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Les hommes lâchés dans la guerre ne sont pas bons; ils feraient mal la guerre s'ils étaient bons. Ils peuvent être plus ou moins bons, ils peuvent être plus ou moins mauvais... mais Hi guerre entraîne fatalement 4
atrocités. = ce ;
pas à de
Ne : nous exposons done à 5
Lab 1
pareilles situations. Faisons tout pour - éviter le retour de pareiïlles horreurs.
La guerre est une chose effroyable, - atroce. Elle comporte fatalement des actes cruels et qui n’ont rien à voir avec les sentiments courants. Il ne faut pas d’hypocrisie. Quand on parle des bombardements de vil- Jages, il ne faut pas oublier non plus qu’il y a de terribles mutilations de VJautre côté.
‘: Quand on est dans la guerre et qu’on se bat, on ne fait pas de la générosité, on ne fait pas de sentiment. |
Lorsque j’entendais lire des lettres de pères de famille cruellement afHigés, j’en ressentais une horreur
encore plus profonde contre la guerre.
Dans l’effort que l’on doit faire, après
les terribles événements qu’on a tra-
versés, nous devons tourner toute :
notre pensée, tout notre cœur vers.
ce qui peut empêcher le renouvelle- FL SS
ment de pareilles catastrophes.
Car
Je ne crois pas, dans l’état actuel |
d’interdépendance des peuples, .que des guerres importantes puissent
éclater sur un point quelconque du …
globe sans qu’elles aient des réper-
cussions partout. La leçon de cette
FE à $ es dernière guerre pour les peuples,
c’est que ceux-là mêmes qui n’y ont .
pas pris part et se croyaient à l’abri à de tous les inconvénients de la guerre, À sont aujourd’hui, par la richesse |
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même qui résulte de leur abstention, réduits à un état de pauvreté qui fait contraste avec cette richesse. A 2e
Je répète que, pour réaliser la paix, - il faut y croire.
Il faut se garder d’y croire aveuglé- * ment, mais 1] faut y croire profondé-
ment. Et si, en toute sincérité et bonne foi, on garde vraiment l’arrière-
pensée que la guerre est là, inévi-
table et immédiate, on ne peut pas se
- placer réellement dans les conditions
de la paix.
On est entraîné malgré soi, inconsciemment, à envisager des méthodes
qui, dans leur ensemble, constituent
finalement les plus gros risques de
guerre.
ou ils s’aggravent.
Une nation, à une époque où
l'interdépendance des peuples ést. Le poussée si loin, ne peut rester isolée
par crainte d’aborder des problèmes parce qu’ils sont difficiles — et tous le sont. — Sur tous pèse la pression de l’opinion publique, souvent mys-
tique, qui ne se satisfait pas des premières solutions, même raisonnables,
et qui est portée vers l'absolu. Cela
n’est pas fait pour faciliter aux gou-. |
vernements le règlement de certains
problèmes délicats. ENS o +
Mais ces problèmes, parce qu’on en a peur, politiquement ou pour.
d’autres raisons, si on les laisse à.
l'écart, ou ils se règlent contre vous.