‹ Pascal et les pascalins: d'après des documents contemporainsChapitre 17 sur 83 · JUGEMENT SUR PLUSIEURS AUTEURS · texte numérisé non relu

JUGEMENT SUR PLUSIEURS AUTEURS

M, Gode au trauailloit trop vis te, sil eut voulu plus trauaîîler ses vers il auroit fait des ouurages admirables.

J Fraisse du Tremblay (Jean), né à Angers^ en 1641, m. le 24 août 1724, fut un des trente premiers membres de l'Académie d' Angers, établie en 1685,

- Les rapports de Bossuet avec Le Tellier et rinfluence de celui-ci sur Tévêque de M eaux m.éri ter aient d'être étudiés.

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M. de GombervilJe se plaint qu'on ayt quitté le bon stile pour prendre vn stile de cour ; H dit que Balsac est auteur du stile des précieuses, que sans Molière on alloit parler de la sorte, il loue pourtant la breueté [sic) des expressions que la cour aimép mais on ne peut rien faire auec ce stile.

VariUas escrit bien ; ce qu'il a fait de T histoire vaut in&ninient mieux que ce qu'a fait Mezeray.

Corneille n' escrit plus rien qui vaille.

Il estime fort Laroche foucaul t. M^^ de Lia n court a ses Mémoires, comme il les a faits. Le stile de Bussi est bon pour les bagatelles et non pour les choses sérieuses.

Scudety a fait vue comédie d'Hannibal qui fut si mal receiie que Ton rinterrompit pour demander la farce. Il en mourut de regret ; il a fait aussi un méchant roman quil a laissé. Le Cyrus est de M^^* de Scudery, C'est son héros ; la Clelie est son roman bourgeois.

M. de Brienne ne réussit pas dans les vers. Costar a vn stile embarrassé.

On n'a pas assés aduerti Benserade : il a de misérables equiuoques.

La Fontaine a des contes trop sales. Le burlesque ne consiste pas à dire des mots de gueule, mais à dire des choses agréables dVne manière plaisante (fol. 30, v^ et 31). (huc vsque gomber ville,)

M. de Sacy sent vn peu son prouincaal dans ses enlumineures lorsquil fait parler vne commère. (Lambert.)

M. Dirois n'estime pas les lettres de T hérésie imaginaire *.

Pétrone, stOe précienx, langage de cour.

Poème d'Ester, dur.

Quand on a lu saint Augustin, on fait de meilieures collections.

Saint Cypricn, éloquent j beau, pieux. (M. Lumbert. \

M. Bouilli an, grand astronome, sçait T histoire des quatre premiers siècles de leglize, il n'aime pas les Italiens à cause de leurs fourberies, il aime les Turcs, parce qu'il les estime francs et plus honnestes gens, à la rehgion prés. Il a demeuré à Constantinople et n*a pas voulu aller à Rome quoyquil n'en fut esloigné que dvne lieiie. (foL 31, v*^.)

1 Sot ce livre de Nicole, qui déplut à Racine et nous valut deux des plus spirituelles lettres de celui-ci, voir plus bas, p. 47, note 2, p. SI, 56 et 63 à propos des Visionnaires.

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