MONSIEUR NICOLAS DU BOS
5ème Desservant.
Monsieur Nicolas Du Bos, fils de Nicolas Du Bos et d’'Antoinette Caron, de la paroisse de Naint-Eloi, évêché d'Amiens, ordonné prêtre le 12 novembre 1684, fut aussitôt chargé de la paroisse de Charles-
bourg, qu'il desservit j Ja au mois d’octobre 1691.
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Dans la première année que M. Du Bos desservait la paroisse, M. Ango Des Maizerets, alors Vicaire-CGrénéral de Mgr de Laval, et qui reçut les comptes des années 1688, 1684 et 1685, avait fait une ordonnance, le 12 avril 1685, concernant les bancs de la chapelle placés dans l’allonge qu'on avait faite. Ces bancs, au nombre de 18, furent vendus par M. Du Bos, le 30 juin 1685. Ils avaient été faits par chaque propriétaire, et il est facile de comprendre que ce système, économique pour la fabrique, et qui se pratiqua encore plus tard, dut faire produire une curieuse collection de petits chefs-d'œuvre (1).
Le 5 mars 1690, l'année même du siège de Québec par Phips, M. Du Bose et ses paroissiens eurent l'honneur et le bonheur de recevoir la première visite de Mgr de Saint-Vallier qui approuva les comptes et ne fit aucune ordonnance.
(1) M. Du Bos fut absent une partie de l’année 1690.
Le 7 novembre 1686, M. Du Bos fit le baptême d'un enfant dont le parrain fut ‘Jean Savard, habitant de Saint- Antoine, paroisse de Lorette. ?’ C'est la première fois qu'il est fait mention d’un habitant à Lorette.
Le 30 août 1687, sépulggre d’un enfant de Chauvet, du Gros Pin. C’estli première fois, aussi, qu’il est fait mention de ce village.
C'était la première visite pastorale que
recevait la paroisse, car on ne oit pas que Mer de Laval y soit allé.
M. Du Bos fut créé Chanoine et Grand Pénitencier par Mgr de Saint-Vallier, le 14 août 1698, et il était confesseur des Ursulines à sa mort arrivée le 8 mai 1699. Il fut remplacé par
MONSIEUR ALEXANDRE DOUCET 6ème Desservant et ler Curé résidant.
Monsieur Alexandre Doucet a desservi la paroisse depuis le commencement de novembre 1690 jusqu'au milieu de janvier 1700. Il était né à Paris, et était fils de Jacques Doucet et de Marie Pinet ; il fut ordonné le 5 mars 1689, à l'Hôtel-Dieu de Québec, par Mgr de Saimt-Vallier, qui lui confia, l’année suivante, la desserte de Charlesbourg qu'il garda jusqu’à son départ définitif de la paroisse, en janvier 1700 (1)
(1) Lorsque M. Doucet prit la desserte de Charlesbourg,
' en 1690, il n’y avait encore das la paroisse, qui comprenait cependant alors le territoire Saint-Ambroise, que 1854
âwes, d’après le recensement de cette année là.
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C'est M. Doucet qui a fait bâtir le premier presbytère de la paroisse et il est aussi le premier prêtre qui a résidé à Charlesbourg, de même qu'il est le premier prêtre qui a été nommé curé et qui en a pris le titre. Avant lui les religieux et les prêtres du Séminaire de Québec qui desservirent la paroisse signaïient les actes qu'ils faisaient non pas comme curés mais comme faisant les fonclior” “uriales.
On ne voit pas par lescomptes de détails propres à faire connaitre le temps précis où fut bâti ce premier presbytère, ni le mode d'action qu’on employa pour faire cette bâtisse, ce qui porte à croire qu'il fut construit par les paroissiens seuls sans l’aide de la fabriqne. Ce qu'il y a de certain c’est Le ce presbytère était bâti le 30 décembre 1691, car ce fut Ià que se fit ce jour même l'assemblée pour l'élection d’un nouveau marguillier. Il est certain aussi qu'avant 1690 il n’y avait pas de presbytère (ni de sacristie, comme on le sait), car jusqu’à cette époque on faisaient les assemblées dans la chapelle, après diner ou après vêpres.
