CHAPITRE PREMIER
' - LE SENTUENT REUGIECX
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Vers le milieu du seizième siècle, la France a ailli devenir protestante. A la fin du seizième iècle, il n'y a pas de doute : la France reste ^ alholique. Si Henri IV , le chef du parti réformé, î
bandonne son parti et sa religion en devenant >i de France, sa conversion n'était qu'un effet, \ /
'était qu'un signe : l'effet de la victoire xatho* ]ue, le signe de la défaite de la Réforme^ La situation qui fut fixée désonnais aux Réfor- i
es acheva leur défaite : l'édit de Nantes se
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ferma sur eux comme un tombeau. A la faveur de cet édit s'établirent des conditions politiques et sociales, des mœurs, une politesse, une mondanité, un culte monarchique et des goûts Intel* lectuels, qui tuèrent une seconde fois, mieux que : } ne le feront les impuissantes dragonnades, TAme
d'Anne du Bourg, le Martyr, et l'esprit de Calvin, le Maître.
Ce furent donc les meilleures circonstances pour l'épanouissement du catholicisme.
Mais ce ne furent que des circonstances, non des causes.
Les historiens — quelques historiens de profession — l'oublient quelquefois. L'état des per^ sonnes, l'état des fortunes privées et de la fortune publique, les mœurs, les lois, la politique, . les partis aident bien à comprendre comment les civilisations se constituent; mais, à la vérité, il faut chercher au delà : c'est dans le cœur qu'est la source de la vie; c'est là qu'est l'explication déflnitive de l'iiistoire. Les choses qui se font, s'élaborent au fond des Ames, Comme la Réforme, le Catholicisme triomphant du dix-septième siècle fut Fœuvre du sentiment religieux.
Le sentiment religieux, à ces époques, a une nature bien singulière et tout à fait caractéristique. Ce n'est pas Témoi des êtres primitifs devant des phénomènes redoutables, ce n'est pas Tattendrissement des âmes délicates devant la bonté qui émane de la nature, ni Tadmiration du philosophe devant Tordre de Tunivers, ni la joie do Tartiste devant la splendeur des choses : c'esf^ le repliement de l'homme sur soi-même, c'est la découverte d'une conscience de chrétien.
Le chrétien regarde en lui : il se voit inachevé, souffrant, tantôt bouleversé par l'anarchie de mille forces mauvaises; tant vidé, désolé et désert, jusqu'à l'ennui, jusqu'à la mort : créature incomplète et malheureuse entre le non-être et l'être, qui se débat contre le non-être, et qui demeure impuissance à être« Or, du même coup que le chrétien se rend compte de son état, il entrevoit en lui) moins même, il pressent parmi toutes les forces mauvaises une force bonne, qui n'est pas de lui, qu'il ne saurait comparer à rien, et qui remplit de confiance et de joie. Dans le désert, il entend une voix et un appel* Il n'hésite pas; il dit que l'appel est de Dieu, que la force est
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divine. Désormais c'est toute sa vie, de désirer que Dieu mette en lui l'harmonie et complète Tétre; que Dieu achève de créer sa créature. Tel est le sentiment. Ce sentiment prendra facilement, pour se déCnir f.t pour devenir matière à $ discussion et à science, les noms mêmes de la théologie : Timperfection de l'âme s'appellera le péché originel ; l'action divine s'appellera la grâce. Le Christ en sera le canal. Mais notez bien^ue la grâce est gratuite, que ce n'est pas l'homme qui est l'artisan de sa rénovation ; que l'action divine est en lui, comme un fait indépendant, non comme une conséquence; et, en un mot, qu'elle est vraiment divine et non humaine. Le seul pouvoir qu'ait l'homme au début de la vie reli- • gieuse, c'est de ne pas vouloir connaître cette action divine ou de la chasser de son cœur et de tuer en lui la vie religieuse.
Un tel sentiment est indomptable. D'abord il est toujours présent : on peut fermer les yeux j sur le monde des choses, on peut les fermer sur
le monde des idées; mais une fois qu'on a jeté un regard sur soi-même et qu'on y a découvert cela, c'est fini; on cherche en vain à se distraire :
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la pensée y revient toujours. Bourdalouo, parlant des incrédules de son temps, s'écrie : « Ils ont un ver. » Ce ver^ c'est la crainte qu'il n'y ait quelque chose après la mort. Le ver que portent en eux les chrétiens du seizième siècle, fait bien plus vivement sentir sa présence : ce n'est pas l'appré* hension du lendemain, c'est le malaise d'aujourd'hui, c'est l'impossibilité actuelle de respirer y et de vivre. Et de là cette violence avec laquelle les pauvres gens du seizième siècle se sont rués du côté où soufflait le vent : ubi fiât spiritui.
