MENTIR
Quand on se fait celer et qu'on dit quon n'est pas à la mafeon, si cela n'est pas mentir, comment faire pour mentir ?
(NiCOLLE ET DlROIS '. i
Saint Chri SOS tome fauorise le mensonge qui n^ nuit pas, sur la geneze. Il y a, ce semble, des passages dans lecriture où U parroist que les grands hommes dans les actions les plus saintes ont commis des mensonges. * ' (Manissier ^).
Le mensonge est contraire à la société et la tradition la mieux estabHe !e condamne (fol. 30}.
Si le docteur Dirois, qui était nettement gallican, avait par ailleurs de vives sympathies pour la morale de ses anciens ^imis les jansénistes, il s'était formellement séparé deux lors du Formulaire de 1664 ; aussi, son sentiment, auquel paraît s'associer le collectionneur ou Monmerqué, par sa parenthèse latine, est curieux à lire, sous la rubrique qui lui sert de titre : DE MESSIEURS DU PORT-ROYAL.
, ils ont peut-estre eu tort d'enuoyer à Rome décider des artides de foy comme des articles probables qu'ils soumettent au pape, La foy est certaine : Rufin, Pelage, etc., en ont usé de la sorte auec adresse \ les catholiques doiuent sçauoir leur foy et ne la pas soumettre ainsy.
Il y a eu beaucoup de galimatias dans les disputes de la grâce {et verum est).
Dans les questions de auxiliïs, on n'a rien fait qui vaille. 11 ne falloit pas tant disputer, il falloit extraire les sentiments de Molîna et examiner sils estoient contraires à la foy de TEglize.
^ A la décision collective de Dirois et de Nicole, on peut répondre : Comment faire pour vivre ?
^ Sur Mauessier, Cf. Le Ton de la Prédication, p» 256.
On pourroit réduire la trois i^^me apologie à vingt pages, ce n'est pas dans les apologies OÙ ces messieurs ont le mieux reussy* Il y a beaucoup d'éloquence dans les apologies, mais peu de discussion 1 {foL 35). iDirois. f
La suite des jugements sur les auteurs, amis de Port-Royal ou admirateurs de Pascal, n'est pas épuisée. Il la faut contintier jusqu'à l'endroit du manuscrit où nous ont conduit les témoignages directs sur Tauteur des Pensées et des Provinciales. La critique de Dirois sur les Pensées avait été omise dans notre première recension.
M. HERMAK ET l'aBBÉ BOURSE! S ^.
Ce sont deux grands hommes très éclairés. le remarque, pour nous consoler, quils sont quelques fois foibles ^; ils se troublent, dit-on, quand on contredit leurs sentiments (foL 41},
\M. DE J-IANCOUR, BkIDIEU,) CONRARD
M. Ûgier ne l'estime pas, il ne fait des liures que ceux ou il a signé Conrard, il est tousiours enfermé et goutteux, il escrit assés bien en françois, d'autres l'estiment beaucoup, il a reuu le premier liure du ministre Claude.
1 Le Bon a parlé des Apologies d'Ajnauld, et il trouve que la seconde est excessive : :t Monsieur Arnauld, dit-il, quand il a fait la 2 [de] apologie, il n'estoit plein que de Jansénius ; à présent, il serait plus juste a (fol. y).
- Lr'abbé de Bourzeys fut un des appuis du parti. Voir le Ton de la Prédication avant Bourdaloue, p, 275.
^ A côté d'un détail intime sur la puissance de travail d*Hermaut et d* Arnauld, on rencontre cette critique des minuties sans fin de rhistorien de saint Jean Chrysostome. Il est d'ailleurs plus d'un trait semblable que nous devons négliger pour rester davantage dans r entourage de Pascal.