JUGEMENT DES AUTEURS
Messieurs de Port-Royal estiment Térence et Virgile pour ses différents caractères et son jugement, Cicéron pour sa philosophie et ses Lettres, Quintilhen pour sa morale, Montagne, qui ne doit pas estre mis entre les mains de tout le monde 4, peu Scarron 5.
Seneque est plein de faux raisonnements ; c'est un auteur célèbre. Ils estiment peu Lucain.
M. Lancelot a le recueil de tous les bons auteurs '.
1 Le P. Viguier, aussi Oratoricn, érudit fameux par ses découvertes et ses déconvenues, est pareillement nommé à maintes reprises.
2 Le P. Jean Garnicr, Jésuite, né en 161 2, mort à Bologne en 1681, connu surtout par son édition de Marins Mercator, a sa signature accompagnée, un peu plus loin (fol. 79) de l'addition : « Jésuite habile ». De nombreux jugements sur les Pères ont été recueillis de sa bouche,
t il 1 st ainsi lui-même apprécié en ces termes : « Le P. Canner est bon théologien. Il a fait un Pape, dans ses Lois [sic, esl ce l'édition des Décrétâtes, est-ce le Liber diurnus ?) d'un homme qui ne L'estoit pas. Il parle volontiers et rit de toutes les difficultés qu'on luy peut faire; tient du génie du P. Thomassin ; a bien des veues (fol. 130). {Jugement de plusieurs Jésuites, signé Deronti, autrefois Jésuite.) »
■ Voir plus liant, p. 20, le parallèle de sainl Augustin h de Desi artes, dû apparemment au P. Martin.
1 Noie/ plus bas, p. \g, la même restriction dans la bouche de \i. oie
■ Nous avons vu pins haut, p. [i, que Pascal le goûtait, et il sera nommé tout à L'heure, ave< Balzai e1 Pascal, parmi 1rs bons auteurs ■• français. Cf. p. 1.9 el
■ il convienl d'ajoutei ce rens< ign m< m sl (\ oit Le
Ton d ' Pi < \t\ , p "•<. n 3) \l \111.1nd porte tousiours
1 loi, n ( avei luy, di1 on d (fol. 85 y0).
CONDUITE DES EXFANS
M. Nicole leur faisoit lire trois volumes tous les ans.
A Port-Royal, les enfans n'alloient pas tous les jours à la messe affln qu'ils y allassent auec plus de dévotion. On ne prioit point par routine, mais quand on en avoit l'esprit, de peur qu'on re priast des lèvres et non du cœur. (Bourgeois \)
Voiture lisoit les vieux bouquins : Join ville, Bertrand du Guerchelin (sic). Il y trouvoit une simplicité qui le charmoit. Il ne pouvoit lire nos fadaises (fol. 97).