LE GROUPE LAVERDIÈRE
Généralités. —Le groupe Laverdière appartient aux trois frères, Meccieurs Noel, Frank et Thomas Laverdière, et consiste de six claims et deux fractions. Trois de ces fractions furent localisées en 1899 et sont devenues depuis des concessions de la couronne. En plus de ce gisement de contact décrit ici, on a découvert deux veines minérales sur cette propriété et elles ont été décrites au chapitre des ‘“ veines À or-argent ”. Les Principaux travaux sur le groupe Laverdière sont situés sur le bord occidental de la vallée du ruisseau Hoboe, à 114 à 2 milles de l'embouchure du cours d'eau.
Formations géologiques—Les roches du Mont Stevens qui affleurent sur le bord occidental de la vallée consistant surtout d'amphibolites schisteuses à texture fine et de couleur verte, de schistes verts et de calcaire. Recoupant ces roches, à l'ouest et au sud-ouest de celles-ci, on rencontre les roches intrusives granitiques de la chaîne Cotière qui sont surtout des granodiorites de couleur claire ou rose et à texture grossière. Le minerai existe de préférence dans les roches plus vieilles et près de leur contact avec les roches intrusives. Description des gisements—Le gisement a à un endroit une épaisseur approximative de 150 pieds, et partout où on a vu une section des roches en-dessous des roches intrusives granitiques, on a trouvé 30 à 40 pieds de minerai; on y trouve surtout de la magnétite, de l’hématite, de la chalcopyrite, de la tétraédrite, (cuivre gris), de la malachite, de l'érythrine et de divers silicates parmi lesquels on rencontre un grenat jaune apparemment du grenat grossulaire, et de la biotite. On a fourni des échantillons typiques de ces minerais à Monsieur R. A. A. Johnston, minéralogiste de la Commission Géologique, et voici la description qu'il en donne: “Ces minerais sont formés d'une association de magnétite, chalcopyrite, et de quelques petites quantités de tétraédrite avec de la gangue altérée formée de carbonates divers et de silicates de composition indéterminée. Les minéraux les plus importants dans ces échantillons sont quelquefois suffisamment bien développés pour permettre de les reconnaître facilement, mais d’une manière générale, ils sont si intimement mélangés entre eux et avec la gangue qu'ils ne peuvent être séparés que très difficilement; ces mélanges sont quelquefois ei intimes qu'ils présentent à première vue un aspect homogène; ces mélanges intimes n'affectent pas seulement les aspects des différents éléments mais ils modifient aussi grandement les couleurs de l'oxydation; ceci s'applique particulièrement au cas de la chalcopyrite qui se ternie en prenant une couleur brune et prend presque l'apparence de la pyrrhotine.” La roche, qui a été altérée et remplacée dans la formation du minerai, semble être surtout, sinon entièrement, le calcaire qui existe en lits de différentes épaisseurs dans la formation
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du Mont Stevens, mais en certains endroits le calcaire a presque recristallisé et s'est transformé en marbre.
La meilleure exposition est peut-être sur le claim French sur lequel on a creusé un tunnel en travers de 188 pieds de longueur dont 130 pieds sont dans le massif de minerai; ce minerai donne à l'analyse 1.65 à 6 de Cuivre et on pense qu'une grande partie va donner en moyenne de 2 à 4%. On a rencontré dans le tunnel de nombreuses failles dont les déplacements sont entre quelques pouces et quel s pieds, ceci a donné comme résultat que certains blocs de minerais sont venus en contact avec d’autres roches. Le gisement s'étend jusqu'à quelques pieds du contact de la granodiorite qui est environ à 50 pieds au-dessus de la vallée.
À quelques centaines de pieds du tunnel French vers le haut de la vallée, le contact avec son minerai associé, en persistant dans la même direction, s'étend dans le fond de la vallée et on le perd de vue, mais il affleure probablement sur les collines du sud-est.
On a creusé un tunnel de 35 pieds sur le claim Holy Cross, mais il n’a pas été poussé assez loin pour rencontrer la partie principale du massif de minerai. Le minerai affleure cependant au-dessus du tunnel et il a une épaisseur de 40 pieds et il est composé surtout de magnétite granulaire, mais contient de petites quantités de chalcopyrite et de malachite, ainsi que de l'érythrine (cobalt bloom) qui est disséminé à certains endroits, dans le minerai et ailleurs forme un enduit sur les surfaces exposées aux agents atmosphériques. Le minerai ici, comme sur le claim voisin French plus haut dans la vallée, s'étend sur le flanc de la colline jusqu'à une distance de quelques pieds du contact entre les roches schisteuses et granitiques, qui est à 55 pieds au-dessus du fond de la vallée. Le minerai dans le tunnel du Holy Cross contient moins de cuivre que celui du tunnel French, et n’a probablement pas ure moyenne supérieure à 1€. Tout le minerai sur le groupe Laverdière est supposé contenir des petites quantités d'argent et d'or.
