PREFACE
Flonoré de Balzac est né le 20 mai ] 799, à Tours, où son père, François de Balzac, d'origine languedocienne, chargé de la direction des subsistances de la 22^ division militaire, devint par la suite administrateur de l'hospice général et adjoint au maire. Sa mère, Charlotte-
Louise Sallembier, était Parisienne. Le ménage eut quatre enfants, deux garçons et deux filles, dont les destinées furent bien différentes (1).
François de Balzac, la tête forte, la face colorée, rude personnalité, esprit original, était un hoîïime à idées, à théories, une sorte de philosophe et de
(1) Consulter Balzac, par
Albert .Keim et Louis Lumet, dans la ColUction des Grands Hommes.
réformateur, écrivailleur politico-social, auteur de plusieurs opuscules. Physiquement et moralement. Honoré ressembla à son père, mais en amplifiant jusqu'au génie le très modeste talent paternel.
La mère d'Honoré, femme belle, élégante, d'attitude un peu distante, d'imagination ardente, d'un caractère ferme et autoritaire, donnait à ses enfants une éducation rigoureuse et sévère. Elle lisait Sv/eden-
borg, Jacques Bœhm, Saint- Martin, et donna à son fils le goût des mystiques. Ce fut Tempreinte maternelle. Honoré, enjoué et expansif, souffrit toujours en secret de la froide dignité de sa mère, et se réfugia de bonne heure auprès de sa sœur Laure, qui fut longtemps son amie et sa confidente. Plus tard, leurs tendres rapports semblent s'être altérés, ainsi qu'en témoignent certains passages des lettres à VEtrangère.
Pendant quatre ans, Honoré reste en nourrice aux environs de Tours. A cinq ans, il est conduit à l'externat Leguay. A huit ans, il entre dans un internat de Vendôme, institution dirigée par les pères Oratoriens, et y demeure six ans, sans vacances extérieures, suivant la coutume de cette époque. Balzac garda un mauvais souvenir de ce long emprisonnement conventuel, où il connut les pensums, la dure discipline, la férule, le cachot, sans compter
la taquinerie crtieile des condisciples. II y fiit un élève médiocre, apathique, paresseux quant aux devoirs commandés, toujours perdu dans ses rêves et absorbé par des études de contrebande qui formaient confusément son esprit; il trouvait en effet le moyen, à Finsu de ses professeurs, de fouiller la riche bibliothèque des Oratoriens, lisant pêle-mêle toutes sortes d'ouvrages, religieux, philosophiques, historiques, scientifiques, et s'efforçant à la hâte
d'en extraire le suc. L'enfant annonce l'homme ; le génie de Balzac est en puissance dans ce jeune écolier intuitif et méditatif, curieux et avide de tout, ayant l'appétit immodéré de tout. Réfractaire au grec et au latin, il n'étudie pas, mais il s'essaye à la poésie, et écrit — déjà ! — un Traité de la volonté. Dans Louis Lambert, véritable autobiographie, Balzac nous initie à la formation intellectuelle de ses jeunes années.
ainsi qu'au mécanisme de sa mémoire et de ses pensées.
Privé d*air et de liberté, le cerveau surmené de lectures et d'idées, l'élève Honoré tombe malade; on est obligé de le retirer du collège de Vendôme.
En 1814, François de Balzac étant nommé directeur de la première division des vivres, la famille quitte Tours pour Paris et vient habiter le quartier du Marais. Honoré achève ses humanités successivement
dans deux pensions, avec la même nonchalance et la même médiocrité. Son père l'oblige ensuite à faire son droit, tout en l'astreignant à un stage auprès d'un avoué et d'un notaire. Honoré consent à cette besogne fastidieuse qui lui servira d'ailleurs plus tard pour le « contentieux » de ses romans; mais, en même temps, il fréquente les cours de la Sorbonne et se dépense en fiévreux essais sur toute espèce de sujets; années de labeur obscur et de
bouillonnements littéraires, années de sévère discipline familiale consignées dans la Peau de Chagrin.