Dans leur élan, ils risquaient de dépasser le but. Qu'est-ce que la Réforme en sa réalité sen** timentale? C'est le problème réduit à son expression la plus simple et conduit du cdté de la solu*^ tion la plus radicale : le péché originel, total; la grâce, invincible; entre la conscience humaine et ^ l'action divine, entre le pécheur et la grâce, pas d'intermédiaire, prêtres, sacrements, bonnes œuvres. La préoccupation du paradis ou de l'enfer, du bonheur ou du malheur étemel de« vient, en un sens, secondaire. Jusqu'ici les gens religieux vivaient en préparant leur dernière
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heure» et en vue du Jugement. Le Jugement,
après la mort» n'est plus pour les Réformés
qu'une ratification; il se fait en réalité durant la
\îe. L'heure essentielle est l'heure de la conver-
j sion, celle oii TAme sent son péché et Dieu en
/ elle, et accepte l'action divine; la sanctification
*est contemporaine de la justification ; les risques ,
de vie future passent au second plan ; il s'agit de la
vie actuelle, de l'être actuel; et ce n'est pas dans
la joie du paradis ou dans la géhenne de l'enfer
que consistent le salut ou la damnation; ils con- ^
Isistent avant tout dans l'état de l'Ame encore ici--^ t bas, dans la présence ou l'absence de Dieu au fond I de la conscience*
Voilà l'essentiel. Et après cela que la Réforme se soit posée en redresseur d'abus, qu'elle ait prétendu corriger des erreurs historiques, et qu'elle ait cru représenter l'Ëglise telle que l'Église existait au second et au troisième siècle; qu'elle ait trouvé dans l'ambition des seigneurs, dans les mauvaises mœurs et dans l'ignorance du clergé, dans Timmoralité des moines, dans la cupidité des évéques, des secours considérables, je ne le nierai point : ce serait méconnaître. l'évi-
dence; mais quoi I pour quelles raisons n*a-t-elle pas abouti soit à une simple épuration du catholi* cismoi soit à une mainmise de l'Ëlat sur TËglise, si ce n'est parce qu-clle avait sa personnalité et son Ame : le sentiment religieux chrétien?
La Contre-Rcformalion qui succéda à la Réforme, a fait une œuvre admiraUe; la discipline a été resserrée, le dogme a été précisé. La controverse catholique a relevé, avec une méthode rigoureuse, les erreurs commises parles Réformés en matière d'histoire; elle a dissipé cette illusion que la Réforme était positivement la restitution du christianisme des premiers siècles. Les cir« constances politiques et économiques ont aidé au triomphe du caUiolicisme : soit! Mais ce n'eût été encore qu'une institution solide et une religion de façade, si le même sentiment dont la Réforme vivait n'était revenu faire vivre le Catholicisme.
La Réforme est une simplification, à mon sens, un peu brutale du problème religieux chrétien. Ce fut un émondage excessif; l'arbre y a perdu ses feuilles et ses rameaux; il est réduit à n'être
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qu'une tige, portant un seul fruit : n'estrco pas un danger — qu'on me permette de le dire avec tout le respect que j'ai pour les Réformés d'autrefois et pour ceux d'aujourd'hui — et n'était-ce , pas aussi une illusion de croire que celle tige nue • serait plus vigoureuse; que ce fruit unique serait plus savoureux? La Contre-Réformation fil tout lo contraire* "^
Les grands catholiques de la fin du seizième siècle -^ et c'est saint François de Sales qui les représente le mieux — ont eu une méthode cl un esprit tout opposé : ils ont, non pas simplifié, J. I g mais compliqué; non pas unifié, mais enrichi le ! sentiment religieux; seulement, c'est toujours le \ même sentiment religieux. Il ne faut pas s'y tromper. La question ne se pose pas autrement pour un saint François de Sales que pour un I Calvin. Pour l'un et pour l'autre, l'àme est inachevée et misérable; une action divine, par lieularisée, s'exerce dans le fond mystérieux de chaque conscience; Dieu appelle chaque âme par son nom, et il s'agit d'ouvrir à cette action toutes les avenues de l'être. Le désaccord ne conmience que quand on en vient à l'application. Les catho*
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liques n'abandonnent rien de leurs pratiques et de leurs traditions. Us les rattachent étroitement à Tunique nécessaire; et voici comment saint François de Sales combine ces éléments.
