AL A L'OPERA
ier acte, et conduisant au temple du Grâl.
le Klingsor.
Le jardin desséché après l'engloutissement du château.
taie acte, pour le retour de Parsifal au temple du Grâl.
Premier décor du troisième acte : site printanier dans le domaine du Gràl.
Le temple du Grâl, au troisième acte, sans la table des chevaliers.
KUNDRY, d'une voix rauque et saccadé'
de recouvrer la paroli .
oh!... oh!
Sombre nuit !
Folie! — ô rage!
Ah! peine!
Nuit! Xuit!... Noir sommeil!
Mort!
KLINGSOR
l'n autre alors t'éveille, hé?
KUNDRY, comme précédemment.
Oui ! mon sort !... Oh !
Rêves! Rêves!
Hé! oui!.
KLINl.Ni IR
les chevaliers très chastes?
KUNDRÏ
Je ne veux pas!... < >h ! oh!
KLINGSI IK J'ordonne! il le faut !
KUNDRY
Tu ne peux... me... prendre.
KLINGSOR
Mais
e contraindre!...
KIXDRV
Tôt?...
KLINGSOR
...Ton
maître !
L'intérieur de la tour de Klingsor (Bayreutn).
KUNDRY
Là,... là,... j'aide!
KLINGSOR
Oui ! pour compenser le mal, Que si méchamment tu leur fis!
Ils t'aident bien peu !
Tous sont à vendre, Dès que j'y mets le prix; Le plus ferme est vaincu S'il succombe à tes charmes, Et tombe au pouvoir du fer ju'à leur chef même, moi, j'arrachai!
Plus à craindre est celui Qui vient aujourd'hui, Car sa candeur le défend.
KUNDRY
Par quel pouvoir?
KLINGSOR
Ha! c'est que, sur moi seul.
Ton pouvoir ne peut rien!
KUNDRY, ricanant.
Ha, ha! Es-tu chaste?
KLINGSOR, avec rage.
Que dis-tu là, maudite femme !
.ombe dans une sombre rêverie.
Sort infernal !
De moi, le démon se rit !
\ a-, us jz pas fut vœu d : tre un saint
LA PETITE ILLUSTRATION
Le jardin enchanté de Klingsor (Bayreuth)
Sort infernal !
0 tourment des désirs sans (rein, Furieuse ardeur du farouche instinct Qu'en moi .l'avais contrainte au néant, Ils me raillent tout haut.
Par toi, suppôt d'enfer!
Garde-toi !
Car son mépris, déjà il l'expie, L'orgueilleux, fier de sa vertu.
Qui m'a jadis chassé !
Je liens sa race, et lui-même .',u tourment mon pouvoir le condamne! Bientôt-sans doute, moi Je l'aurai, le Grrâl! lia, ha !
— Il te plaisait donc, Amfortas, Le preux que pour ta joie Je t'ai adjoint !
KUNKKY
0 honte! honte!... Lui aussi.
Tous faibles !
Moi, damnée, avec moi je les damne !
— 0 nuit sans réveil,
0 seul salut !
Quand,... où,... où t'atteindre?
KLINGSOR
Qui te résiste peut t'af franchir !
Vois donc, si c'était cet enfant.
KUNTlRY
Je ne veux pas!
KLINGSOK. est monté hâtivement sur lu mur de la tour. Déjà il monte vers nous!
KUNDRT
Oh ! Grâce ! Grâce !
Pourquoi m'éveillai- je ?
Dois-je,... moi ?
Kl. IN(. si n:. regardant cm bas.
Ah ! il est beau, l'éphcbe!
KUXDRT
Oh!... oh! Honte à moi!
'UNGSOB, soufflant vers le dehors dans une trompe.
Ho. mes gardes! Ho, nobles Braves! Ça, l'ennemi !
Au dcho larmes et tumulte croissant.
Héï! vers les murs comme ils volent, Les niais leurrés par moi, Pour défendre leurs belles infernales! — Bien! ferme! ferme! Ha. ha!
L'entant n'a pas peur!
Au beau Ferris il dérobe son arme:
De toute la horde il brave les coups ! Kundry est prise d'un rire extatique sinistre nui s'exalte jusqu'à un cri convulsit d'effroi.
Que sert tout leur zèle
Aux pauvres lourdauds!
L'un perd le bras, l'autre la jambe!
Ha. ha! Us cèdent! Tls fuient!
Nouveau tri de Kundry.
Des blessures, tous en ont reçu.
Combien j'en suis aise!
Puisse partout l'engeance des chevaliers S'entr'éaorger tout entière! —
Ha! unit fier, sur les murs il se dresse!
Comme une rose rougit sa joue;
Ses yeux toui surpris
Plongent dans le jardin enchanté.
La liieur bleuâtre s'est éteinte. Obscurité complet! dans la profondeur, tandis que la clarté du ciel se montre omet du mur. Kiindry a disparu. KÛn'gsoi si tourne vers la profondeur.
Hé. Kunilrv !
N l.i voî un pas.
Quoi ! Déjà là-bas .' lia. lia! Le charme m'est connu iL>ui pour mon service te dompte toujours!
S' tournant de nouveau vers le fond.
Toi, lu, jeune héros,
Quoi que t'ait prédil le ciel,
Trop jeune et sol
Tu lombes en mou pouvoir!
Si chaste tu ne rotes.
( "e>t moi qui suis ton maure!
Il disparaît vivement ; avec lui ia tour entière
Le tarrlin enchanté apparaît. Il occupe tout la scèn Végétation tropicalt : splendeur florale luxuriante Vers le fond, le jardin < st limité par les
li muraille, à laquelle s'adossent sur le côté 1' château — style arabe très riche I
Debout sur le mur. Parsifal regarde le jardin avec etonnement. D' tous côtés, d'abord du jardin, puis du
i au, s- précipitent en désordre, isoléeSi puis par
groupes, de belles jeunes filles ; elles sont voies ,1'
,,i|. délicatement colorés .niés sur elles, comme s'
i 11 s avaient été surprises dan . I'
JEUNES PILLES, venant .lu jardin.
Ciel! Là. le tumulte!
Armes! cris rauques!
DEUXIÈME 6ÉOÙPE, ucau.
Aille! Ah! Quel es! le Ira Qui nous venge .'