Pensées, XII, 1. — 2. Ibid,, VIII, 1. — Ibid., XXII
La religion chrétienne est donc seule à pouvoir allier dans Thomme la grandeur avec la petitesse, le préserver de l'orgueil et du découragement. « Elle apprend aa\ justes, qu'elle élève jusques à la participation de la divinité même, qu'en cet état ils portent encore la source de toute corruption, qui les rend durant toute leur vie sujets à l'erreur, à la misère, à la mort, au péché; et elle crie aux plus impies qu'ils sont capables de la grâce de leur Rédempteur... Qui peut donc refuser à ces célestes lumières de les croire et de les adorer *? » « Que peut-on avoir que de l'estime pour une religion qui connaît si bien les défauts de l'homme, et que du désir pour la vérité d'une religion cpii promet des remèdes si souhaitables ^? )>
1. Pensées, XII, 1 1 . On a signalé la rencontre de Bossnet et de Pascal dans le Sermon sur la mort prononcé le 22 mars 1662 : « D'où vient donc cette diacor^ dance? C'est que rhomme a Touln bâtira sa mode surPouTragede son Créateur, et il s'est éloignédu plan; ainsi, contre la régularité du premier dessein, l'immortel et le corruptible, le spirituel et le charnel, l'ange et la béte, en un mot, se sont trouvés tout à coup réunis. » Et dans le Sermon pour la profession de M^* de la Vallière : « Ce qu'il y a de si grand dans l'homme, c'est un reste de sa première institution ; ce qu'il y a de si bas et qui parait si mal assorti avec ses premiers principes, c'est le malheureux effet de si chute. »