Les métaphysiciens et les logiciens — Calvin le fut a l'excès, et comme lui beaucoup d'autres le furent, tant réformés que catholiques •— ramènent à l'état d'idées abstraites les constatatiofts de Fexpérience interne; le fait devient concept (1); le péché originel a sa définition et ses attributs; la grâce a sa déûnition aussi; et sur ces définitions, Ton raisonne; ou Ton déraisonne. On contredit les faits les plus certains; on heurte les sentiments les plus profonds : celui de la responsabilité humaine, par exemple, ou celui de la bonté de Dieu, ou celui de sa justice. Et cependant les faits sont là, crevant les yeux; l'on ne peut nier ni l'action divine, ni la misère humaine, ni le reste. {Où s'en tire par d'inacceptables sacrifices, comme Calvin ou comme Pelage ; par des logismes
(1) Voir, sur U nttuM et le feni de teJi phénomèoee, lei description! si p6nétrentes et si subtiles de M. Baiaulas dins la VU pmanmlU. (Pftrii, Alcan. 1905.)
I compliqués, comme Molîoa ou comme Bossuet. y
^ Saint François de Sales évite radicalement ces
extrémités; le fait, il ne le vide jamais de son I I contenu réel; le fait ne devient pas un concept,
• reste un objet de description et d'analyse. La
méthode de saint François consiste à décrire, analyser et nommer, à écrire à la fois une ana« tomie et une histoire.
Yoyez-le à Tœuvre, Tadmirable observateur qu'est révéque de Genève^radmirable naturaliste^ pour employer une expression qu'un jour Montaigne s'est appliquée à lui-même. Avec quelle netteté, quelle précision, quelle finesse il dit ce >^ qu'est dans chaque conscience l'état de péché, et ce qu'est l'action divine. Il vous lasserait par l'abondance des détails, par la ténuité des traits; mais jamais il ne détruira la complexité du réel, jamais il ne tarira la vie; jamais il ne simplifiera, jamais il ne définira. .
Celte minutieuse analyse nous montre les rapports des sentiments, leur filiation, leurs transformations^(Celui qui le premier vit à l'aide du microscope les ramifications, fines comme des cheveux, par lesquelles le sang passe des artères
aux veines en se mêlant à nos muscles, n'a pas fait une découverte plus subtile ou plus exacte que celle que fit saint François dans Time chrétiennci lorsqu'il vit le réseau délié, aux milliers de canaux, par où le sang divin du Christ et le sang de l'homme se rejoignent et se mêlent. Qu'importent les antinomies logiques et formelles! Regardez : ce qui vous paraît inexplicable ou inconcevable, là, sous vos yeux, s'opère; et, de l'étrange phénomène, vous ne perdez aucune des phases.)
Jusque-là, ce qu'enseigne saint François de Sales favorise également les réformés et les catholiques, et ceux-là plus que ceux*ci. La doctrine protestante dit en elTet que, dans cette union de la grâce et de la nature, la nature n'agit pas, ne peut rien; et tous les phénomènes que décrit saint François de Sales se passent dans une région si profonde que notre volonté n'y peut atteindre.
Mais saint François de Sales n'arrête pas sa profonde investigation.
La force divine et la force humaine — la force
si
It PASCAL ET SON TEMPS
humaine viciée — ont donc pris contact en une quantité de points et par une multitude de pas* sages. Les voilà aux prises. Mais elles perdent bientôt cet état de division à l'infini. Elles s'épandent et, maintenant mêlées et confondues, elles coulent d'un seul flot et par un même canal. lEt ce canal, c'est Tamour.
Ici, le docteur catholique et la doctrine catholique prennent leur revanche.
C'est une chose merveilleuse que l'amour. Le berger Céladon aime la bergère Âstrée. Astréo est belle; et son âme est parfaite comme son corps. De sa personne une force est sortie, pour entrer par les yeux et par l'esprit dans le cœur de Céladon. Ce n'est pas Céladon qui est le créateur de cette force; ce n'est pas lui qui, de propos (délibéré, l'a installée au cœur de son cœur; elle est une étrangère. Et pourtant cette étrangère se mêle désormais à la vie de Céladon, à toute la vie de Céladon. Qu'il erre dans les forêts, qu'il fuie abandonnant son troupeau, qu'il soit recueilli par des nymphes ou abandonné dans la solitude»
l'étrangère ne le quitte point, ralentissant ou pré-
cipilaol le battejinent des artères, et seule source !
de joie ou de tristesse. Ce n'est plus une étran* !
^gère qu'il faut dire; cette force émanée d'Astréè •
est devenue Céladon lui-même. Quand Céladon se penchera sur la fontaine de vérité d'Amour, le visage que le miroir des eaux lui renverra, ce sera le visage d'Astrée.
\ N'est-ce pas l'histoire de l'action divine, et la peinture de la grâce?
Or, (s'il est %Tai que la s yntlièso de la n ature avec la ^âco doive .prendre le nom .d^mpur, — entendez d'amour divin ou charité, — les conséquences de ce fait seront capitales.
