‹ PascalChapitre 11 sur 181 · d., ibid,, p · texte numérisé non relu

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dit plusieurs fois qu'il joignait cette obligation à toutes les autres qu'il avait à mon père qui, ayant lui-même un très grand respect pour la religion, le lui avait inspiré dès Tenfance, lui donnant pour maxime que tout ce qui est l'objet de la foi ne saurait l'être de la raison, et beaucoup moins y être soumis. Ces maximes, qui lui étaient souvent réitérées par un père pour qui il avait une très grande estime, et en qui il voyait ime grande science accompagnée d'un raisonnement fort et puissant, faisaient une si grande impression sur son esprit que, quelque discours qu'il entendit faire aux libertins, il n'en était nullement ému; et quoiqu'il fût fort jeune, il les regardait comme des gens qui étaient dans ce faux principe, que la raison humaine est au-dessus de toutes choses, et qui ne connaissaient pas la nature de la foi'. »

Tandis que Biaise Pascal poursuivait ses études avec une ardeur croissante, sa jeune sœur Jacqueline montrait une remarquable facilité pour composer des vers. Elle s'y exerçait souvent avec deux compagnes un peu plus âgées qu'elle, les filles de M"® Saintot. Vers la fin de Tannée 1636, Etienne Pascal ayant été obligé de faire un voyage en Auvergne, M"° Saintot le pria de lui laisser Jacqueline pendant son absence. Les trois petites filles s'avisèrent de composer une comédie en vers, qu'elles jouèrent elles-mêmes devant plusieurs personnes de la Cour. Jacqueline fit même des vers pour la Reine, qui voulut la voir et la complimenta. Jacque-

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