CHAPITRE II
LS GOURANT STOÏCIEN
h iéTta stoidtn. - II. MoDUOgne. -» lU. JuaU UpM. — IV. Da Tair. — V. Dlffutioo da ttolcismê.
La Renaissance avait fait revivre toutes les j formes do l'art antique et aussi toutes les
X morales anciennes.
I Dans cette résurrection des grandes doctrines
morales, une avait été oubliée ou négligée. Peut- I, être parlaitrelle trop haut de reffort et du sacri*
( fice. Peut-être aussi n'était-elle pas représentée
I par des artistes assez parfaits, ou par des écri-
} I vains assez élégants : c'est le stoïcisme. Dans
cette Italie, où il faisait trop bon vivre, les noms i de Caton» de Brutus» de Thraséas» de Marc^Au*
rèle devaient sonner comme des fautes de goût; le latin et l'esprit de Sénèque ne plaisaient pas; les entretiens d'Ëpictète déplaisaient encore davantage. Ce boiteux sans beauté, qui affecte le langage grossier des cyniques, choquait toute sensibilité affinée.
Ce fut dans FAllemagne — au ciel plus lourd, j aux consciences plus sérieuses, à la vie plus dure I — que le stoïcisme se reprit à vivre : la sévérité/ ^ ^des premiers Réformés lui fit accueil. De là il passa en France.
Il se contenta d*abord do susciter quelques
énergies individuelles. Des gens graves, qui, à
cette époque incertaine, penchaient vers la
Réforme, sans être des Réformés, se consolaient