‹ Pascal et les pascalins: d'après des documents contemporainsChapitre 32 sur 83 · SCIENCE, ESCRITURE SAINTE · texte numérisé non relu

SCIENCE, ESCRITURE SAINTE

M. Lumbert estime qu'on peut réduire les connoissances à peu . qu*on estend trop les choses, qu'il faut tout réduire au pied plat (c'est son terme),, c'est-à-dire à ce que la bonne nature donne aux paysans, que TEscriture sainte comprend tout, que c'est Touvrage le plus parfait, le plus éloquent, le plus beau, mesme le plus plein de la bonne philosophie : c^est Dieu qui parle, mais cependant il parle à des en fan s, que les anciens Ti*avoient presque que les paroles et non pas les choses (fol. 65) ^.

la bonté et !a charité qui règle les mœurs, et la Physique, comme Taiîteur et le conservateur de la nature. Et en cela la philosophie remporte par-dessus la théologie, puisque cellecy connoist Dieu pai' la foy et Vautre par intelligence, profecto, dit saint Augustin, melior est qui inielli^it quam qui crédit. {Le P. André Martin, de l'Oratoire. Poitevin.) — saixt thomas. Le traité de la vérité du P. André Martin, sous le titre û^Ambrosius Victor, ruine la première partie de saint Thomas, car par là, Dieu n'est pas seulement connu par rapport à soy, mais par rapport à nous et toute sa première partie estant fondée sur la distinction de l'essence et de T existence dans les créatures, elle est entièrement ruinée, {fol. 39) i> — L'ouvrage du P. Martin ne paraît guère avoir été goûté d'Arnauld, témoin cet autre passage : il AMBROsius VICTOR. M. Amaud n'estime pas ces recueils du P. Martin, Il ne ramasse que le fatras de saint Augustin et laisse les^ plus beaux endroits (foh 200). j»

^ Bon nombre des jugements qui concernent Amanld, Nicole et les antres écrivains du parti, seront publiés dans une étude intitulée : Silhouettes jansénistes ; les appréciations sur les auteurs, dans une autre ^ sous le titre de Propos littéraires et critique d^artauXVÎÏ^' sièch.

^^ Sur la « simplicité des Ecritures » dont Pascal se déclarait ravi, voir un peu plus bas p. 46 les sentiments de Saint-Cyran et du P. Martin, rapportés aussi par Lumbert.

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