L'amour, à son origine, est involontaire; mais |
dès le moment où il est, et où l'àme aimante ■
^ s'aperçoit qu'elle aime, cet amour devient volon* taire; il n'est pas une tyrannie extérieure; la per* sonnalité jamais n'est amoindrie par l'amour;^ elle est exaltée au contraire; mon amour est à moi, mon amour est moi-mémej^Certes, la liberté d'équilibre est devenue plus précaire; l'exercice de la liberté est quelquefois plus malaisé^a un «^^^ • j
poids plus lourd à soulever que dans l'état -— I t
d'ailleurs hypothétique — de pure indifférence; | .
^mais enfin Famour ne détruit pas la liberté, eomme le fait l'habitude ou le besoin physique; il ne la détruira que lorsqu'il s'abaisse à être un besoin physique, lorsqu'il se détruit lui-môme. Au contraire, il augmente en nous la capacité , d'agir nous-mêmes, par nous-mêmes et selon
nous-mêmes. Ainsi les théoriciens qui ont cru f nécessaire de sacrifier la responsabilité et la
liberté humaine à l'efficacité de la grâce, comme
.\ on en accuse Baïus et Calvin, ont commis une
erreur de fait.") *[ U y a plus.
j La liberté, dans l'état d'amour, existe, avons-
! nous dit. Mais son action n'est pas instantanée,
immédiate, universelle. Je veux être bon : il ne
suffit pas que je le veuille pour l'être; je veux
^ : aimer infiniment et intellectuellement : il ne suffit
' pas que ma volonté le décrète, pour que le décret
• s'accomplisse. La loi de la continuité et de la
complexité exerce ici sa souveraineté. Notre
- amour est constitué d'une infinité d'éléments; il
j est soumis à une infinité de conditions. C'est cha*
i cun de ces éléments que nous devons modifier,
I chacune de ces conditions que nous devons gou^
PkÛCkh ET SON TEMPS IS
verner, si nous voulons donner à notre amour telle forme, telle valeur, tel but. Et c'est seulement par un effort patient, attentif et minutieux que nous remplirons cette tâche; par un effort qui sera bien de nous, mais qui se résoudra en un grand nombre de décisions particulières, réalisées une par une. Cela constituera une pédagogie» une méthode.
Or, saint François étudie expérimentalement les lois et les moyens de cette méthode, et il nous montre qu'elle enferme en elle justement toutes les prescriptions que le catholicisme impose à la vie du fidèle. Les calvinistes avaient enseigné que les sacrements, les bonnes œuvres, le culte des images, l'invocation des saints ne servaient pas à étendre en nous la grâce; y nuisaient plutât, substituant à l'action divine de grossières inventions humaines. Eh bien, non! sacrements, bonnes ^ œuvres, et les images, et les saints, tout estnéces** saire à l'unique nécessaire : tout est nécessaire pour aimer.
Sans doute» une telle démonstration est insuffi** santé. Mais il faut songer que la controverse
catholique ajoutait à ces constatations de Texpérience interne les affirmations de la science historique. Et la science historique d'alors disait que les sacrements ont bien été institués par Jésus- Ghrbt; que les héritiers directs de la pensée du Christ et les fidèles des quatre premiers siècles ont cru à la présence réelle, ont affirmé L'utilité des bonnes œuvres, ont prié devant des images, ont invoqué les saints. Ainsi, pendant que saint François do Sales observe que toutes ces choses, réellement, amplifient et purifient l'amour, jf les Du Perron et les Bellarmin démontrent que. ces mêmes choses sont d'institution divine, renferment en elles une efficacité surnaturelle.
I / Les leçons de Bellarmin et de Du Perron furent
■\ n écoutées et admirées; mais les leçons de saint
; ' I X François de Sales furent pratiquées, et c*est
I 1 d'elles que toutes les âmes vécurent. L'être moral
i «de toute une génération en subit l'empreinte.
L'étude en a été faite ailleurs.
Ce qu'il faut étudier maintenant, c'est la crise singulièrement grave qui vint interrompre ce
triomphe si complet, crise dont le jansénisme fut le symptôme le plus significatif.
Cette crise n'a pas été amenée par un malaise ou un arrêt dans le développement interne du catholicisme. Comme la crise du seizième siècle, elle est venue du dehors. Seulement, au seizième [
siècle, ce fut le protestantisme qui força la reli- |
gion orthodoxe à se replier sur elle-même, à se reprendre et à vi\To d'une nouvelle vie. Cette .
fois, la Réforme était devenue muette; ce ne furent nullement des gens avides d'une religion plus ardente qui provoquèrent la péripétie d'oii le catholicisme, disons plus, d'où le christianisme sortit à demi désemparé ; ce furent des héritiers ^ jjjde l'humanisme du seizième siècle, des êtoïdem eX àen libertins.