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quelque action d'union avec les hérétiques, ou de schisme avec TÉglise *? »
Avant de faire connaître le rôle de Pascal dans ce débat, quelques explications sont nécessaires.
La réversibilité du bien et du mal est une des idées fondamentales du christianisme. De même que la faute d'Adam a rejailli sur tous ses descendants, le sacrifice de Jésus-Christ a racheté l'humanité déchue. Le péché originel ayant affaibli la capacité de la raison pour le vrai et la puissance de la volonté pour le bien, l'homme a besoin de la grâce, du secours divin pour opérer son salut. Cette grâce, il ne l'obtient que par les mérites du Sauveur, mais elle ne le dispense pas d'un effort personnel : l'Église enseigne qu'il doit apporter son concours à l'aide qu'il reçoit de Dieu.
En face de ce dogme se sont élevées deux doctrines extrêmes : celle de Pelage, moine breton, condamnée en 418 par le concile de Carthage, suivant laquelle l'homme, étant libre, peut par sa seule volonté faire son salut; celle des prédestinations, condamnée en 471 et 475 par les conciles d'Arles et de Lyon, suivant laquelle le péché originel n'a pas seulement affaibli, mais détruit chez Thomme le pouvoir de travailler à son salut. Le premier nie la grâce, les seconds détruisent le libre arbitre. L'Église, au contraire, affirme c^s deux choses à la fois : elle enseigne que tous reçoivent ime grâce suffisante pour faire leur salut ; mais