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l'enfant quelques notions pratiques, que celui-ci tendait sans cesse à dépasser. « Il lui parlait souvent des effets extraordinaires de la nature, comme de la poudre à canon et d'autres choses qui surprennent quand on les considère. Mon frère prenait grand plaisir à cet entretien, mais il voulait savoir la raison de toutes choses... Quand on ne lui disait pas de bonnes raisons, il en cherchait lui-même ; et quand il s'était attaché à quelque chose, il ne la quittait point qu'il n'en eût trouvé quelqu'une qui le pût satisfaire ^ »
Quatre ans se passent dans ces études élémentaires : déjà Biaise Pascal manifeste d'étonnantes aptitudes pour les sciences, observant par lui-môme et réfléchissant sur ce qu'il a observé, comme le ferait un savant. « Quelqu'un ayant frappé à table un plat de faïence avec un couteau, il prit garde que cela rendait un. grand son, mais qu'aussitôt qu'on eut mis la main dessus, cela l'arrêta. Il voulut en même temps en savoir la cause, et cette expérience le porta à en faire beaucoup d'autres sur les sons. Il y remarqua tant de choses qu'il en fit un traité à l'âge de douze ans, qui fut trouvé tout à fait bien raisonné^. »
Bientôt cet enfant extraordinaire devinera en quelque sorte les mathématiques, dont on le tient éloigné à dessein. Nous sommes en 1635, au moment où M. de Saint-Cyran va être appelé à la direction de Port-Royal. Biaise Pascal, âgé de douze ans, vient de conmiencer avec son père l'étude du latin et du grec. « Comme