‹ PascalChapitre 32 sur 181 · Voir p. 130 et suiy · texte numérisé non relu

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l'attribuer, après l'avoir faite en Normandie, sont venues la publier en Auvergne*. »

Pascal n'en est pas encore au détachement que lui demandent ses amis de Port-Royal et sa sœur Jacqueline. Cette imputation le blesse au vif dans sa légitime fierté; impatient de se justifier, il écrit à M. de Ribeyre le 12 juillet de la même année : « ... Conmie les honnêtes gens joignent à l'inclination générale qu'ont tous les hommes de se maintenir dans leurs justes possessions, celle de refuser l'honneur qui ne leur est pas dû, vous approuverez sans doute que je me défende également et de ceux qui voudraient m'ôter quelques-unes des expériences que je donne ici, et de ceux qui voudraient m'attribuer celle d'Italie,... puisqu'elle n'en est pas...

« Et je vous dirai que dès l'année 16&7 nous fûmes avertis d'une très belle pensée qu'eut Torricelli touchant la cause de tous les effets qu'on a jusqu'à présent attribués à l'horreur du vide. Mais comme ce n'était qu'une simple conjecture, et dont on n'avait aucune preuve, pour en reconnaître ou la vérité ou la fausseté, je méditai dès lors une expérience que vous savez avoir été faite en 1648 par M. Perier au haut et au bas du Puy de Dôme... Il est véritable. Monsieur, et je vous le dis hardiment, que cette expérience est de mon invention ; et, partant, je puis dire que la nouvelle connaissance qu'elle nous a découverte, est entièrement de moi 2. »

1. Prologue des thèses soutenues dans le collège des Jésuites de Montferrand, Éd. Lahure, III, p. 73; ibid., p. 75.

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