SCENE IV
votre mari .
VALSAIN, SOPHIE, CLEMENCE
CLÉMENCE
-VALSAIN, regardant l’écriture.
Ah! prenez garde.
Je ne me trompe pas, c’est l’e'criture de
VALSAIN .
Dorsan .
Point d’indiscrétion, ma chère, je t’en prie.
CLEMENCE
CLÉMENCE
Mon mari .
Le tems presse ! quelssont vos projets?
VALSAI N .
Voyons, voyons la lettre.
Reposez vous sur nos soins.
CLÉMENCE
SOPHIE
A peine je respire.
Oui, comptez sur moi.
VALSAIN.
VALSAIN.
Ah! mon dieu! Jl arrive!
Il faut d’abord que vous évitiez de paraî-
CLÉMENCE
tre a ses yeux, moi, je le verrai , je l’interroge-
Jl arrive !
rai, et alors, nous agirons d après les circons -
SOPHIE
tances .
Lis donc vite, car tu m’impatientes.
SOPHIE
VALSAIN, lisant.
A merveilles !
»J1 y a bien longtems que je ne t’ai vu,
CLÉMENCE
«mon cher Valsain . Je pars pour ton chateau
Je me retire, car s’il arrivait
j’où j’arriverai le même jour que le courrier
VALSAIN.
”qui te remettra ma lettre. Je me fais une
Nous allons profiter, Sophie et moi, du peu
”fête de te revoir . Jamais je n’éprouvai comme
d instants qui nous^ restent pour concerter
^aujourd’hui le plaisir d’embrasser mon ancien
ensemble ce que nous avons a faire .
-ami . >»
SOPHIE
CLÉMENCE
Oui, ma bonne amie, nous allons dé-
O ciel ! que vais je devenir ?
libérer.
CLEMENCE* se jettant dans leurs bras.
Ô mes amis ! je remets mon sort entre vos mains. (elle sort.)