M. CORNEILLE
Le P. Rapin estime fort M. de Corneille et l'égale aux anciens,
M. du Perler ^ dit qu^U juge mieux d'un vers françois que Corneille, qu'à la vérité, il est Ulustre, mais qu'il se néglige k présent. Il fait soixante vers par jour au lieu qu'estant jeune il n'en fajsoit que vingt {fol. 73}.
M, Marais ' dit que saint Augustin n'a jamais mieux reussy que dans le livre De unitate eccksiae contre les Donatistes, que Vincent de Lerins a escrit contre saint Augustin son deuxième livre qui, pour cela, a peut-estre esté perdu (Bridieu).
La métaphysique de saint Augustin est admirable. Feu M. de Saint -Cyran a marqué tous les faux sermons de saint Augustin avec ces marques : est, est, non, non. Tous ces messieurs les ont.
Le P. Simon '\ de V Oratoire, estime De Docirina chnsiiana de saint Augustin comme le plus beau livre qu'il ayt fait. C'est où il a fait plus paroistre de sens commun. Ce Mvre mérite d'estre traduit. Il n'est fait que pour oster les équivoques sur la grâce.
^ Charles DupérierH né à Aix, mort en 1692, était neveu de François Dupérier, immortalisé par-Tode de Malherbe sur la mort de sa fille. L'éloge de Ménage qui le décréta Prince des poètes lyriques lui tourna la tête et il se rendit fameux par des traits de vanité insupportable ^ On en prend une idée en plusieurs de ses jugements relatés dans notre manuscrit.
^ Ce nom, écrit parfois M a rets, désigne-t-il ici comme en d'autres passages, Desmarets de Saint-Sorlin, Tauteur de la Comédie des Visionnaires auxquelles ripostèrent les Visionnaires de Nicole, suite de ses Imaginaires, dont il sera question plus bas, auteur aussi du poème d'Esther rencontré ? Est-il celui de quelque obscur théologien de l'époque ? Il est impossible de trancher cette question. Cf. p, 33. note I, p. 51 et 68.
'' 11 s'agit de Richard Simon : bon nombre de ses opinions sont consignées dans le recueil.
Le P. Viguier ^ s'est trompé quand il a cru qu'il manquoit quelque chose à YOpus imperfedum de saint Augustin (Garnter) ^.
Saint Augustin, dit le P. Martin, asseuroit quelquefois trop et doutoit quelquefois de ce qui est très certain. Saint Augustin avoit plus de beauté de génie que Descartes ^, mais Descartes l'a voit plus juste en certaines choses. Saint Jérôme ne raisonne pas si juste (fol. 78).