‹ Paroles de Dieu; réflexions sur quelques textes sacrés 1923Chapitre 10 sur 44 · MR · texte numérisé non relu

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| ANCIEN TESTAMENT sk

hors demandée ; puis, elle donnera le reste

comme un accessoire. Salomon a demandé Îo principal et négligé l'accessoire. Dieu donne le principal et ajoute l’accessoire. Salomon, en ne demandant que la sagesse, a rendu témoignage à la sagesse comme au principal entre les biens, Dieu en lui donnant la Sagesse et Le reste par surcroît, rend témoignage aussi à la sagesse comme au principal entre ses dons, et lui rend ce second témoignage qu'étant le principal entre ses dons, il emporte le reste par-dessus le marché. S'il n’eût donné que la sagesse, la sagesse eût été moins glorifiée. Elle eût été donnée, non pas glorifiée. Sa glorification, la voici; elle a pour accessoires tous les dons auxquels elle a été pré-

férée. Le fait de l'avoir préférée entraîne tout

le reste. Si Salomon eût demandé les richesses, il eût eu les richesses, et non pas peut-être la

sagesse : la sagesse n'eût pas été donnée par

surcroit.

Dieu a donné la sagesse qui lui remplissait [a

main. Quelque chose lui reste entre les doigts,

quelque chose d’oublié. Il secoue cette pourrons. et la richesse inonde Salomon.

Toutes les fois que dans l’Écriture la prière de l'homme éclate d’une certaine manière, une certaine lutte s'ouvre dans cette arène invisible, et, contrairement à la loi des combats ordinaires, les deux combattants sont vainqueurs.

Dieu cède à un désir exprimé ou sous- r Quand ii cède, il déclare sa souveraineté paï un

ya PAROLES DE DIEU

exercice mille fois plus haut que la résistance. Quand il cède à un désir exprimé, comme par exemple, vis-à-vis de Moïse, il montre l'estime qu’il fait de l'acte humain et son respect pour la parole qui lui est adressée. Quand il cède à un désir sous-entendu, il fait tout cela, et en même temps quelque chose de plus : il s'affirme comme sondeur des reins, il apprécie la délicatesse des silences, il met à sa place la chose qui est demandée, celle qui est sous-entendue, et donne à la magnificence l’ordre de couronner la justice. | |

La sagesse est trop grande pour être surajoutée. EN)

Elle ne peut être que l’objet de la demande, car elle est le principe même de la prière dont elle est l’objet. |

Mais, quand elle a été l’objet de la demande, alors le reste peut venir.

Entre Salomon et Dieu il y a un certain combat de générosité où Dieu ne veut pas être vaincu.

Dieu lui apparaissant, Salomon n’a osé demander que la sagesse ; le nom de la richesse n’est pas | venu sur ses lèvres inspirées dans le sommeil; la majesté de l'inspiration et le majesté du sommeil ont écarté le nom de la richesse, comme indigne de l’interlocuteur qui apparaissait.

Salomon ayant rendu gloire à Dieu, en ne nommant pas la richesse, Dieu qui sonde les reins et les cœurs, pénètre les désirs secrets, ceux qu }u'ose pas formuler, devant la majesté divine,

il ajoute la richesse, non pas avec dédain, mais Sans lui faire la place trop grande, car il la donne par surcroît.

11 y a dans ce : par surcrott une certaine beauté tout à fait singulière.

E* missus est angelus Domini sanctus Raphael, ut curareteos ambos,quorum uno lempore sunt orationes in conspectu Domini recitatæ.

(Tobie, ch. III, v. 25.)

Et l'ange du Seigneur saint Raphaël fut envoyé pour les guérir tous les deux ; leurs prières à tous deux avaient été répandues ensemble en la présence du Seigneur.

L'ange Raphaël est ici le délégué de la Providence.

Tobie et Sara ne se connaissaient pas. Le vieillard a perdu la vue. La jeune femme a vu mourir ses sept maris. Le vieillard est insulté par sa femme; Sara, par sa servante. À tous deux sont reprochés leurs malheurs. Tous deux, au même moment, se sentent défaillir sous le poids et demandent la délivrance ou la mort. Je remarque que, dans presque toutes les prières suprêmes de l'Écriture, le mot ou trouve sa place. Ou tuez-moi enfin, ousauvez-moi. Il y a un moment où l’homme écrasé laisse le choix entre deux choses et ne refuse que de continuer celle qu'il ne peut plus porter. Tobie et Sara qui ne se connaissaient pas, priaient ensemble. Le temps réunit ceux que l’espace séparait. Vaincu par cette prière simultanée, le Seigneur envoie Raphaël pour les guérir tous les deux.

