INTRODUCTION LI
« Uordre du Graal avait été fondé par un pieux chevalier, Titurel. A sa mort, son fils Amfortas lui succéda. Mais déjà un ennemi redoutable méditait la perte de la communauté. Le païen Klingsor avait ambitionné les honneurs de l'ordre dont la première condition est la chasteté. Ne sachant se vaincre, il n'avait rien trouvé de mieux, pour se rendre digne du Graal, que le moyen d'Origène (1). La communauté indignée repoussa cet homme qui avait cru parvenir à la sainteté par la mutilation ; mais Klingsor, versé
Je crois savoir que l'auteur se propose de revenir sur sa première appréciation dans une prochaine édition Afin d'abréger ce travail, qui risque de prendre de trop grandes proportions, j'entremêlerai les réflexions sur le point de vue ésotérique de l'œuvre, au fur et à mesure du récit.
(1) On a reproché à Wagner d'avoir introduit dans la légende cette idée singulière. Mais elle a son importance. « A quoi bon se mutiler, lorsque le cœur n'est pas purifié ? » dit le Dammapadam. Et dans le caractère d'Amfortas nous voyons l'inutilité de la repentance tant que le désir brûle encore le cœur. Ces deux personnages font ressortir d'une façon plus saisissante Texemple que nous donne Parsifal. Lui seul a trouvé le chemin. (Note de l'auteur).