‹ Pascal et les pascalinsChapitre 17 sur 75 · M. ARNAUD ET M. NICOLLE · texte numérisé non relu

M. ARNAUD ET M. NICOLLE

M. L'ancelot dit que M. Arnaud est vniuersellement à tout, à la médecine, au droit, aux belles lettres : donnés vn suiet, il enfonce tout.

des prédicateurs et dans l'Espagne qui auoit perdu sa discipline par ies Sarrasins qui la gouvernoient. Dirois.

M. Hersant dit que le pape ne peut presque pas a présent viure en Euesque, mais en prince seulement.

Si le pape n'estoit prince temporel on ne songeroit pas tant sil y a vn pape.

M. de Launay escrit à M. Marais, docteur de Paris, en 1640, que selon les maximes de Bellarmin on se peut passer des Conciles généraux. Il semble qu'on se pourrait aussi passer des papes et si depuis 200 ans les papes se sont dispensés de suiure l'ancienne discipline des canons qui valoit mieux que la nouvelle, on se peut aussi dispenser d'auoir un pape. iM MARAIS.)

CONCILE DE TKI

Il n'est pas im . iiiih i .> Il< un ni receu 1 unir la E03

On comprend que sons ces Influences, Pascal ail écril .'</ tuum, Domine, tribunal (ippcllo.

1 Je m évoque d'Aulone in partibus, suffraganl de Clermont, un iprobafc are di P« d< Pascal (Sainte I '>< a\ e Poi I Roy i 1 iv, p. 458. )

M. Nicolle a l'esprit très clair, il réussit mieux que M. Arnaud, sur vne préface, sur vn suiet où il n'y a rien a dire, mais donnés vn suiet à M. Arnaud, il l'espuise, il en dit tout ce quon en peut dire. Iamais personne n'a esté si loin. Il est plus précis que M. Nicolle.

Quand on se fait celer et qu'on dit quon n'est pas à la maison, si cela n'est pas mentir, comment faire pour mentir ?

(Nicolle et Dirois l. >

Saint Chrisostome fauorise le mensonge qui ne nuit pas, sur la geneze. Il y a, ce semble, des passages dans lecriture où il parroist que les grands hommes dans les actions les plus saintes ont commis des mensonges. (Manissier 2).

Le mensonge est contraire à la société et la tradition la mieux establie le condamne (fol. 30).

Si le docteur Dirois, qui était nettement gallican, avait par ailleurs de vives sympathies pour la morale de ses anciens amis les jansénistes, il s'était formellement séparé d'eux lors du Formulaire de 1664 ; aussi, son sentiment, auquel paraît s'associer le collectionneur ou Monmerqué, par sa parenthèse latine, est curieux à lire, sous la rubrique qui lui sert de titre : DE MESSIEURS DU PORT-ROYAL.

Ils ont peut-estre eu tort d'enuoyer à Rome décider des articles de foy comme des articles probables qu'ils soumettent au pape. La foy est certaine : Rufin, Pelage, etc., en ont usé de la sorte auec adresse ; les catholiques doiuent sçauoir leur foy et ne la pas soumettre ainsy.

Il y a eu beaucoup de galimatias dans les disputes de la grâce (et verum est).

Dans les questions de auxiliis, on n'a rien fait qui vaille. Il ne falloit pas tant disputer, il faDoit extraire les sentiments de Molina et examiner sils estoient contraires à la foy de l'Eglize.

1 A la décision collective de Dirois et de Nicole, 011 peut répondre : Comment faire pour vivre ?

'-' Sur Manessier. Cf. Le Ton de la Prédication, p. 256.

On pourroit réduire la troisième apologie à vingt pagen'est pas dans les apologies où ces messieurs ont le mieux reussy. 11 y a beaucoup d'éloquence dans les apologies, mais peu de discussion * (fol. 35). iDirois.

La suite des jugements sur les auteurs, amis de Port-Royal ou admirateurs de Pascal, n'est pas épuisée. Il la faut continuer jusqu'à l'endroit du manuscrit où nous ont conduit les témoignages directs sur l'auteur des Pensées et des Provinciales. La critique de Dirois sur les Pensées avait été omise dans notre première recension.

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