Nous voici en 1819; Honoré a vingt et un ans ; il faut choisir une carrière, opter entre le notariat, profession de tout rapport et de tout repos, et la profession d*homme de lettres.
Il n'hésite pas et, malgré la résistance scandalisée de sa famille, choisit !a dernière ; il sera homme de lettres. Ses pa-
rents ayant quitté la capitale par mesure d'économie, il reste seul à Paris, et s'installe dans une mansarde, rue Lesdiguière, près de la bibliothèque de l'Arsenal qu'il fréquente le jour ; la nuit il travaille. Il est indépendant, riche de jeunesse, d'enthousiac-ine, mais pauvre d'argent, une maigre pension de Î.500 francs par an. Mille projets littéraires l'assiègent.
Lequel choisir ? Car il se sent dans l'obligation de débuter par un chef-d'œuvre, d'être
consacré d'un seul coup, pour justifier sa vocation aux yeux de sa famille et de ses amis.
Il s'attelle à un CromWeU drame en vers, sur lequel il peine avec acharnement, tout en ébauchant d'autres plans, et rêvant de politique. Il faut lire dans la Peau de Chagrin et dans Facino Cane le récit de ses espoirs, de ses désespoirs, de ses innombrables projets, de ses peines, privations, de sa façon de vivre, de penser, de bander son esprit d'observation
sur la foule au cours de ses promenades, car tout est pour lui sujet d*étude. La fameuse tragédie est enfin achevée ; elle est lue en famille. Echec complet; un auditeur déclare que l'auteur doit faire « quoi que ce soit excepté de la littérature ».
La famille est découragée, consternée; mais il en appelle de cet arrêt; lui, rien ne le décourage.
Obligé de rentrer à Villeparisis auprès des siens, Honoré
a le gîte et le couvert, mais pas d'argent; et comme il a besoin de gagner sa vie, on le menace de le faire entrer dans l'Administration. Il regimbe, se débat, refuse. Il s'échappe en fréquentes courses à Paris pour trouver des collaborateurs, des éditeurs, et gagner de l'argent, c'est-à-dire gagner sa vie.
Il publie, sous divers pseudonymes, une huitaine de romans de pacotille, qui, d'après lui-même « ne valent pas le diable », qu'il méprise, mais qui lui fu-
rent utiles comme exercices littéraires. Ce sont des années d'apprentissage ; c'est la première « suée de travail ». Il en aura bien d'autres.
Pas d'argent, pas de liberté par la littérature, Balzac cherche d'autres combinaisons ; il tâte des affaires, encouragé, aidé par sa première et grande amie, sa « Dilecta », son « Ange tutélaire », qui avait foi dans son génie, et marqua d'une si forte empreinte le
jeune homme de vingt-cinq ans, M°'^ Laure de Beray. Le voilà successivement éditeur, imprimeur, fondeur de caractères d'imprimerie. Nouveaux espoirs, nouveaux combats, nouveaux échecs, il est la proie des hommes d'argent et des hommes de loi, à la veille d'une faillite ; faillite péniblement conjurée. Nous sommes en 1828 ; Balzac a 29 ans... et près de cent mille francs de dettes (plus tard, à 39 ans, il en aura deux cent mille) ; det-
tes qui empoisonnent son existence et le condaunnent désormais à un métier de forçat.
Pour fuir Paris et s'affranchir des tracas d'affaires, Balzac se réfugie en Vendée, auprès d'un ami. C'est là qu'il se documente, et compose en grande partie les Chouans, le premier ouvrage paru sous son nom. C'est un succès, et l'auteur de trente ans entre de haute lutte dans la mêlée littéraire.
De retour dans la capitale
— rue Cassini, près de l'Observatoire, quartier alors désert, thébaïde propice au travail — Balzac se livre à une prodigieuse activité littéraire : Physiologie du mariage^ de nombreuses nouvelles des Scènes de la vie privée, sans compter d'innombrables articles de fantaisie, dispersés sou3 son nom ou sous pseudonymes dans journaux et revues, des centaines et centaines de pages tombées de sa plume infatigable; fringales et orgies littéraires, soutenues par
une orgie de tasses de café»
dont Tabus aura une influence si fâcheuse sur sa santé.
