SCENE II
cependant tous les torts.
Les Mêmes, CLÉMENCE.
CLÉMENCE
SOPHIE
Peut-être en ai-je moi même.
bonjour, Madame bonjour. Valsain et moi
SOPHIE
nous nous occupions de vous, nous causions de
Non, vous n’en avez aucun. Jen suis sûre. Cest
vos chagrins. (
lui qui a un mauvais caractère.
CLÉMENCE
CLÉMENCE
Comment , Madame, vous savez ?
SOPHIE
j’aurais du montrer plus de douceur, plus de soumission , mais j’ai aussi mes défauts; le
Que cela ne vous étonne pas, Valsain me dit
soupçon me fatig-ue, l’injustice me révolte.
tout . Nous n’avons rien de caché l’un pour
l’autre.
SOPHIE
Vous avez raison. Je voudrais bien voir
CLÉMENCE
que mon mari fût injuste ! je ne le souffrirais
Que vous êtes heureuse !
pas.
SOPHIE
VALSAIN.
Oh! cela est bien vrai.
Ma chère amie
SOPHIE
Vous n’aurez pas vainement invoqué notre
Esseyez, monsieur, ou plutôt , n’essaye pas;
amitié, Madame.
reste tel que tu es.
SOPHIE
VALSAIN.
Oh' je vous en réponds, vous pouvez compter
Mais , madame, vous voilà separee de Dorsan
sur nous.
comment en êtes vous venue à cette fâcheuse
CLÉMENCE
extêmite' ? faites - nous votre confidence toute
Que vous êtes aimable !
entière .
SOPHIE
SOPHIE
Cest que vous n’ imagineriez pas combien je
Ah! oui, contez-nous tout cela.
N°. 80. Allegro.
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