Origine et âge des gisements—En étudiant l'origine de ces gisements, nous avons été frappés par ua certain . -nbre de points bien définis. En premier lieu les minéraux qui forment
le massif ou les massifs de minerai sont surtout de la magnétite, du fer spéculaire, de l’hématite, de la chalcopyrite, de la tétraédrite, de la pyrite, du grenat-grossulaire, et d'autres silicates complexes. Cette combinaison d'hématite et de magnétite avec des suliures est très caractéristique des gisements de contact métamorphique et est pratiquement inconnue dans les veines de fissures. De plus, quand ces minéraux se présentent avec le grenat grossulaire et d’autres silicates assoc'ées, il se produit une association qui est un vrai diagnostique des dépots de contact métamorphiaque. Ces minér.ux peuvent se présenter individuellement dans les minerais &2 métamorphisme régional, mais il est peu probable qu'un gisement de métamorphisme régional puisse contenir en même temps, et dans un espace de quelques pieds, tous ces minéraux qui sont caractéristiques exclusivement des gisements de contact métamorphique.
De plus, ces minéraux ne se présentent qu'au voisinage du contact intrusif de la granodiorite, et ont été sûrement produits par substitution au calcaire de la formation du Mont Stevens. La planche XXXII montre les minéraux, surtout le grenat et le minerai de fer, qui pénètrent et se substituent à la roche originelle.
Il ne semble y avoir aucun doute que ces minerais doivent leur origine au voisinage de la granodiorite, et que les matériaux qui les composent furent empruntés au magma de la granodiorite, car les clacaires et les schistes avoisinants ne contiennent pas suffisamment de fer, de cuivre, et de soufre pour les produire.
Les pétrographes s'accordent pour attribuer la cause du métamorphisme de contact à la chaleur du magma fondu et de l'eau qu'il contient. En plusieurs cas il n'y a aucune trace d'apport de la part du magma, tandis qu'en autant d'autres cas il y a eu des apports importants. La quantité de matière empruntée au massif intrusif semble due surtout à deux circonstances, la quantité de vapeur d’eau dans le magma igné, et la susceptibilité de la roche envahie. Dans un grand nombre de roches intrusives, il peut n'y avoir qu'une faible quantité de vapeur d'eau et ainsi l'apport de matière dans la formation
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Mi rophotographies de coupes minces du groupe Laverditre, sur le ruisseau Hol 6,
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envahie peut être faible, et alors le phénmè +e de contact est surtout dû à la chaleur de la roche: si, ce,endant, la vapeur d'eau est abondante, l'apport de matière peut être considérable. Les eaux magmatiques varient aussi beaucoup; quelques-unes contiennent de grandes quantités de bore, de fluor, de chlore, etc., tandis que d'autres n'en ont pas, et contiennent surtout du soufre, du cuivre, du fer, et des minéraux associés à ces derniers. Ainsi on trouve une grande variété de gisements de contact métamorphique.
Les minerais de contact sur les propriétés Laverdière et Callahan, sont, par conséquent, tout probablement dus à des vapeurs magnétiques riches en fer, cuivre, et soufre, qui sont empruntés au magma granitique. Si ceci est vrai les gisements
sont formés durant la période de refroidissement du bathothe granitique, qui, comme il a été expliqué au chapitre de la “Géologie Générale”, croit-on, a pris naissance à l'époque Jurassique et probablement à la fin de cette époque.
GROUPE CALLAHAN-.
Le groupe Callahan (Diag. 3), appartient à Madame Callahan, il est formé de six claims qui touchent au groupe Laverdière au nord et s'étendent vers le nord jusqu'à l'extrémité supérieure du canal Torres, connue sous le nom de baie de l'Ouest. Le contact entre la formation du Mont Stevens et les roches intrusives de la chaîne Côtière passe À travers ces claims, mais il est caché presque partout par les matériaux superficiels et la forêt; partout où ce contact affleure, cependant, il y a du minerai dans le voisinage et il ressemble beaucoup à celui que l'on trouve sur la propriété Laverdière. Ces gisements n'ont pas été développés du tout, on a fait un travail d'évaluation sur différentes veines de quartz qui ont généralement la forme de lentille. Ces veines se présentent surtout dans des roches schisteuses, de couleur verte et n'ont généralement que quelques pouces d'épaisseur, cependant en certains endroits elles ne montrent généralement qu’une faible quantité de pyrite mais on prétend qu'elles contiennent aussi de l'or.