‹ PascalChapitre 28 sur 181 · Id,, ibid,, Marguerite Perier, Mém,, p · texte numérisé non relu

Id,, ibid,, Marguerite Perier, Mém,, p

quefois à Port-Royal, d'y écrire souvent et d'en recevoir des lettres... Mon père, qui était très persuadé qu'elle avait choisi la meilleure part et qui ne résistait à son dessein que par a£fection et par tendresse, voyant qu'elle s'affermissait tous les jours dans sa résolution, lui dit qu'il voyait bien qu'elle ne voulait point penser au monde, qu'il approuvait de tout son cœur ce dessein, et qu'il lui promettait de ne lui faire jamais ^ucime proposition d'engagement aussi avantageux qu'il parût, mais qu'il la priait de ne le point quitter ; que sa vie ne serait possible pas encore bien longue, et qu'il la priait d'avoir cette patience; et cependant qu'il lui donnait la liberté de vivre comme elle voudrait dans sa maison. Elle le remercia, et ne lui fit point de réponse positive sur la prière qu'U lui faisait de ne le point quitter, se contentant seulement de lui promettre qu'elle ne lui donnerait jamais sujet de se plaindre de sa désobéissance. Ceci se passa vers le mois de mai 16i9, et mon père prit résolution en ce temps-là de venir en Auvergne, et d'y mener mon frère et sa sœur* ». Il voulait rompre , s'il se pouvait, leurs relations avec Port-Royal.

Pascal , à qui l'on a défendu toute application d'esprit, revoit la société de la ville où il est né et y retrouve beaucoup de parents et d'amis. C'est sans nul doute à cette date qu'il faut placer une anecdote rapportée par Fléchier dans des Mémoires sur son séjour à Clermonten 1665 et 1666, publiés par M. Gonod. Il y parle d'une demoiselle qui était la Sapho du pays. « Cette demoiselle était aimée par tout ce qu'il y avait

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