‹ PascalChapitre 23 sur 181 · Lettre du i" avril 1648, Éd. Lahare, H, p · texte numérisé non relu

Lettre du i" avril 1648, Éd. Lahare, H, p

perdus, et de nous environner dans la captivité même où sa justice nous a réduits , de tant d'objets qui nous servent d'une leçon continuellement présente. De sorte que nous devons nous considérer comme des criminels dans une prison toute remplie des images de leur libérateur et des instructions nécessaires pour sortir de la servitude*. »

La Fronde venait d'éclater. Le Parlement de Paris, par une déclaration du 15 juillet, avait demandé et obtenu la suppression de certaines intendances, notamment de celles de Normandie. Etienne Pascal quitta donc Rouen pour revenir se fixer à Paris. Il y apprit, non sans déplaisir, la résolution de Jacqueline.

« Au mois de mai de cette année, mon père étant venu à Paris , M. Singlin trouva à propos qu'on lui déclarât le dessein de ma sœur, parce qu'alors elle était entièrement résolue. Mon frère se chargea de cette commission, parce qu'il n'y avait que lui qui le pût faire. Mon père fut fort surpris de cette proposition et il fut étrangement partagé ; car, d'un côté , comme il était entré dans les maximes de la pureté du christianisme, il était bien aise de voir ses enfants dans le même sentiment; mais, de l'autre, l'affection si tendre qu'il avait pour ma sœur l'attachait si fort à elle qu'il ne pouvait se résoudre de s'en séparer pour toujours 2. »

M"* Périer confesse que son père n'écouta point en cette occasion « les maximes de la pureté du christianisme ». c< Après avoir balancé quelque temps, il lui dit

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