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Il alloua les comptes, mais il ordonna d'y entrer plus de détails. Ce prélat fit donc deux visites pastorales dans la petite chapelle couverte en paille.
C'est M. Doucet qui a présidé à la constrnction de l’église en pierre que l'église actue Ile a remplacé ée. Dès l’année 1688 on s'occ upait de la construction de cette église et une 1equête, signée par M.
Du Bos, alors missionnaire de la paroisse, et par les paroissiens, fut présentée N Mer de Saint-Valier afin d'obtenir l’autorisation nécessaire. Mer de Saint-Vallier donna bien volontiers cette autorisation ; mais les malheurs des temps, et surtout le siéwe de Québec par Phips, en 1690, avait fait retarder ces travaux qui ne purent commencer qu'en 1695. C’est dans cette année, en eftet, qu'on se mit à tirer de la pierre et qu'on engagea un maçon auquel on donna 60 livres en àcompte en passant le marché. L'année suivante, 1696, (en même temps qu'on couvrait encore la chapelle en paille) on fit faire de la chaux et on commença la maçonnerie. Les murs et la couverture furent faits pendant les deux années 1696 et 1697. Les bancs furent vendus dans le printemps de 1697, et la première
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messe a dû y être célebrée dans le cours de l'été de cette même année 1697.
On voit par les comptes que pour donner de l’encouragement et ranimer le cœur de ceux qui aidaient aux travaux de l’église, on leur donnait de l’eau de vie. C'était l'usage du bon vieux temps apporté, avec les chansons joyeuses qui l’accompagnaient, de la vieille France où “ le bon vin qui bannit le chagrin ” est encore resardé comme nécessaire en tout temps et en tout lieu. Mais ici dans la Nouvelle-France 11 n’y avait point de vin et on le remplaçait par la petite lame d’eau de-vie et par le petit coup d’ appé tit de la “liqueur qui réjouit le cœur.” Point de mal à cela, et vraiment on peut être mécontent contre l'abus qu'on à fait de la boisson, car c’est cet abus qui a nécessité l'établissement de la tempérance.
Avant d'entrer dans la nouvelle église M. Doucet avait passé un règlement pour la vente des banes, le 21 avril 1697, après vêpres dans le presbytère, et peu de temps après on les vendit conformément à ce règlement dont les principaux articles étaient que ceux qui occupaient des bancs dans la chapelle continueraient à les occuper, et après eux leurs enfants,
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Ts PAROISSE DE CHARLESBOURG FOR : dans la nouvelle église ; que la rente se- | \ rait payée tous les ans à la Naint Pierre, don- À dans la quinzaine; que l’église rentreta le a rait en possession des bancs non payés, $ . À six mois après le terme échu, et enfin que de à, tous seraient tenus de fermer leurs bancs Re à dans l’année, c’est-à-dire, d'y mettre des l'ac- “ portes. Puis on règla les dimensions de UC à ces bancs qui devaient avoir 54 pieds de ten- 73 dehors en dehors. (1) tout 5 Cette vente des bancs, qui se fit ati mois 1 la 5 d'avril 1697, porte à croire avec assurance VIn | Nu lame ? ('} Par ceïte vente des bancs on voit que dans l'ancienne étit f église la chapelle du côté de l’épitre était dédiée à l'Eafant Int ? Jésus et celle du côté de l’évangile à Saint-Joseph. Plus tre d tard, le 10 juillet 1731, on vendit “le banc le plus près de de { Penser de In ouHe tam côté de lépitre.”" Il oi Se ; croire qu'on avait chargé le nom de cet autel, on, ce qui est plus probable, qu'on appelait eet autel du côté de l'épitre | aussi bieu du nom de Sainte-Famille que du nom d'Enfant lise Jésus, parce c'était sur cet autel qu'on plaçait l'Enfant Dur Jésus à Noël.
rês Dar : cette ancienne église il y avait : 7 banes dans chade cune «ds deux chapeïles latérales, 49 dans les quatre rangées nt de la nef et 34 dans le jubé ; en tout 97 bancs. La rangée je du Banc-d'Œuvre avait 13 banes ; la 2ème, 10 bancs ; la, 3ème, 10 bancs, et la 4ème ou ceile de la chaire, 16 bancs. nt Le banc des Seigneurs ou des Jésuites, était ie premier de nt la rangée du Banc-d’'Œuvre ; le banc du Capitaine était 'e
premier banc de la 2ème rangée du côté de l’épitre.
Ces deux bancs ne payaient rien,
qu'on ne retarda pas à entrer dans la nouvelle église quoiqu'elle ne fut pas terminée à l’intérieur et que le clocher ne fut pas encore fait.
C’est M. Doucet qui a acheté, ou du moins qui a payé, en 1700, le tableau de saint Charles qui est audessus du maîtreautel de l’église actuelle et pour lequel il donna 380 livres. Ce tableau passe pour une bien bonne copie du tableau original qui est regardé comme un chefd'œuvre. C’est une belle relique du temps passé, vieille aujourd’hui (1887) de 1%7 ans et qui mérite d'être conservée avec soin. Plusieurs générations dans la paroisse se sont agenouillées devant ce tableau et ont aimé à le contempler.
M. Doucet, toujours malade et souffrant depuis quelques années, laissa la paroisse au mois de décembre 1700 (1) et alla demander la santé à un autre climat. Il se rendit à Port-Royal, où il mourut le 26 mars suivant (1701), à l'âge seulement de 44ans. Ilne put donc jouir longtemps du fruit de ses travaux et de la satisfaction qu'il dut éprouver en laissant la petite chapelle couverte en chaume pour
(1) Le dernier acte de M. Doucet dans les régistres est un acte de baptême, le 22 novembre 1700.
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faire les offices dans la nouvelle église qu'il venait de bâtir, et 1l a pu répéter ce vers de Virgile : Sic vos non vobis nidi-
ficatis, aves. C’est ainsi, petits oiseaux,
que vous ne Construisez pas vos nids pour vous-mêmes.