Les hommes sont obligés à des remèdes nombreux pour des maux différents. Mais Dieu n’a qu’à vouloir. Le remède qui surgit de ses mains

s'applique à tout à la fois. Raphaël s’appelle 2e remède de Dieu. I] paraît, et tous les maux qu’il touche sont guéris les uns par les autres et, entre ses mains, le danger suprême va donner le salut. Il réalise la parole de Zacharie : « Le salut vient de l'ennemi. » Le monstre qui veut dévorer le fils va guérir les yeux du père.

Il ne guérit pas seulement les yeux d Tobie.

Il délivra Sara de la tyrannie infernale. Il donne la fortune, la santé, la femme, la lumière, la vue, la joie. Il ajoute à tous ces biens immensesle bien suprême. Il montre que Dieu est là, présent et secourable. Non seulement il donne tous ces biens, mais il les donne de la part de Dieu. Non seulement il ouvre la main pour répandre les bienfaits de toute espèce, mais, de plus, il montre que cette main est envoyée directement de Dieu même pour secourir. Il complète, il couronne, il multiplie tous les bonheurs qu’il donne par la présence visible de l’Ange et par l'évidence du secours de Dieu. Non seulement les prières sont exaucées, mais l’Ange chargé de les exaucer le montre clairement. Non seulement les secours sont donnés, mais ils sont donnés avec l'évidence du secours divin. L'Évidence! quel mot! Non seulement la lumière du corps est rendue à Tobie; mais Dieu, lumière de lumière, lui dit: C'est moi qui te la rends.

Aussi la chose se passe avec des at d’une simplicité singulière. Les affaires en question sont par elles-mêmes très compliquées. Mais elles

se simplifient merveilleusement leÿ unes par les autres.

Je suis, dit l'Ange, Azarias, fils V'ARATRS: je

suis le secours du Seigneur, sortant de la Nuée. Ii dissimule sa qualité sous les espèces du nom d’un homme; comme tout à l'heure, il va dissimuler son action angélique sous les espèces de mille aventures humaines.

Il est, en effet, le secours du Seigneur sortant de la Nuée. En effet, le secours qu’il apporte, sort de la Nuée où dort la Gloire. Ce secours est essentiellement mystérieux, il sort de la Nuée, tout à l’heure il y rentrera. Entre ces deux instantsà, il n’y a de place que pour l'instant de son apparition, et cette apparition même est aussi mystérieuse que la Nuée d’où il sort et que la Nuée où il rentre.

Cette apparition est pleine de joie. Le chien de Tobie remue la queue et annonce au père l’arrivée du fils. Ce rapprochement du chien et de l’Ange est d’une beauté merveilleuse. Tobie était accompagné par un Ange et par un chien, C’est le chien qui annonce le retour; c’est le chien qui paraît le premier, au moment de la désolation suprême, quand la mère se repent d’avoir envoyé son fils chercher un parent inconnu, au milieu des aventures d’un voyage dangereux.

C'estle chien qui estle premier messager de la

bonne nouvelle; c’est sa queue qui dit : Consolezvous. Le voilà. Nous arrivons. C’est le chien qui arrive avant l’homme et avant l’Ange ; et si l’Ange

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arrivait le premier, ja chose serait moins divine. Et elle serait moins belle et moins pathétique, parce qu'elle serait moins divine.

Cette humble réalité de la queue du chien contient plus de larmes que les paroles et les réflexions. Cette joie du chien, racontée par l’Écriture Sainte, est particulièrement touchante et superbe. Elle qui est si sobre de détails, elle qui dit si peu de choses, elle dit la joie du chien. La queue du chien remue et le Saint-Esprit veut que cela soit raconté aux siècles futurs. Partout où sera racontée cette histoire qui sera racontée par toute la terre, le chien y aura sa place, et la joie de sa première caresse, à l'heure où il revoit son maître, son vieux maitre aveugle, mais qui bientôt ne le sera plus, cette joie sera livrée au souvenir immortel des nations.

L'âne de Balaam a vu l’Ange. Qui sait si le chien de Tobie ne devine pas quelque chose?

Qui sait s’il a seulement la joie naturelle du chien qui retrouve son maitre ? Et le vieux Tobie qui se lève et se met à courir encore aveugle; cette joie universelle qui remplace la désolation de tout à l'heure ! Cette vieille Anna qui devient unanime

avec le vieux Tobie, parce que la joie les met

d'accord, et que leurs dissentiments sont noyés dans leurs larmes!

Qu’arriverait-il donc, Seigneur, si les hommes étaient heureux, et quelles sublimes unanimités . naîtraient en un instant de leurs larmes confon: dues |

Et pourtant Tobie est encore aveugle. Que sera-ce tout à l'heure? Tout à l'heure il prophétisera, et les joies humaines irontse baigner dans les joies divines, et la vision de la lumière naturelle rendue sera inondée par une autre vision.

