‹ PascalChapitre 12 sur 181 · d., Ibid., p · texte numérisé non relu

d., Ibid., p

Une, la future sœur Sainte-Euphémie, ne se doutait guère alors que ce don profane allait tirer son père d'un danger sérieux.

En 1638, le bruit iayant couru qu'on allait retrancher un quartier des rentes sur THôtel de ville, il y eut à Paris quelques troubles. Etienne Pascal se rencontra chez le chancelier Séguier avec beaucoup d'autres personnes, lésées comme lui dans leurs intérêts. Il y eut des réclamations violentes, des propos séditieux. Richelieu donna ordre de mettre les principaux coupables à la Bastille. Etienne Pascal, accusé à tort, dut se cacher chez des amis, puis se réfugier en Auvergne. Le talent précoce de la fille devint le salut du père, grâce au goût qu'avait Richelieu pour le théâtre.

« Au mois de février de l'année 1639, M. le Cardinal eut envie de faire jouer une comédie par des enfants. M™® la duchesse d'ÉguUlon prit le soin de chercher des filles et proposa à M°' Saintot si elle pourrait donner M"*^ sa fille, la jeune, et s'il y aurait moyen d'avoir ma sœur, et lui dit que possible cela pourrait servir pour le retour de mon père, si cette petite le demandait à M. le Cardinal. Cet avis donné de cette part parut si important à tous nos amis qu'ils crurent qu'il ne fallait pas perdre cette occasion ^ »

Nous avons la lettre que Jacqueline écrivit à son père pour lui raconter cette représentation ; elle avait alors treize ans.

« M. mon père, je vous écris... pour vous faire le récit

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