SCENE IV
Les Mêmes, LE CORTÈGE.
Un corps de hallebardiers paraît sous la voûte chassant la foule qui se disperse à droite et à gauche sur la scène derrière la haie des soldats. — Par le même chemin parait tout le cortège, qui va lentement comme à des funérailles. En tête, trois premiers tambours battent sourdement le roulement funèbre. — Tout le cortège descend la rampe puis tourne à gauche sur la scène et disparaît dans la rue du même côté.
Après les tambours, les mousquetaires espagnols, les piquiers bardés de fer. Trompettes, le héraut, massiers, les porte-drapeaux des régiments suisses, lombards, portugais, napolitains, allemands, etc. Trois tambours de lansquenets. Lansquenets, huissiers du Tribunal de sang, juges, gardes do la prévôté. — Noircarmes, et derrière lui, Vargas et Delrio. — Puis, sous un dais porté par des laquais à ses armes, le Duc suivi de ses pages et gens de sa maison. — A son arrivée sous la voûte, tous les assistants se mettent à genoux, sauf Karloo, adossé au mur de droite, ainsi que la TrémoïUe. Dès que le drc paraît, on commence à entendre, outre les cloches et le son des tambours qui s'éloignent par la gauche, après avoir traversé la scène, les chants des pénitents qui parais-