‹ Parties du district d'Atlin [microforme]Chapitre 56 sur 61 · AUTRES GISEMENTS · texte numérisé non relu

AUTRES GISEMENTS

Un dyke traverse le ruisseau Crater à environ 300 pieds plus bas, en : itude, que l'affleurement de la veine supérieure sur le groupe Big Canyon sur la fourche droite du cours d’eau. Ce dyke a une direction N. 27° E., son pendage est 80° à 90° vers le sud-est, et a environ 5 pieds d'épaisseur. Où il affleure sur la rive droite du ruisseau, le minerai a environ 2 pouces d'épaisseur au toit du dyke, et sur la rive gauche où on prétend que le minerai est beaucoup plus épais, on à creusé un petit

tunnel, qui, lorsqu'on l'a visité était tellement avancé qu'on n'a pu voir le toit du dyke. Le minerai qu'on a vu ressemblait beaucoup à celui de la veine du Big Canyon.

A environ 1,500 pieds à l’est des affleurements sur le groupe Big Canyon sur le ruisseau Crater il ÿ a un autre dyke qui a environ 6 pieds d'épaisseur, dont la direction est N. 40° E. et qui a une altitude presque perpendiculaire. Ce dyke a été soumis à des mouvements qui ont formé des failles et des brèches, à tel point qu'il est maintenant presqu'entièrement formé de fragments de roche plus ou moins cimentés de quartz, calcite galène, arsénopyrite et blende. En certains endroits, les minéraux secondaires constituent environ la moitié du remplissage entre les épontes granitiques. On y a cr:usé un puits d'enviror Ù pieds de profondeur.

En outre de ces gisements, on croit qu'il en existe un certain nombre d'autres semblables dans le voisinage ayant quelque valeur, mais à cause de la saison avancée et de la température inclémente, il n’a pas été possible à l'auteur de les visiter.

Veines de Cuivre

Généralités —On ne connait de veines de cuivre dans le district d'Atlin qu'à un seul endroit situé dans le coin sudouest de l’île au Cuivre dans le lac Atlin (Diag. 3). Les frères Laverdière ont tenu des claims à cet endroit pendant un certain nombre d'années, mais ils les ont laissé tomber en 1910.

Formations géologiques.—La formation géologiqu: :2nsiste en basaltes à olivine rouges et verts, à texture gicsière et en tufs: les tuffs « pendant sont prédominants et en certains endroits sont formés presqu'entièrement de fragments de basalte, mais ils passent insensiblement à des roches sédimentaires.

Les basaltes rouges varient en couleur depuis le brun rouge au vert rougeâtre et ont l'aspect franchement basaltique. La pâte est toujours cryptocristalline et contient des phénocristaux d'olivine et d'augite ainsi que des particules de fer et quelquefois du cuivre natif; tous ces éléments sont bien visibles à l'œil nu. En certains endroits la pâte diminue et la roche prend une apparence franchement granulaire.

Au microscope, les échantillons typiques de basalte rouge sont composés surtout de plagioclase basique, d'augite, d'olivine et de minerai de fer. Les feldspaths se présentent en formes tabulaires mâclées albite quelque peu altérés en saussurite. Les phénocristaux d'augite sont surtout idiomorphes et d'apparence assez fraîche. Les individus originels d'olivine sont idiomorphes, mais sont presque entièrement altérés en serpentine, calcite et magnétite. Le feldspath, l'augite et l'olivine avec leurs produits de décomposition existent aussi dans la seconde génération et ils forment avec le minerai de ter, la pâte qui forme depuis un septième à la moitié de la roche entière. Le minerai de fer, qui est associé au cuivre natif, constitue en certains endroits la plus grande partie de la pâte.

Les basaltes verts sont de couleur vert olive sombre caractéristique, et ne diffèrent des basaltes rouges que par leur teneur moindre en fer qui leur donne leur coloration rouge.

Les veines. —I1 existe un certain nombre de veines depuis une fraction de pouce jusqu'à 6 pouces d'épaisseur sous forme de fissures dans ces roches basaltiques, et ces veines consistent surtout en calcite, mais, en certains endroits, contiennent des particules et des ama: de cuivre natif, dont le plus gros connu, pesait, parait-il, environ 40 livres. Il existe aussi sous forme de produits d'oxydation du cuivre natif, de la malachite (cuivre vert), de même que quelques rares particules de cuprite (oxyde rouge de cuivre), et de la ténorite (oxyde noir de cuivre).

Origine du cuivre—Le cuivre aussi bien dans les veines que dans les basaltes avoisinants s'est sans doute formé ou s'est déposé sous la forme native tel qu'il existe maintenant car il n'y a aucune évidence, telle que des restes de sulfures non oxydés, pour indiquer que ce minéral est le produit d’une zone d'oxydation. La magnétite qui accompagne le cuivre est généralement assez fraîche, et les roches et les veines ne sont que légèrement oxydées sauf à la surface; de même le cuivre, tant à la surface que dans les différents «ravaux de mine, est tout natif sauf à la surface où il y a quelques produits d'oxydation. De plus, quand même on n'aurait aucune autre évidence pour montrer que le cuivre est un minéral primaire, on sait

que partout dans ce district du nord où les eaux de surface sont froides et par conséquent chimiquement inactives, les procédés d'oxydation agissent très lentement, et on n'a rencontré aucun gisement où il n'existe pas de minéraux primaires à 10 pieds et généralement à 1 ou 2 pieds de la surface. Par conséquent il est peu probable que sur l'île au Cuivre l'oxydation aurait réussi si complètement à altérer les minéraux de cuivre originels, tant dans les veines que dans la roche avoisinante. qu'il n'en resterait plus aucune trace. Il semble donc sûr de dire que tout le cuivre dans cette localité s'est déposé à l'état natif.

