CENE VIL
Les Précédens, MAÏ)ELAINE , portant des tableaux et des. cahiers de musique,
^ >MADELA1NE.
Madame, ce sont le$ tableaux et les cahiers de musique qui étaient dans l^a galefîe ; où faut-il les mettre ?
M™^ DE SElSAÎîGE.
Où tu voudrai ♦.. laisse-les ici...
^ t ^*^ ' M. DE GERVAL. ^
(Ju'est-ce que c'est ?
MADELAINE
Tout ça , c'est de la composition de M. Armand , qui les ^laissés en pariant.^
• M'"^ DE SENANGE.
Il est pi^pf i !
MADELAINE
C'est tout comme... on met les chevaux à la voilure.
Mï»^ DE SENANGE, à part,
^%. A-t-on jamais vu un pareil caractère ? . . . Mais, en conscience , je ne peux pas le prier de revenir.
DE LA DURANDIERE.
Quel e3t ce M. Armand ?
M- DE GERVAL.
Un peintre ! un musicien !.. qui , je crois , n'est pas clés plus intrépides ; car j'ai eu tout-à-riicure avoc lui une petite discussion.
DE LA DURANDIERE,
Où il a fait |e plongeon... je connais cela... je m'amuse quelquefois à les faire filer doux. (1/ rit) Ah ! ah ! .
M. DE GERVAL.
Oui ; je sais que vous êtes une mauvaise têle !
DE LA DURAÎ^DIERE.
C'est vrai que je suis trop crâne I . . . c'est ce qu'ils disent tous... mais on n'est pas maître de cela... Moi., ce n'est pas du sang qui circule dans mes veines... c'est du gaz hydrogène. (Il s'approche de la table et regarde les tableaux.,. S^ apercevant que Made laine le regarde aiteMwement quelques instans. ) Eh bien ! à qui en a celte petite fille ?
MADILAINE.
Dieu! que c'est étonnant!... si Monsieur n'était pas militaire , et qu'il n'eût pas de moustaches, il ressemblerait à un de mes parens , que je n'ai pas vu depuis une dixaine d'années... mais je me rappelé encore...
DE LA DURANDFERE.
Eh bien ! par exemple...
MADELAINE
Oh! non... ça ne peut pas être ça... mais, c'est égal... je voudrais bien ' qu'il fût sans moustaches , rien que pour voir !
M. DE GERVAL.
Eh bien ! morbleu . , . finirez-vous .f* Descendez , et laisseznous, n^
MADELAINE. V
Oui , monsieur . . . oui , je m'en vas.
Elle sort y en regardant toujours delà Durandîèj^