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VALSAIN, SOPHIE .
Quoi 1 elle est mariée au meilleur de tes amis
SOPHIE
et elle n’est pas heureuse! cela n’est pas possible.
Eh bien, mon ami, tu quittes notre aimable
VALSAIN.
voyageuse ? -
Cela n’est que trop vrai. Hélas! je l’avais bien
VALSAIN.
prevu. Quand j’appris le mariage de Dorsan, je
Je viens de m’entretenir avec elle. Tu vas la
tremblai pour celle qui allait être sa femme.
voir dans un instant.
C’est bien le meilleur des hommes,- mais son
SOPHIE
caractère est ardent, impérieux , jaloux .
Comme sa figure est intéressante! mais elle a
SOPHIE
l’air bien triste.
Pauvre femme! elle l’aime sans doute?
VALSAIN.
VALSAIN.
Elle a sujet de l’être.
Elle l’adore .
SOPHIE
Comment donc ?
SOPHIE
Mon dieu ! qu’elle m’intéresse !
VALSAIN.
VALSAIN.
Toutes les unions ne se sont pas aussi douces,
Elle sait l’ancienne amitié qui nous lie Dorsan
aussi paisibles que la nôtre, ma chère ..amie.
et moi, et elle est venue me confier ses peines.
me prier de les adoucir.
En effet, on m’a dit qu’il y en avait de mal-
SOPHIE
heureuses; mais j’ai peine à concevoir que la
Je veux y contribuer de tout mon pouvoir,
sienne soit de ce nombre. N’est -elle pas la femme
tachons, de les reconcilier, mon ami ,... Ah! que
de ton ancien compagnon d’étude, de ce Dorsan
ne pouvons nous leur donner un peu de notre
dont tu me parles sans cesse avec tant d’af-
bonheur ! nous ne devons pas en être avares ,
fection?
/ , nous en avons tant !
VALSAIN.
VALSAIN.
Précisément .
Chère Sophie, que je suis charmé de t’entendre..
Oui, nous travaillerons tous deux a cette bonne
prends de part à votre situation; je ne connais
action; tu aimeras, tu consoleras la malheureuse
• pas votre mari, mais je le déteste!
Clémence.
CLÉMENCE
SOPHIE
Oh! non, ne le détestez pas, je vous en prie.
Oh1 je t’en réponds, car je l’aime déjà de tout
^ SOPHIE
mon coeur. La voici ; je cours l’embrasser.
Pardon, j’oubliais que vous l’aimez — Ah! mon dieu ! que les femmes sont bonnes ! il a