I reste À déterminer si dans la roche le cuivre est un élément primaire ou s'il y a été introduit après leur mise en place, Comme ce minéral est intimement associé au fer qui est certainement primaire dans les basaltes, il semble que le cuivre à dûi avoir la même origine. Cependant le cuivre, tant dans les veines que sur les épontes, est le même et celui des veines dont la gangue est de la calcite est sans aucur doute secondaire aux basaltes, Certains ont supposé que la veine de cuivre avait été lavée à partir des épontes où ce minéral est un élément primaire. Si ceci était vrai le cuivre devrait décroître dans les épontes en s'approchant des veines. Par contre, c'est le contraire qui a lieu, et le cuivre est beaucoup plus abondant dans les basaltes avoisinant les veines et les autres fissures. Il semble donc évident que tout le cuivre, dans les épontes aussi bien que dans les veines, se déposa en même temps et s'est introduit au moven de solutions montantes qui dérivaient leur teneur le ce minéral du magma basaltique chaud sous-jacent, et que la grande quantité de minerai de fer dans les parties plus froides supérieures des basaltes à fait précipiter le cuivre à l'état natif.

Importance économique. —Le cuivre découvert jusqu'à présent dans ces veines n'est pas en quantité suffisante pour être d'une importance commerciale, et bien qu'on pense que le cuivre natif soit assez largement distribué dans les basaltes rouges dans le coin sud-ouest de l'ile au Cuivre et des autres îles avoisinantes, cependant, d'après les analyses qui ont été faites, il ne semble pas que le cuivre existe en quantité suffisante pour qu'on pousse plus loin l'exploitation de ces roches ou des veines qu'elles contiennent. Il est possible cependant qu'on rencontre

dans cette ceinture de basaltes des points où le cuivre est en plus grande abondance qu'aux endroits exploités jusqu'à présent.

Veines d’antimoine

On a trouvé des veines d'antimoine qu'à un seul endroit dans le district d'Atlin, et cet endroit est situé sur la rive ouest du bras de Taku à environ 10 milles en bas (au nord) de Golden Gate. Messieurs James Johnston et C. B. Dickson y ont respectivement localisé deux claims, ce sont le “Lake Front’ et l'‘‘Antimoine'" (Diag. 3).

Le minerai se présente sous la forme de veines qui, d'une manière générale, sont en concordance avec les plans de stratification de la roche encaissante presque horizontale et composée surtout de schistes argileux, gris sombre ou noir, à texture fine, appartenant à la formation Laberge du Jura-Crétacé.

La veine principale a 3 à 4 pieds d'épais et est formée surtout de quartz et de stibine (sulfure d'antimoine) avec aussi un peu de galène, elle contient aussi quelques fragments de schiste arileux intercalés. En certains endroits les matériaux de la veine occupent la largeur totale de la veine, mais ailleurs, des lits de schistes argileux séparent les veines de quartz et constituent environ la moitié du massif de minerai. Le quartz est généralement fortement minéralisé.

Il y a en plus, un certain nombre de petites veines qui ont depuis une fraction de pouce jusqu'à 2 ou 3 pouces à une distance moindre que 6 pieds du bord supérieur de cette veine.

Comnie ces minerais affleurent pratiquement à la hauteur de l'eau et qu'ils ont une allure horizontale, on ne sait pas s'il y à d'autres veines en dessous du gisement principal. La roche en place est aussi à cet endroit recouverte presque partout de dépôts superfic:els appartenant à l'époque Pléistocène ou à l'époque Récernte, de sorte que l'on n'a pas pu suivre les veines sur des longueurs supérieures à 10 pieds à la surface. Le seul travail de développement dans ces veines consiste en une galerie d'environ 15 pieds de longueur, de sorte qu'on ne connait que peu de chose concernant ces gisements.

Gisements de contact métamorphique GÉNÉRALITÉS.

On a trouvé des gisements de Contact métamorphique d'un intérêt économique en une seule localité du district d'Atlin, et elle est située sur le ruisseau Hoboe près de l'extrémité supérieure du Canal Torres, un bras du lac Atlin (Diag. 3).

La vallée du ruisseau Hoboe a une largeur moyenne d'environ un demi-mille, elle est planche et elle contient de nombreuses prairies marécageuses qui sont le résultat, jusqu'à un certain degré, d'écluses de castor construites à différents points sur le cours d'eau. Des schistes, des quartzites, des calcaires, etc., d'âge Paléozoique inférieur (?) appartenant au groupe du Mont Stevens occupent apparemment le soubassement d'une partie considérable de la vallée, et sur une distance approximative de 2 milles du canal Torres, ils s'étendent aussi sur le flanc ouest de la vallée. Voisines de ces roches, à l'ouest il y a les roches intrusives granitiques de la chaîne Côtière qui forment les hautes collines escarpées à l'ouest et au sud. Les gisements de contact métamorphique se trouvent dans les roches du Mont Stevens près de leur contact avec les roches intrusives granitiques.

Les groupes de claims Laverdière et Callahan sont localisés le long de ce contact (Diag. 3).

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