‹ PascalChapitre 31 sur 181 · Éd. Lahure, Ilf, p · texte numérisé non relu

Éd. Lahure, Ilf, p

Pascal revint à Paris au mois de juin. Trois mois après, son père l'y rejoignit avec Jacqueline. « Mon père s'en étant retourné à Paris voulut que ma sœur y allât aussi. Ce retour fut au mois de novembre 1650^. » Pascal souffrait alors plus que jamais du mal qui le minait depuis sa jeunesse. « Il avait, dit sa sœur, entre autres incommodités, celle de ne pouvoir rien avaler de liquide qu'il ne fût chaud ; encore ne le pouvait-il faire que goutte à goutte : mais comme il avait outre cela une douleur de tête insupportable, une chaleur d'entrailles excessive et beaucoup d'autres maux, les médecins lui ordonnèrent de se purger de deux jours l'un durant trois mois; de sorte qu'il fallut prendre toutes ces médecines, et pour cela les faire chauffer et les avaler goutte à goutte, ce qui était un véritable supplice qui faisait mal au cœur à tous ceux qui étaient auprès de lui, sans qu'il s'en soit jamais plaint ^. »

Mais ses travaux scientifiques ne cessaient de le préoccuper 3. Le 25 juin 1651, à l'instigation du P. Noël, cet adversaire passionné, dont il a été question plus haut, les Jésuites de Montferrand insinuèrent que Pascal avait tenté de s'approprier l'expérience de Torricelli : « Il y a de certaines personnes aimant la nouveauté, qui veulent se dire les inventeurs d'une certaine expérience dont TorriceUi est l'auteur, qui a été faite en Pologne ; et nonobstant cela, ces personnes voulant se

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