Balzac est lancé; c'est l'écrivain à la mode. Il collabore à la Silhouette^ au Voleur, à la Caricature, donne la primeur de ses œuvres à la Revue de Paris, la Revue des Deux- Mondes, et fonde un organe de critique avec Emile de Girardin. îl fréquente les salons littéraires, les salons mondains, l'Opéra, se transforme en dan-
dy, vit fastueusement, poursuit une amoureuse et piquante aventure avec M"^ de Castries, et il songe à la députation.
C'est à ce moment qu'entre mystérieusement dans sa vie YEirangère, M""" de Hanska grande dame polonaise, qu'il rencontrera plus tard deux fois, en Suisse, puis à Vienne, et avec laquelle il entretiendra pendant quinze ans une correspondance suivie, correspondance oii il se livre tout entier, riche de confidences de toutes
sortes, d'anecdotes, de préoccupations puériles et de tendresses passionnées.
Mais l'amour ne le distrait pas de son oeuvre; il travaille avec frénésie; seize à dix-huit heures par jour, à cette œuvre gigantesque, dont le plan et Tarchitecture se précisent et s'ordonnent. Ce ne sont plus des romans ordinaires, écrits ou en gestation, c'est toute une série d'études philosophiques, sociales, reliées par un fil com-
mun, alignées sous le commanderaent d'une vaste pensée directrice ; c'est l'homme, la société, l'humanité, convoqués dans la monumentale Comédie de mœurs pour être décrits, analysés, jugés. Originale conception synthétique, formidable création, à laquelle il voue sa vie dans une tâche surhumaine, et sous laquelle il finira par succomber.
Balzac qui changeait souvent de domicile autant par
manie itinérante que pour dépister les créanciers et les recors, vint en 1837 se fixer aux « Jardies », entre Sèvres et Ville-d'Avray, lui qui « avait habité successivement les quatre parties du monde et les douze arrondissements de Paris », comme disaient les humoristes de l'époque. Là, travail forcené. Dans le but d'amortir ses dettes ,et pour répondre à son démon intérieur, il tâte du théâtre avec Vautrin, Pâméla Ciraudf le théâtre qu'il
compte plus rémunérateur.
C'est un échec. Vers la même époque, il est admis à la « Société des Gens de Lettres » et nommé membre du comité, il y joue un rôle prépondérant. Il se présente à l'Académie française; autre échec. Mais s'il ne connaît pas les honneurs du Palais Mazarin, il connaît par contre, amère dérision, la cruelle aventure de la prison pour dettes et pour infraction à son devoir de garde national !
Obiigé de vendre les Jardies, Balzac se réfugie et s'isole à Passy, et pendant cette retraite de quelques années, il s'acharne à ses créations, donnant de nouvelles œuvres, corrigeant et polissant les anciennes. L'excès de travail commence à ébranler sa santé; un voyage en Pologne et un séjour auprès de M"^^ de Hanska, qui venait de perdre son mari, le reposent un peu de tant de fatigues. Il revient, heureux, plein d'espoir dans la réalisa-
tion qu'il escompte prochaine d'un bonheur rêvé, et se replonge dans la fournaise créatrice, qui brûle son sang et son cerveau. Et ce sont de nouvelles r nombreuses productions, parmi lesquelles ces trois chefsd'œuvre : La Cousine Bette, Le Cousin Pons, Les Paysans, dernières fulgurations du génie.