Nous avons vu que Mgr de Laval avait réglé par son mandement du 26 mars 1663 que les dimes seraient payées
au Séminaire de Québec. Ce règlement, qui pouv ait avoir sa raison d'être lorsqu'il n'y avait encore qu'un peu nombre de cures, devenait de plus eu plus impossible avec le nombre tou- Jours croissant des nouvelles paroisses érigées ; aussi fut-il abrogé par Mgr de Saint-Vallier, son successeur.
Ce prélat avait proposé, en 1692, plusieurs articles relativement à l’administration de son diocèse entre lesquels était le suivant : “Qu'il n'y aura plus des cures unies au Séminaire, à la campagne, et qu'aucun curé ne soit amovible ad nu- Lum superioris." (c'est-à-dire à la volonté du Supérieur) (Cet article, comme les autres articles, fut soumis d’abord à l’opinion de l'archevêque de Paris et du Père de la Chaise qui donnèrent l'opinion suivante : “ On ne pourra unir aucunes cures de la campagne au Séminaire que de l’antorité de Monsieur l'évêque et des lettres patentes du roi ; et sur l’amovibilité des curés on se conformera en Canada à la dernière déclaration du roi donnée e pour tout le royaume et °xphane en conséquence par les arrêts de Sa Majesté.” Le tout fut sanctionné par le roi, le 11 février 1692
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Conformément à ces disposition, la paroisse fut érigée canoniquement et M.
Doucet fut nommé curé inamovible, le 26 septembre 1693. Le 9 octobre suivant, Mer de Saint-Vallier chargea M. Du Bos, son prédécesseur dans la desserte de la paroisse, de l'installer en cette qualité de curé, comme en fait foi le do-
cument suivant: “ Nous Jean, Evèque
de Québec ayant jugé à propos d'éstablir la mission de Charlesbourg en véritable paroisse et luy donner un curé fixe et ayant jetté les yeux sur M. Doucet pour l'en pourvoir, le jugeant propre pour remplir cette place, Nous avons cru nécessaire de donner commission à M. Du- Bos, prestre et autre ecclésiastique sur ce requis de l’en mettre en possession sans faire la moindre difficulté.” “Fait à Québec ce 9 octobre 1693.”
M. Doucet prit solennellement possession de cette nouvelle cure, le 11 octobre, en présence de M. Du Bos et de plusieurs
paroissiens et on en dressa un acte bien
détaillé. (1)
(1) Le 7 octobre, dans l’acte de vaptême de Vincent François, fils de Vincent Beaumont, M. Doucet se dit pour la première fois ‘prétre®du Séminaire de Québec, curé de
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La fabrique possédait au Gros Pin, depuis plusieurs années, une terre qui fut vendue, en 1698. Le fermier de cette terre, ou de cette habilalion, comme on disait dans le temps, Jean Omier ou Aumier dit Poiiier, venu du Bourg de Cojeux, Evéché de Xaintes, et premier habitant du Gros Pin, n’était pas, parait-il, d'un caractère accommodant, car la fabrique eut avec lui plusieurs difficultés qui furent réglées par l’Intendant Demeules auquel on en appela. Ce Jean Aumier, né en 1650, épousa, le 19 février 1680, à Charlesbour, Anne Guévin. C’est le premier mariage mentionné dans les régistres de la paroisse.
La ne Le possédait aussi, vers Île mèmetemps, le Trait-Carré de l’ Auvere one, ou du roins en avait lusufruit, car en 1692 elle paie 9 livres “ pour ramasser le blé äe l'Auvergne.”
Pendant que M. Doncet était curé, le 2 juillet 1694, Mgr de Saint-Vallier fit sa seconde visite pastorale à Charlesbourg.
” jusqu’au 5 juiliet 1696 inclusivement et au 2
septembre suivan£ilsedit simplement ‘“ curé de la paroisse.” C’est probablement à cette dernière époque seulement qu’il a laissé le Séminaire pour aller résider dans le presbytère qu’il avait fait bâtir à Charlesbousg.
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