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de paix. se
Le désarmement doit être moral, en même temps que matériel, et + j’ai le droit de dire que dans Eu. ; rope, telle qu’elle est, hélas, à Pheure = actuelle, il y a encore des éléments graves d’instabilité, il y a des conditions telles que la France est obligée :
de les regarder en face et de les ae rer dans leurs conséquences au u point de vue de sa sécurité.
S'il y a un pays résolument tourné vers la paix, la voulant de toutes ses forces, l’appelant de toute sa foi, c’est la France. La France, depuis l’armistice, a vu pendant plus d’un an discuter par l’Allemagne la signature donnée, elle a vu l’Allemagne
- se refuser à payer pour la réparation des régions dévastées, à faire le geste qu’appelait la justice après une telle guerre; elle a vu l’Allemagne se refuser à désarmer. La * France était forte; l’Allemagne ne pouvait pas lui résister : l’opinion publique était naturellement impatiente, et cependant, malgré de tels … défis, la France est restée calme. Elle n’a voulu rien faire qui pût aggraver
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la situation, ces n’a aucune haine
dans le cœur.
Jamais personne, à aucun moment, |,
ne pourra faire à notre pays le
reproche de prendre figure d’agresseur et de nation de proie.
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Que de une bourrasque si si puis- .
sante qu’elle apparaissait üirrésis-
tible, la France soit restée debout,
qu’elle ait tenu, qu’elle ait permis aux autres nations de venir se grouper autour d’elle, qu’elle ait permis.
à la victoire de s’organiser à travers
des mois et des années; oui, qu ’un peuple ait pu faire cela, c’est ‘chose
magnifique, incomparable et que
n’égale aucun autre événement de
l’histoire. Mais c’est un effort qu'à
un peuple saigné à blanc comme celui-ci, affaibli dans sés finances, on ne peut pas demander de recommencer tous les dix ans.
Se
À l'heure la plus terrible, la plus angoissante, celle de Verdun, à l’heure où, de son côté, notre héroïque alliée la Serbie fléchissait sous un double choc, l’homme qui avait le périlleux honneur de porter sur ses épaules les responsabilités redoutables du pouvoir était celui qui parle aujourd’hui. Cet homme a fait face aux événements.
Nous étions en guerre, il fallait triompher; il a vu, à cette époque, - des choses tellement effroyables; l’abominable boucherie l’a rempli
d’une telle horreur qu'il S est alors juré, dans sa CGR Los 8 jamais, la :
hasard des encore au pouvoir, tout son cœur, tout son PE tout son être. se nas - he cause de la} paix
pareilles atrocités.