Période de besogne féconde, dorée par de beaux projets d'avenir. Balzac prépare son mariage; il entend révéler et couronner avec éclat le mystère
de sa vie. Il achète un hôtel, rue Fortunée, qu'il aménage somptueusement, et pour l'embellir encore, bibelote, furette avec passion chez les antiquaires. Il repart pour la Pologne; mais il est malade, vieilli avant l'âge, usé. Le mariage a lieu en mars 1850. Balzac revient à Paris, en mai, avec sa femme, mais c'est un agonisant, dont la sclérose a envahi tous les organes, et lui qui a tant lu et tant écrit, il ne peut ni lire ni écrire. Et il meurt dans la
nuit du 1 8 août, à cinquante et un ans, l'âge de son héros et de son modèle. Napoléon.
Telle est, brièvement résumée, la vie de Balzac ; vie sans drames, sans tragédies, au sens ordinaire des mots, et pourtant singulièrement agitée et tourmentée. Vie héroïque si riche, si merveilleusement remplie. Voici un écrivain mal aidé dans sa vocation, opprimé de dettes, proie des hommes d'affaires et des hom-
mes de loi, en conflits fréquents avec ses éditeurs, passionné pour la politique, grand voyageur en France et à l'étranger, épistolier infatigable, qui meurt dans la force de Tâge et qui, malgré tout, trouve le moyen de produire en vingt ans une centaine d'ouvrages dont beaucoup sont des chefs-d'œuvre et pourraient assurer la gloire d'une demi-douzaine de littérateurs. Quelle volonté, quelle patience, quel labeur, quel surmenage suici-
daire chez ce « cénobite littéraire », comme l'appelle François Coppée, qui n'avait pas le travail très facile, d'après son propre aveu, et sans cesse polissait et repolissait. Ce sont là vertus de caractère qui honorent un homme ; elles sont admirables. Mais notre admiration pour l'œuvre dépasse l'admiration pour l'honune ; œuvre abondante, originale, d'une conception d'ensemble sans exemple dans l'histoire littéraire, et qui mérite les éloges hy-
perboliques — colossale, prodigieuse, titanesque, bàbe^esque — que lui ont décernés critiques et écrivains. Œuvre inachevée, et qui devait l'être forcément, car Balzac Tavait conçue démesurée; fut-il mort dix ans ou vingt ans plus tard, il en eut chaque jour reculé les bornes. Mais cette œuvre inachevée s'achève et se couronne par le temps, car elle est de tous les temps. Balzac est un grand généralisateur ; il voit une foule dans un individu, dans une
foule la société, et dans la société l'humanité. Ses types d'ambitieux, d'arrivistes, d'envieux, d'avares, de demi-fous, sont éternels ; étant aussi un grand intuitif, il est, sur le plan social et économique, un prophétisant. Passé, présent, avenir, il embrasse tout. Ne nous étonnons donc FK)int qu'une telle œuvre à nulle autre pareille ait suscité tant de fervents admirateurs, engendré tant d'imitateurs et de disciples, ait tant servi de thème à l'examen, aux
méditations, aux discussions, déroulant des horizons infinis, ouvrant milie chemins divers aux promenades de l'esprit.
Œuvre d'un dynamisme puissant et fécond, toujours évocatrice et inspiratrice, toujours vivante et jeune, et qui enfante toujours. Innombrables sont les écrits parus sur Balzac, tant en France qu'à l'étranger, livres, articles de journaux et de revues. « On écrira toujours sur Balzac », a ditLéon Gozlan; on commence à parler sur
Balzac, il devient objet de conférences, et on en parlera toujours. Un jour viendra, qui n'est peut-être pas éloigné, oii d'une Chaire Balzac créée en Sorbonne le conférencier projettera son analyse et ses lumières sur cette géniale Comédie Humaine, un des plus vastes monuments littéraires de tous les pays et de tous les temps.
Balzac est donc d'une imagination extraordinaire; sa fer-
tilité d*invention en intrigues, épisodes, en personnages, traduit la féconde maternité de son génie. Et son imagination marche de pair avec son esprit d'observation, car c'est le plus minutieux des observateurs ; il a su marier richement le réel et la fiction. Grand artiste, grand créateur, sa Comédie Humaine est une fourmilière de types, mais elle est aussi un monde de pensées; Balzac, historien social, a pensé sur tout; son ambition, son idéal, sa
formule esthétique ont été d'éveiller des idées, d'enseigner profondément, bref d'être utile.
