‹ Paroles d'un combattant: articles et discoursChapitre 23 sur 38 · LE GONGRÈS NATIONAL DE LA. R. A. G · texte numérisé non relu

LE GONGRÈS NATIONAL DE LA. R. A. G

tourne vers les anciens combattants étrangers, en commençant par les anciens combattants allemands, leur annonce directement sa décision et leur demande d'entrer en rapports îtn médiats avec la Commission permanente qu'elle vient d'instituer pour organiser aussitôt que possible un Congrès International des Anciens Combattants .

Il n'est pas besoin de commenter ce document. On n'y verra pas seulement l'expression d'une volonté invincible émise par ceux-là mêmes qui ont payé de leur personne et qui pourraient garder de la haine s'il devait y en avoir au regard de la raison et de la conscience. Il se dégage aussi de la résolution prise un sens pratique et réalisateur qui n'est peut-êlre pas moins impressionnant. Il ne s'agit plus, maintenant, de paroles et de vœux. Le rfrve n'est pas resté dans les nues où habite l'imagination des utopistes. Il e*t descendu sur la terre.

Par ces résolutions, le Congrès a montré une haute notion du devoir humain et chacun en avait conscience. On a senti passer à Lyon durant ces journées, nous le constations d'autre part, le frisson des grandes journées de 1789. On entrevoyait que la fin du long martyre des peuples se réaliserait un jour par le peuple, et on ne se trompait pas.

Elles furent toutes imprégnées de cet idéal, les grandioses manifestations qui, dans les

intervalles des séances ont réuni en une même volonté agissante, en une même joie puissante, en un même espoir triomphant, à la salle Zola, à la Bourse du Travail, au cirque Rancy, les militants lyonnais et les camarades venus de tous les points de la France.

Au meeting du cirque Rancy, six mille personnes, en un indescriptible sursaut, à la suite des discours de Vaillant-Couturier, de Georges Lévy, de Noël Garnier, de Marianne Rauze, de Raymond Lefebvre et de Torrès, ont acclamé une cause à laquelle elles ont généreusement mêlé mon nom. Nos vieux camarades de Lyon nous disaient qu'on n'avait pas vu un si formidable enthousiasme, dans ce centre où la vie démocratique est pourtant si ardente, depuis plus de vingt ans.

Le Congrès, magistralement organisé sur place par les camarades de la Fédération du Rhône de l'A. R. A. C. groupés autour de Branche, et magistralement géré, si je puis dire, par notre cher secrétaire général du Comité Central, Fernand Tournay, a, de plus, réorganisé pour les maintenir au niveau de l'extraordinaire développement pris par l'A. R. A. C, tous les services techniques d'aide professionnelle aux mutilés, démobilisés, veuves et orphelins pour lesquels l'Association s'enorgueillit d'avoir utilement travaillé depuis sa création, ainsi que sa

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