‹ Paroles de Dieu; réflexions sur quelques textes sacrés 1923Chapitre 5 sur 44 · PRÉFACE | XVII · texte numérisé non relu

PRÉFACE | XVII

C’est l'aile de l'aigle dans l’azur, et l'œil de l’aigle dans le soleil.

Et ses serres tiennent la foudre.

Jésus-Christ parlait aux pèlerins d'Emmaüs, et ces pèlerins d'Emmaüs ne le reconnaissaient pas. « Étes-vous donc si étranger à Jérusalem, disait Cléophas à Jésus, que vous ne e sachiez pas ce qui vient des’y passer?»

Et ils parlaient à Jésus, de Jésus, sans reconnaître Jésus.

Si l'habitude n'avait pas émoussé pour nousles

choses, nous serions frappés des leçons que con-

tient ce récit.

Mais ils arrivèrent au bourg, et dirent à celui qu’ils avaient rencontré : « Restez avec nous, car

voici le soir. »

Et Jésus entra avec eux, et vous savez comment ils le reconnurent. La simplicité du récit donne le frisson. Ils le reconnurent à la fraction du pain. Et leurs yeux s’ouvrirent, et ils le reconnurent, et il disparut.

Mais alors ils se dirent l’un A laure: Est-ce que notre cœur ne brûlaitpasennous,pendantqu’il par-

“lait dans la route etnous découvrait les Ecritures ?

Ce récit a quelque chose de mystérieux et de brûlant qui pousse à la prière.

Le mystère est là, ardent comme le feu, et

… l’âme éprouve le besoin de s’élancer:

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