‹ PascalChapitre 87 sur 181 · Voir p. 43 du présent ouvrage · texte numérisé non relu

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7. Lettre de Pascal à la reine Christine en lui envoyant la machine arithmétique (non datée), p. 192. Voir p. 42 du présent ouvrage.

La machine de Pascal permettait d'effectuer les quatre opérations. Dans V « Avis nécessaire à tous ceux qui auront la curiosité de voir la machine arithmétique et de s'en servir », Fauteur s'excuse de ne pas la décrire : « Cette doctrine, » dit-il , « est du nombre de celles q[ui ne peuvent être enseignées que de vive voix; et un discours par écrit en cette matière seroit autant et plus inutile et embarrassant, que celui qu'on emploieroit à la description de toutes les parties d'une montre * . » La machine est décrite dans l'Encyclopédie de Diderot à l'article « Arithmétique » ; un modèle en existe encore au Conservatoire des Arts et Métiers, accompagné d'une sorte de certificat : « Esto probati instrumenti signaculum hoc Blasius Pascal Arvemus, 1652. » lia été étudié par Binet en 1849 à l'occasion d'un rapport^ ^ur une nouvelle machine du môme genre que l'Académie des Sciences l'avait chargé d'examiner. Binet conclut que « la question de savoir si Imstrument aide réellement le calculateur en donnant avec sûreté les résultats attendus,

subsiste tout entière. La lenteur de sa marche est manifeste; et rimparfaitc exécution de ses engrenages à chevilles ne permet guère de compter sur son exactitude ».

Mais l'idée était féconde. Aujourd'hui, les efforts des successeurs de Pascal, depuis Leibniz jusqu'à Thomas, ont fait de la machine arithmétique l'auxiliaire obligé do tout calculateur. Pascal avait le premier tenté « une route nouvelle dans un champ tout hérissé d'épines,

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