‹ PascalChapitre 29 sur 181 · Id., ibid,^ Vie de Jacqueline, p · texte numérisé non relu

Id., ibid,^ Vie de Jacqueline, p

de beaux esprits : les esprits ont leurs liaisons qui font bien souvent celles des corps. M. Pascal qui s'est depuis acquis tant de réputation et un autre savant étaient continuellement auprès de cette belle savante. » Puis il mentionne un troisième visiteur qui « crut qu'il devait être de la partie , et qu'on ne pouvait passer pour bel esprit qu'en aimant une dame qui en avait et qui était aimée par des gens qui passaient pour en avoir ».

Mais il est difficile de savoir la portée de ce propos recueilli par Fléchier au bout de seize ans, car on ne peut le rapporter au dernier voyage que Pascal presque mourant fera à Glermont en 1660. Même durant son séjour à Glermont, Pascal était déjà bien malade ; de plus, il était fort peu mondain, nous dit son ami , le chevalier de Méré , qui , dans son Traité de V esprit , le représente comme un grand mathématicien « qui ne sait que cela » et n'a pas l'agrément de la finesse. Toujours occupé de sciences, malgré la défense des médecins, il se tenait au courant des observations que M. Périer faisait chaque jour sur la pesanteur de l'air et de celles que faisait pour lui en Suède M. Chanut, aidé de Descartes (ce qui prouve, pour le dire en passant, que Pascal et Descartes avaient conservé des relations courtoises*). « Je me donnai l'honneur, dit M. Périer, d'en écrire aussi à M. Chanut,... lequel me fit la faveur d'agréer ma prière, et de m'envoyer pareillement les observations que lui et M. Descartes firent à Stockholm, depuis le 21 octobre 16492. »

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