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milieu de ne point définir les choses claires et entendues de tous les hommes, et de définir toutes les autres ; et de ne point prouver les choses connues de tous les hommes, et de prouver toutes les autres* ».
Ainsi Pascal admet partout ce que nient partout les sceptiques, des vérités évidentes par elles-mêmes, qui sont le fondement de la connaissance. « Toutes ces vérités ne se peuvent démontrer... Mais comme la cause qui les rend incapables de démonstration n'est pas leur obscurité, mais au contraire leur extrême évidence, ce manque de preuve n'est pas un défaut, mais plutôt une perfection 2. »
Pascal, dira-t-on peut-être, a écrit cela au temps de sa ferveur scientifique ; et alors il avait foi en la raison humaine. Ne se peut-il pas que la ferveur religieuse qui Ta conquis en 1654 ait ébranlé sa confiance en la puissance de la raison? Non. Car en 1658, quatre ans après cette conversion, Pascal redonne les mêmes règles de méthode, dans la 18® Provinciale : « D'où apprendronsnous donc la vérité des faits? Ce sera des yeux, mon Père, qui en sont les légitimes juges, comme la raison Test des choses naturelles et intelligibles, et la foi des choses surnaturelles et révélées. Ces trois principes de nos connaissances, les sens, la raison et la foi, ont chacun leurs objets séparés, et leur certitude dans leur étendue ^ . »
Ce ne sont pas là des propositions isolées; c'est un