‹ Parsifal de Richard Wagner, ou, L'idée de la rédemptionChapitre 18 sur 38 · XXVIII PARSIFAL · texte numérisé non relu

XXVIII PARSIFAL

SOUS ses yeux ; mais il a senti la soufïrance du roi le percer jusqu'aux moelles. C'est la révélation de la sympathie humaine. Plus tard, quand il aura compris la cause du mal, cette sympathie sera pour lui la source d'une transmutation de son être intime, et d'une véritable résurrection.

La troisième étape se condense dans la tentation et dans le baiser de Kundry,

— Chassé du temple par Gurnemanz, qui le prend pour un sot, Parsifal a pénéti^é dans le château du mauvais magicien, Khngsor, dans l'antre des voluptés et des maléfices. Il a résisté aux insinuantes caresses des Filles-Fleurs, dont le tourbillon capiteux et futile lui a causé plus de malaise que de plaisir. Mais voici apparaître, sur son lit de roses, Kundry, la grande tentatrice, la savante magicienne de l'amour profane. Une indicible angoisse l'envahit aux douces palpitations de sa voix suave. Au récit émouvant de la mort de sa mère, dont il est cause par sa fuite, Parsi-

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