Il écrit pour le « nombre assez restreint de lecteurs qui s'occupent de la partie morale et philosophique d'un livre ». Nous somm.es loin, avec lui, de la théorie de l'art pour l'art. La Comédie Humaine n'est d'ailleurs qu'une vaste pensée, et chacune de ses nouvelles, chacun de ses rom.ans est une idée particulière, illustrée, incarnée, cristallisée en un récit. Et il est
avant tout un moraliste; le mot revient fréquemment sous sa plume. Il appartient à la lignée de nos moralistes classiques, Montaigne, Pascal, La Bruyère, La Rochefoucaud, Vauvenargues ; il est lui aussi un « aigle penseur ». Il a de plus la spirituelle fantaisie d'un Chamfort et d'un Rivarol. Qu'on ouvre au hasard n'importe lequel de ses romans, on est sûr d'y trouver matière à méditation, une somme d'idées générales qui sont la sève philosophique
du récit, et on le referme le cerveau meublé et enrichi. On lit Balzac, et surtout on le relit ; et comme « lire c'est créer à deux », suivant son mot exact et profond, le lecteur réfracte l'écrivain, et remanie ses incidences et ses suggestions. Mais cette veine philosophique semble perdue dans h. forêt des types, noyée dans l'océan des descriptions. Sous ce jour, Balzac est encore ignoré ou mal connu d'un grand nombre, et on peut dire que le romancier
nuit au penseur. Balzac est un « Oural de diamants », s'écrie Barbey d'Aurevilly ; mais il faut savoir dégager les diam'ants de leur gangue.
Dans un précédent ouvrage (1) , j'ai donné V extrait concentré des idées générales de Balzac, les groupant par familles, par catégories, par corps de doctrines ; entreprise d'énumémération coordonnée, classement de matériaux de même or-
(1) En Usant Balzac, Figuière, éditeur.
dre enfouis au sein d'une œuvre immense, ramassés partout et juxtaposés ; travail d'exposition didactique plutôt que de critique. C'est ainsi que j'ai étudié la musique, les arts plastiques, la médecine dans Balzac, ses idées en science et en philosophie, en morale, en sociologie, ses vérités et ses paradoxes sur l'amour et sur les femmes, et terminé par un chapitre sur son art qui dans le fond et dans la forme est l'expression de sa géniale personnalité.
Dans ce nouvel ouvrage, qui est comme la réduction du premier, je me borne à donner la nomenclature sèche et nue des formules brèves, lapidaires de Técrivain, qui sont les éclairs de son génie : une belle pensée est une grande lumière. Je disais :
« On ne sait pas assez que Balzac est un de nos plus féconds, un de nos plus grands maximistes. On imprimerait un volume avec ses pensées, ses plus belles t>ensées, dont le nombre et la qualité seraient impression-
nants; son œuvre est une mine d'épigraphes ». Je présente ce recueil de maximes, sentences, aphorismes extraits de l'œuvre balzacienne (1), comme Balzac lui-même a extrait les maximes, sentences et aphorismes de Napoléon ; et, chose curieuse, qui eut réjoui le cœur du grand écrivain, ils sont à presque égalité de nombre. Pour plus de
(1) Comédie hv/niaine ; Lettre à l'Etrangère ; Pensées, sujets, fragments, édition originale préfacée par Jacques Crépet.
méthode et de clarté, je les ai ordonnés en quatre chapitres, sans pouvoir néanmoins, on le conçoit sans peine, éviter dans le corps du chapitre le pêlemêle obligé, inhérent à ce genre de travail.
Evidemment toutes ces pensées ne sont pas de la même valeur, de la même qualité, de même carat ; on peut en dire autant de tous les maximistes.
Si haut qu'ils volent, ils ne peuvent s'immobiliser tou-^ jours au plafond du sublime.