‹ PascalChapitre 41 sur 181 · Id.fibid.y p · texte numérisé non relu

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carrière, ils imaginent un Pascal joueur, libertin et dissipateur.

Ne fréquente-t-il pas Miton, un égoïste qui ne vit que pour lui et se contente de dissimuler son égoïisme? G^est Pascal qui le dit : « Le moi est haïssable; vous, fifiton, le couvrez, mais ne Tôtez pas pour cela. » N'e^t-il pas lié avec le chevalier de Méré, à qui Miton écrit : « Je croirais bien que le jeu et les dames vous consolent aisément de mon absence^ »? Méré, grand joueur, a proposé à Pascal des problèmes sur les partis, c'est-à-dire sur le partage des enjeux après interruption de la partie^ ; donc Pascal a dû être joueur. On lui attribue le Discours sur les passions de l'amour; donc il a dû être amoureux. La correspondance de Pascal avec M"* de Roannez est celle du directeur le plus rigide. Mais M. Picard, un de ses biographes, n'en sait pas moins que Pascal aime M*'* de Roannez, qu'il lui a déclaré son amour ; et nous ne devrons pas être surpris de voir Pascal à Port-Royal des Champs, « quand nous rencontrerons , non loin des allées où le philosophe promène ses Pensées, la silhouette d'une jeune religieuse entrée en même temps que lui et sur ses conseils pressants au même monastère ». Enfin, Pascal s'est promené dans un carrosse à quatre chevaux qui, selon toute apparence, était celui du duc de Roannez, son ami; il faut, par conséquent, qu'il soit devenu un dissipateur fastueux.

Laissons là ces romans et revenons aux documents authentiques. Ils nous disent ce qui se passait vérita-

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