‹ Pascal et les pascalins: d'après des documents contemporainsChapitre 23 sur 83 · M. ARNAUD ET M. NI COLLE · texte numérisé non relu

M. ARNAUD ET M. NI COLLE

M. L'ancelot dit que M. Arnaud est vniueTsellement à tout, à la médecine, au droit, aux belles lettres : donnés vn suiet, il enfonce tout.

des prédicateurs et dans T Espagne qui auoit perdu sa diaciphne par tes Sarrasins qui la gonvernoient. Dirois.

M. Hersant dit que le pape ne peut presque pas a présent viure en Euesque, naais eu prince seulement ^

Si le pape n'estoit prince temporel on ne songeroit pas tant sil y a vn pape.

M. de Launay escrit à M. Marais, docteur de Paris, en 1640, que selon les maximes de Bellarmin on se peut passer des Conciles généraux. H semble qu'on se pourroit aussi passer des papes et si depuis 200 ans les papes se sont dispensés de suiure T ancienne discipline des canons qui valoit mieux que la nouvelle, on se peut aussi dispenser d'auoir un pape. {M. Marais.)

COKCILE DE TRENTE

11 n'est pas mes me vniuersellement reccu pour la foy.

(M. Marais-)

On comprend que sous ces influences, Pascal ait écrit : Ad tuuni, Dominet tribunal appeîlo.

^ Jean, évêque d'Aulone in paHtbuSt sufïragant de Clermont, un des approbateurs des Pensées de Pascal. (Sainte-Beuve, Poft-Royah

t. IV, p. 45B. )

M. NicoUe a l'esprit très clair, il réussit mieux que M. Arnaud, sur vne préface, sur vn suiet où il n'y a rien a dire, mais donnés vn suiet à M. Arnaud, il l'es puise, il en dit tout ce quon en peut dire, lamais personne n'a esté si loin. Il est plus précis que M. NicoUe.

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