Les siècles s’ouvriront devant ces yeux qui viennent de s'ouvrir, et les extases fondront les unes sur les autres. Car celui qui a donné la joie, ce n’est pas l’homme qui fait à grande peine une chose à la fois, quand il arrive à la faire. Et cette . chose, si elle offre un avantage, a peut-être mille inconvénients. Celui qui a donné la joie, c’est l'Ange du Seigneur, qui fait mille choses à la fois, pour qui le monde est un instrument, qui peut, d’un seul attouchement, faire vibrer mille cordes et faire répondre mille harmonies. Et les harmonies se couronnent les unes les autres, car l’'abime appelle l’abîime. Le mal produit mille maux. Mais le secours du Seigneur sortant de la Nue produit des biens féconds qui en produisent d’autres, et ainsi de suite, et la caresse du chien et l’extase de l’homme qui voit Jérusalem ne veulent pas rester l’une à l’autre étrangères.

Les choses qui nous sont impossibles nous paraissent impossibles absolument. Mais si Dieu les fait, comme elles paraissent simples! Aucun effort n’a passé par là, et quand là Toute-Puissance parle, il n’y a plus de place que pour la simplicité. On sent qu'elle joue, et le souffle qui passe nous effraye autant par la facilité que par la puissance de son action. Tout ce qui était im-

possible absolument est maintenant une chose aussi simple que de respirer, et beaucoup plus simple même. Il n’y a pas de forme de comparaison pour faire entendre cette simplicité. Elle n'est pas de ce monde, et cette Étrangère, en prenant nos costumes, nous attendrit par sa complaisance, sans nous tromper sur sa nature.

L'opération humaine a pour caractère la densité : Même favorable, elle fait sentir en nous et sur nous la pesante main de la nature qui nous travaille toujours plus moins grossièrement et qui déplaît en nous à la sublimité de l'Esprit. L'opération absolument divine se fait sentir, je crois, par l’absence totale de dureté.

La Puissance finie se manifeste en appuyant.

La Puissance infinie se manifeste en n’appuyant pas. La première fait un effort. La seconde fait une grâce. La première monte jusqu’à son acte. La seconde descend jusqu'au sien. La toutepuissance se déclare par la légèreté absolue. La facilité complète et l'impossibilité complète de l'acte qu’elle accomplit apparaissent aussi grandes l’une que l’autre. ee

Un souffle a passé, sans qu’on l'ait vu. La Montagne a été transportée si légèrement, si rapidement, si fortement et si facilement que ’on n'a pas vu le transport.

Un vide s’est fait qui manifeste la plénitude. La paix a remplacé le trouble. La crainte a remplacé la peur. Aucun bruit n’a été entendu. Si quelqu'un a passé, il a passé avec une rapidité

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de l'Éternité.

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Numquid ingressus es thesauros nivis, aut thesauros grandinus aspexisti ?

(Job, ch. XXX VIII, v. 22.)

Es-lu entré dans les trésors de la neige, ou as-tu inspecté ceux de la grêle?

Paroles de Dieu à Job.

Les trésors de la Neige ne sont pas ses manifestations, mais ses secrets; ce n’est pas la neige qui tombe, c’est la neige en réserve, le lieu où elle est amassée, gardée. C’est le grenier de ce pain blanc. Ce sont les masses énormes et inconnues qui ne sont pas encore tombées et qui peutêtre ne tomberont pas. Encore plus haut: ce sont les causes secrètes de la neige, son essence et, au-dessus, son type. Ce sont les raisons d’être de la pureté et, au-dessus, ce qui échappe aux pensées, la pureté elle-même, dans sa prédestination essentielle : le blanc.

Aïnsi de la grèle. Ses trésors doivent être les trésors de la fureur, ses causes extérieures et intérieures. Ces deux paroles ne contiendraientelles pas quelque allusion à la chute des anges rebelles tombant comme la grêle et ouvrant les trésors de la fureur ; puis à l’Immaculée Conception, contenant les trésors de la blancheur.

La neige éblouit, la grêle écrase. Le bien et le mal seraient-ils indiqués par ces deux mots ? Connais-tu le bien et le mal dans leur source,

dans leur cause, dans leur sens, dans leur profondeur? As-tu sondé le mystère de la prédestination ?

Car un peu auparavant la même voix vient de demander : Connais-tu la route de la lumière et la demeure des ténèbres ? N'est-ce pas l’arbre de la science du bien et du mal qui est indiqué mystérieusement ?

