‹ PascalChapitre 67 sur 181 · Ibid., p · texte numérisé non relu

Ibid., p

ensemble de doctrine lié, suivi, qui ne se dément à aucune époque de la vie de Pascal. Jusque dans les fragments de l'Apologie, presque à la veille de sa mort, il affirme encore la certitude in\incible des premiers principes et de ce qui est établi sur leur fondement. « C'est de cette dernière sorte que nous connaissons les premiers principes, et c'est en vain que le raisonnement, qui n'y a point de part, essaie de les combattre. Les Pyrrhonîens, qui n'ont que cela pour objet, y travaillent inutilement. Nous savons que nous ne rêvons point, quelque impuissance où nous soyons de le prouver par raison. Cette impuissance ne conclut autre chose que la faiblesse de notre raison, mais non pas l'incertitude de toutes nos connaissances, comme ils le prétendent. Car la connaissance des premiers principes... est aussi ferme qu'aucune de celles que nos raisonnements nous donnent ^ »

Ici, comme dans V Esprit géométrique, Pascal oppose à l'intuition des premiers principes, qui n'ont d'autre preuve que le sentiment de leur évidence, le raisonnement qui s'appuie sur ces principes, et en tire toute sa certitude : « Les principes se sentent, les propositions se concluent, et le tout avec certitude-.

Du moins, Pascal n'est-il pas sceptique en philosophie? Nous trouvons, dans les Pensées, des passages absolument contraires à cette hypothèse. Cet ennemi prétendu de là philosophie emprunte à Descartes sa proposition fameuse : Je pense, donc je suis. « Le moi,

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