‹ Partition des Deux marisChapitre 11 sur 22 · SCENE VIII · texte numérisé non relu

SCENE VIII

Les Memes, SOPHIE en grande toilette.

VALSAIN .

Eh! quoi, madame, c’est déjà vous?

SOPHIE

Vous voyez qu’on s’empresse d’ obéir à vos ordres. Me voilà prête a vous suivre. Vous ne savez donc pas ; il sera charmant le concert.

VALSAIN.

Comment ? n

SOPHIE

Je viens d’apprendre qu’il est arrive" au château plusieurs jeunes gens de Paris .

VALSAIN.

Des -jeunes gens de Paris.

SOPHIE

Oui , monsieur , et entr 'autres Florval.

VALSAIN.

Qui , ce fat ?

Ab! monsieur, qu’osez -vous dire! on n’est pas plus aimable , on n’a pas une plus jolie voix que ce jeune homme.

VALSAIN .

Je ne m’étonne plus de votre empressement, madame. Ah! monsieur , Florval est au concert? Eh bien, madame, nous n’irons pas.

DORSAN a Valsain.

Ah ! mon ami .

-SOPHIE

Comment, monsieur, nous n’irons pas?

VALSAIN.

Non, madame.

SOPHIE

Et ma toilette ?

VALSAIN.

C’est très malheureux, j’en conviens.

SOPHIE

Peut - on être plus injuste ? je vous obéis , je vous fais le plus grand sacrifice.

DORSAN

C’est inutile j’ai pris mon parti , et je

n’en change jamais.

On s’en apperçoit .

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