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FA
N’y a-t-il donc pas du travail pour
tous les peuples dans le monde? N'y ; È a-t-il pas de larges possibilités de
collaboration économique et finan-
cière ? | 527
: Vous dites que sur les rives pures du lac Majeur, j'ai planté un olivier, que l’on regarde avec complaisance, mais dont on ne peut attendre beaucoup d’ombrage.
Ce n’est même pas cela. C’est moins qu’un olivier, c’est seulement un germe d'’olivier, qui a été planté.
Et il commence à soulever à la surface du sol, de petites mottes de terre. Il cherche le soleil. Il voudrait le trouver. Il croîtra si personne ne l’écrase d’un pied brutal. Et si, par malheur, il devait être écrasé, je souhaite que ce ne soit pas un pied français qui commette un pareil crime.
Le jour où on lui. donnerait des garanties de sécurité complète, la France, à condition que toutes es autres nations l’imitassent, et. dans = la même mesure, répondrait : oui, à.
l'invitation de désarmer. .
elle maintiendra toujours toutes ses précautions. Cela ne Re re d’être loyalement tournée vers .. 5
paix. MAPS res
Se LARESN USeS à
# Frs
La France aura fait la Lo
tration de la bonne volonté qu elle
apporte a épuiser toutes tentatives pour nous garer des risques. d'une
nouvelle guerre. CU Avez-vous pensé à ce que serait demain si les événements devaient
s’enchaîner Lhrmss - sans ne Les.
peuples, pour les contrôler, pussent bénéficier d’aucune procédure dilatoire? Avez-vous pensé à ce que serait une nouvelle guerre, avec les atrocités que la science prépare? Croyez-vous qu'il suffise de se croiser les bras sur un traité pour avoir réglé une situation comme celle de l’Europe actuelle ?
On a comparé la Société des Nations
à un édifice encore jeune, encore fragile. On a rappelé Samson dont on avait coupé les cheveux et crevé les
| yeux et qui, après qu’on eût commis la double imprudence de laisser repousser ses cheveux et de le placer ‘dans toute sa force recouvrée, à côté d’une colonne fraîchement édi- . fiée et sans doute encore bien peu
solide, en avait profité pour faire :
crouler le temple. Mais il ne faut pas oublier que Samson a péri lui-même : :
le temple s’est écroulé, mais il a ense-
veli tout le monde sous ses ruines. Je a.
ne crois pas que l'Allemagne soit.
disposée à un suicide de cette nature.
Si elle s’approche des cofonnes, ce ne | sera pas pour les ébranler. Ce sera pour jouer son jeu, et la France aussi à jouera le sien. Voilà la Nénité. =.
LS Le RSR A:
Ce n’est pas moi qui ai pu mécon- } naître l’héroïsme de nos soldats, mi :
les souffrances endurées par le pays. |
- Mais c’est précisément parce que je “
les ai vues, parce que je les ai vécues, parce que j'ai assisté à ce drame ter-
s ES
rible, de ques ont on a a pein ne
PAROLES DE PAIX 131 ‘ à comprendre qu’un peuple ait pu supporter l’épreuve, c’est parce que j'ai vécu tout cela que je me suis appliqué de tout mon cœur et de tout mon être, à faire ce qu’il pou- -vait être fait pour en éviter le renouvellement.
Cela ne m’empêche pas de prendre toutes les précautions nécessaires pour mettre notre pays à l’abri d’une
agression. Mais, ces précautions une fois prises, je prétends que le véritable intérêt de la France, c’est de
rechercher dans l’organisation de
l’Europe, les rapprochements pos-
sibles entre l’Allemagne et la France.
J'espère que le pays, avec son instinct habituel et son admirable
me
bon sens, saura discerner la vraie
route. Et c’est à mon avis, la route
de la paix qui est la meilleure pour a
France, comme elle est la meilleure pour l’Allemagne.