PAROLES D'ÉLIC

35. Job autem stulte locutus est, et verba illius non Sonant disciplinam.

86. Pater mi, probetur Job usque ad finem : ne desinas ab homine iniquitatis.

37. Quia addit super peccata sua blasphemiam, inter nos interim constringatur : et tunc ad judiciun provocet sermonibus tuis Deum.

(Job, 6h. XXXIV, v. 35, 36, 37.

PAROLES D'ÉLIU

Poar Job, il à parlé follement, ét ses paroles n’annoncent pas la science.

Mon Père, que Job soit éprouvé jusqu'à la fin : ne cessez point de frapper un homme d'iniquité.

Parce qu'il ajoute à ses péchés le blasphème, qu'il soit cependant pressé par nos raisons, et qu’alors il appelle Dieu en jugement par ses discours.

Les amis de Job sont des types immortels et vraiment merveilleux. Ils ne manquent pas d’intelligence ; ils manquent seulement de eœur, et comme ils manquent de cœur, ils ne comprennent pas, et leur intelligence, qui pourtant est vive, lucide, exercée, directe et ouverte, les trompe parfaitement et absolument. Un peu de cœur leur ouvrirait les yeux. Leurs pensées paraissent pieuses, raisonnables, probables ; la probabilité, la vraisemblance sont au milieu de tous leurs discours. Le mot probable est peut-être avec le mot rigoureux celui qui s’adapte le mieux à eux. Ils ont réponse à tout. Ils sont souvent embarrassants ; ils ne sont jamais embarrassés. Une piété apparente préside à leur parole. Et tout leur est caché.

Un éclair partant du cœur leur ouvrirait l’horizon absolument fermé pour eux.

Ils disent tant de choses vraisemblables, rigoureuses, concordantes et graves, qu'il n’y a rien à leur répondre. Rien ! Excepté un mot peut-être :

J'avais faim et vous ne m'avez pas donné à

manger ; j'avais soif et vous ne m'avez pas donné à boire. :

Cependant ce mot suprême ne s’applique pas à eux dans toute sa rigueur. Ils ont visitéle malade, et leur premier mouvement a été bon. Ils ont pleuré d’abord.

Aveuglés par leurs raisonnements, ils ont perdu de vue la lumière du cœur. Mais ils avaient pleuré d'abord, et Dieu n'oublie rien. Ils avaient pleuré au commencement du livre, et à la fin du même livre, Dieu, qui compte tout, mais surtout et pardessus tout les larmes, Dieu qui peut-être pourrait s'appeler le Dieu des larmes demande à Job ses prières, voulant pardonner aux discours de ces hommes, qui, d’abord, avaient pleuré.

Terra, ne operias sanguinem meum, neque inveniat in te locum latenti clamor meus.

(Job, eh. XVI, v. 19.)

Terre, ne couvre pas mon sang, et que mon crin) trouve pas en toi où se cacher.

Job parle sans cesse à Dieu ; même quand il semble parler aux créatures, c’est encore à Dieu qu'il parle.

Aussi sa parole va de tous les côtés. On dirait qu’elle s’adresse aux quatre vents du ciel ; elle va

partout où Dieu est, et, la présence universelle de Dieu semble la raison première et dernière de

l’universalité des discours de Job.

Dans le ciel, dit-il, est mon témoin, et celui qui a conscience de moi-même avec moi-même habite les lieux élevés.

Du haut de ce ciel où réside son témoin, le regard de Job, comme celui de l'aigle, plonge dans les profondeurs. Il appelle toutes choses en témoignagne, parce que son véritable, son unique Témoin est partout. Il crie vers la terre; mais c'est uniquement pour lui dire de ne pas intercepter son cri. Ce n’est qu’à Dieu qu'il parle, et il en avertit la terre. | Ne crois pas, Ô terre, que j'adresse à toi ma plainte. Tu n’es que le théâtre, tu n’es pas le but de mes cris, et je ne te permets pas de les garder

un seul instant dans tes entrailles. Ils vont à Dieu, à Dieu seul. Ne les retarde pas ; ils sont pressés. Ils parlent de toi ; ils ne vont pas à toi. Mes cris sont mes trésors. Ils sont ma richesse immortelle. Si je te les confie un moment, c’est pour qu'ils te frappent un instant du pied, et que prenant sur toi leur élan ils s’élancent plus haut dans le ciel. Mais ne dérobe pas le plus petit d’entre eux. Ne dérobe rien. Ne cache rien. Que le moindre de mes gémissements ne s’attarde pas dans l’un des replis de ton sol. Que pas une goutte de mon sang ne soit perdue ! Je suis avare ; sois fidèle ; j'ai compté mes gouttes de sang; j'ai compté les rugissements de mor cœur. Je te demanderai compte de tout, jusqu’à un atome. Lance à l'instant vers le ciel tout ce que je laisse tomber sur toi; les secondes sont comptées.

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