‹ ParsifalChapitre 13 sur 22 · ACTE · texte numérisé non relu

ACTE

Le château enchanté de Klingsor. Souterrain d'une tour ouverte par en haut. Des marches en -pierre conduisent au bord crénelé des murailles de la tour. Obscurité dans la profondeur vers laquelle on arrive par un rebord du mur, formé par la scène même. Instruments de magie et appareils de nécromancie. Klingsor est assis sur le rebord du mur devant un miroir de métal.

KLINGSOR

Les temps sont là!

Vers mon palais où je l'attire, Déjà le Simple vient d'un pas léger- Sur la Maudite pèse le lourd sommeil Qui la soumet à mon pouvoir...

A l'œuvre ! Debout !

Il descend vers le milieu et fait brûler des aromates qui répandent aussitôt, dans la profondeur, une lueur bleuâtre. Puis il vient se rasseoir à sa première place et appelle vers l'abime avec des gestes mystérieux.

Parais ! Parais ! A moi !

Ton maître appelle!

L'innommée Démoniaque, Fleur d'abîme.

Qui fus Hérodias, et puis, quoi?

Gundryggia, ci,

Kundry, là!

A moi! Approche Kundry!

Ton maître attend! Parais!

La forme de Kundry monte dans la lueur bleue. Elle parait dormir, puis fait le mouvement de quelqu'un qui s'éveille. Enfin, elle pousse un cri horrible.

Tu veilles! Ha!

Sous mon charme encor tu retombes.

Juste au bon moment.

Kundry fait entendre un cri paintif, qui passe de la plus grande véhémence au plus faible gémissement.

Dis! Où donc encor as-tu rôdé?

Fi! chez ces maudits chevaliers.

Où comme un chien, ils te traitent tous!

Chez moi, ne peux-tu te plaire?

Puisqu'il tes ] lièges fut pris leur maître.

— Ha, ha! le pur gardien des reliques, —

Qu'est-ce oui t'a fait fuir d'ici?

Décor du premier tableau : un bois dans le domaine du Grâl

Le temple du Gràl a l'Opéra (l-r acte.)

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