Ed. L&hore, III, p
Le mois suivant, Pascal explique le mécanisme de la machine à calculer chez la duchesse d'Aiguillon, comme nous l'apprend la Muse historique de Loret :
Je me rencontrai Tautre jour Dedans le petit Luxembourg, Au quel beau lieu que Dieu bénie Se trouTa grande compagnie Tant duchesses que cordons bleus Pour voir les effets merveilleux D'un ouvrage d'arithmétique Autrement de mathématique Où, par un secret sans égal, Un auteur, qu'on nomme Pascal, Fit voir une spéculative Si claire et si persuasive Touchant le calcul et le jet Qu'on admira le grand projet.
Il fit encor, sur les fontaines, Des démonstrations si pleines D'esprit et de subtilité Que l'on vit bien en vérité Qu'un très beau génie il possède Et qu'on le traita d'Archimède K »
La réputation de Pascal avait attiré le duc de Roannez qui aimait les sciences. Peu à peu le jeune seigneur se prit pour lui d'une véritable amitié, et il l'emmena dans son gouvernement de Poitou. Ce voyage semble avoir eu lieu à la fin de juin.
M. Collet, dans un mémoire intitulé : Un séjour de Pascal en Auvergne, rattache à cette excursion le récit suivant, emprunté au chevalier de Héré : <( Je fis un