larges et avancées sur le droit de propriété, ceux qui aiment à noyer leurs chagrins dans l’eau de vie, ou qui simplement se complaisent dans le

far niente des italiens qu'on peut traduire

par repos non nécessaire, où mieux encore par paresse. La paroisse de Charlesbourg possédait done autrefois, en deça de la Côte à Crognette, un de ces petits coins que le Père Bedard appelait quelquetois Capharnaüm et d’où sortaient les vendeurs de pelles, de balais, de fraises, de framboises, de bluets...….. qu'on voyait sur les marchés de Québec. Les devoirs religieux y étaient souvent néglirés et cela faisait gémir un homme de bien, le brave et généreux Chevalier Muir, qui aimait à passer les beaux jours de l'été dans la paroisse de Charlesbourg qu'il édifiait par sa tendre piété et où sa mémoire est restée en bénédiction.

Non content d’avoir consacré une partie de sa fortune à faire prospérer l’œuvre

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le des si éminemment catholique du Bon Pas- S Ceux teur, qui le regarde à bon droit comme

d’une son principal fondateur, il voulut aussi

“Qui fonder à Charlesbourg une institution

1 pro- destinée à faire beaucoup de bien dansla arquoi partie de la paroisse où elle est placée, à CEUX une lieue et demie environ au nord de | :°s sur l’église. C’est un couvent et une belle ent à chapelle, dont le bon Chevalier a donné vie, ou la propriété aux Sœurs du Bon Pasteur 4 ans le de Québec qui en ont pris possession, | aduire | avec l’approbation de Son Eminence le encore Cardinal Taschereau. pi bourg Elles y donnent l'instruction telle que IF de Ja : désirée par le pieux Fondateur, c’est-à- COINS dire, que ces bonnes Sœurs font l’école

uefois aux enfants des deux sexes, et le dimanche s ven- elles font le catéchisme aux enfants et ses, de aux adultes.

voyait | Le Chevalir Muir, disent les “Annales

evoirs 1 de l’Asile du Bon Pasteur,” fit l'achat rés et d'une terre au prix de dix-huit cents | ien, le piastres ”...…...." C'est le 3 mai 1869, que

r, qui ; furent installées les nouvelles Mission- » l'été | naires. Tout faisait présumer qu'il se qu'il ! ferait un grand bien dans cette localité. où sa É Les parents étaient pleins de zèie pour

1 envoyer leurs enfants à l’école qui était

> par- à à peu près déserte avant l’arrivée des ï

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religieuses.” |

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‘17 août 1869. Première messe dans l'oratoire de la nouvelle mission. M. le curé Beaudry adressa quelques paroles d'édification à l'assistance composée de plus de cent personnes...

# La ferme donnée aux Religieuses par le Chevalier Muir fut convertie en maison à deux étages ayant pour nom Couvent et la libéralité de son Fondateur y adjoignit bientot une humble et pieuse chapelle qui à été solennellement bénite le 23 octobre 1876 (1). Mer l'Archevèque Taschereau présidait à se M ee ayant pour assistants Mgr L. FF. Cazeau, les Révérends Auclair, curé L Québec,

À. Beaudry, ne de Chase bodre P.

Lagacé, F. KR. Caserain, P. Roussel et Nap. Laliberté. Etaient présents M. le Chevalier Muir, es Honorables MM. d:

Boucherville, Garneau, Chauveau, Ouimet et Caron, MM. Murphy et Lesage.”

“ Le Révérend M. Lindsay a fait le

sermon de circonstance.’ “ Le 29 décembre 1876 nos Sœurs de St.- Pierre de Charl:sbourg recevaient (1) -Le 20 février de cette même année 1876 la paroisse en assemblée décida que la fabrique donnerait $550 à l’éta

blissement du village de Saint-Pierre,

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M. le >aroles sée de

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une très-précieuce relique: le corps de Ste. Vincence Martyre, que M. le Chevalier Muir s'était procuré par l'entremise de M. l'Abbé A. A. Blais alors à Kome et dont ilenrichit Ja pieuse chapelle de Notre-Dame des Laurentides.”

‘Le 18 février 1877 le Révérend M.

Laliberté, Aumônier de l'Archevéche a scellé Ja chas-e de Sie Vincence formant le tombeau de l'autel principal.

En annonçant au Chevalier Muirlenvoi du corps de sainte Vincence M. l'Abbé Blais lui disait, dans sa lettre du 29 octobre 1876, que ve Corps avait été béni solennellement, le ler octobre, par Pie [X, en présence d'un grand concours, et qu'il avait fait alors un splendide discours qu'il termina ‘en promettant une victoire éternelle à tous ceux qui auraient le courag: de marcher sur ses traces.”

Par l'entremise encore de M. l'Abbé Blais la chapelle de Notre-Dame des Laurentides a été enrichie, en 1876, d'une belle statue de Saint Pierre bénite de I:

main de lie IX et à laque le il a appliqué 50 jours d'indulgence à perpétuité, en faveur de toute personne qui en baisera le pied avec dévotion.

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